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La déformation de la réalité, les campagnes de dénigrement de basse facture, la personnification de la chose publique, l’engouement pour les sujets diffamatoires dénués de tout fondement. Tels ont été les armes de l’Opposition ces derniers temps. Les récentes informations ont révélé que beaucoup des membres de cette Opposition sont tentés par une radicalisation du mouvement. Une partie des détracteurs du pouvoir actuel sont en effet partie prenante dans un plan machiavélique visant la déstabilisation de Madagascar pour installer in fine une période de transition dans le pays dans laquelle ces politiciens en mal de crédit obtiendraient des sièges. C’est dans ce funeste objectif que s’est tenue récemment au domicile d’un actuel parlementaire au passé sulfureux une réunion regroupant d’actuels parlementaires de l’Opposition, d’anciens ministres et des hommes des anciens régimes. L’information ébruitée sur les réseaux sociaux a été confirmée par des sources informées. Une autre mobilisation du même acabit est ainsi prévue pour ce jour. Un exemplaire de l’invitation circule massivement sur les réseaux sociaux. Rendez-vous a été donné dans une villa dans la périphérie sud de la Capitale. Sur la forme, cette réunion sera à coup sûr l’occasion pour les différents participants d’effectuer une attaque en règle contre le régime en place. Ils affirmeront que c’est l’heure du changement. Sur le fond, elle devrait servir de base aux actions futures de ce groupement de politiciens affublés par l’opinion du sobriquet de « dinosaures politiques». Ne pouvant pas s’assurer de revenir au pouvoir par la voie démocratique normale, ces opposants tentent le tout pour le tout. Leur objectif est de faire feu de tout bois pour perturber voire annihiler le processus électoral et éprouver la démocratie à dix mois de l’élection présidentielle. D’après les bruits qui courent, une descente dans la rue serait ainsi programmée avant la fin du mois ou au début du mois prochain. Le but est de pousser à un changement de Gouvernement inconstitutionnel et un partage de sièges. Les démarches de cette Opposition est pour beaucoup en tout cas vouée à l’échec. Dans le contexte difficile actuel, la population malgache sait que la voie d’un soulèvement n’est point une solution.

La Rédaction

Présence de trop !

Publié le mercredi, 25 janvier 2023

Controversée, la présence que l’église comptera effectuer dans tous les bureaux de vote de la Grande île provoque une vague de tollé et de remise en cause. Les quatre grandes églises du FFKM viennent d’entamer une nouvelle étape qui confirme leur volonté de s’ingérer dans les affaires politiques nationales à partir de la « bombe » d’Antsonjombe. La présidence tournante échouant entre les mains du président du FJKM conforte le phénomène. De ce fait troublant, les prélats continuent leur bonhomme de chemin à fouler aux pieds la plate-bande des autres.
Lors de la passation de flambeau entre le président sortant, l’évêque anglican Samoela Jaona Ranarivelo, et le président entrant pasteur Irako Ammi Andriamahazosoa, président de la FJKM, le nouveau chef du FFKM devait déclarer que l’église se mobilisera activement et effectivement dans le processus de contrôle et suivi des scrutins à venir dont en premier lieu la présidentielle. Une structure dite « Andrimaso » sera présente dans tous les bureaux de vote sur toute l’étendue du territoire national  aux fins donc de suivre voire d’observer sur place le déroulement du vote jusqu’à la proclamation des résultats (provisoires) par bureau de vote. Les Andrimaso vont transmettre les résultats par bureau au siège du FFKM. Une initiative qui permettra aux prélats du FFKM d’avoir une idée (vraie ou fausse) de l’allure générale du scrutin qui pourrait (au conditionnel) le publier sur la place publique.
De qui se moque-t-on ! En vertu de quel droit une entité en dehors des structures évoluant en dehors de la CENI et de la HCC, les seules habilitées à s’occuper, en amont et en aval, des processus du vote à Madagasikara, s’arroge-t-elle le droit de siéger dans chaque bureau de vote au moment du déroulement du scrutin ?  C’est ni moins ni plus une présence de trop !  Seuls les délégués mandatés par les candidats pourront y siéger en permanence et signer au nom des candidats les procès-verbaux du déroulement et des comptages des voix. A noter que les observateurs agréés par la CENI pourront entrer dans le bureau de vote non pas pour y siéger mais seulement pour constater de visu le déroulement du vote pendant un certain temps et repartir pour circuler dans d’autres bureaux sans pouvoir d’ailleurs publier avant terme ce qu’ils ont pu voir sur terrain.
En toute évidence, l’initiative controversée du FFKM, sous l’impulsion du nouveau président tournant, réjouit le camp d’en face. Toute tentative contribuant à « abattre » le Président en place, le super favori, est à encourager. Au sein de la paroisse FJKM, il existe un terrain favorable sinon acquis à la tendance de l’Opposition. L’ancien Chef de l’Etat Ravalomanana Marc, candidat déclaré à la prochaine présidentielle, peut bien se targuer d’avoir une base solide parmi les fidèles même au sein du clergé réformé. Le « Hetsiky ny mpitondra fivavahana » témoigne largement de son ascendance au sein de l’église protestante. Lui-même étant un ancien vice-président du Bureau Foibe FJKM.
Si chacun s’occupe sérieusement de la tâche qu’on lui a assignée, le pays avance. Par contre, s’il existe des entités qui s’entichent à s’immiscer dans les affaires des autres, le pays tournera en rond et aura du mal à se débarrasser du cercle vicieux de la pauvreté.


Le sujet lié à l’alimentation en Afrique est au cœur des discussions dans le cadre du Sommet des Chefs d'Etat et de gouvernements africains qui a débuté, hier, au Centre International de Conférence à Dakar, au Sénégal.  Un rendez – vous international qui porte sur le thème « Nourrir l'Afrique : souveraineté alimentaire et résilience » et auquel Madagascar participe avec une délégation dirigée par le Président Andry Rajoelina. Durant son discours, lors de la cérémonie inaugurale, le Président du Sénégal et non moins président de l’Union africaine, Macky Sall, a souligné que chaque pays doit « dédier 10% de son budget à l’agriculture ».  Pour sa part, le Président de la Banque africaine de développement (BAD), Adesina Akinwumi, a mis en exergue la mise à disposition d’un budget de 10 milliards de dollars  qui sera destiné à financer les projets liés à l’agriculture sur une durée de 10 ans.
Lors de sa prise de parole, le Président Andry Rajoelina a réitéré que « l’Afrique fait face à une guerre liée à la famine et la malnutrition. Ce n’est pas les armes ni les bombes qui frappent les populations mais la faim ». Selon ses propos, 25 000 personnes décèdent quotidiennement de la famine dont 10 000 enfants. En guise de solution, le Chef de l’Etat suggère l’augmentation des recettes agricoles ainsi que la distribution de semences améliorées aux agriculteurs.
La souveraineté alimentaire comme défi
Le Président de la République a, par la suite, participé aux débats aux côtés de ses homologues africains. Pour rappel, ce 2ème sommet sur l’alimentation en Afrique est organisé conjointement par la Commission de l'Union africaine et la Banque africaine de Développement (BAD), avec la ferme ambition de promouvoir les sujets liés à la souveraineté alimentaire du continent africain, de libérer le potentiel alimentaire immense de l’Afrique en mobilisant et mettant en cohérence dans cette perspective les ressources gouvernementales et les financements privés. Des objectifs qui s’alignent au plan d'urgence africain pour la production alimentaire qui a été approuvé au mois de mai 2022.
D’après les précisions émanant de la Présidence, « le Président de la République, Andry Rajoelina y a été spécialement convié en tant que Champion de la nutrition en Afrique, un titre qui a été confirmé par la BAD lors du déplacement du Président de la République en décembre 2022 à Washington DC ». La délégation malagasy aura l’occasion de concrétiser les échanges avec les investisseurs et partenaires rencontrés lors de l’entrevue du Président avec la BAD et l'organisation « Big Win Philanthropy » à Washington DC l’année dernière.
S.R.


L’exportation de crabes est une des filières en bonne santé, ces deux dernières années. Les redevances perçues durant l’exercice de 2022, suivant les chiffres arrêtés le 31 décembre au ministère de la Pêche et de l’Economie bleue (MPEB), étaient de 2,31 milliards d’ariary. Elles n’étaient que de 590,3 millions d’ariary l’année précédente. Les recettes versées dans les caisses de l’Etat ont donc quasiment quadruplé.
Pourtant, les quantités exportées ont quasiment stagné : 2 314 tonnes en 2021 contre 2 366 tonnes l’année passée. Pour la petite comparaison, le total des redevances encaissées en 2018 n’était que de 175,15 millions d’ariary pour 3 091 tonnes exportées. Il était donc loin du montant final de 2022 pour presque le même volume exporté.
La performance obtenue par la filière crabe n’est pas le résultat des événements fortuits. Elle coïncide avec l’arrivée du nouveau ministre, le jeune Dr Mahantante Tsimanaoraty Paubert, à la tête du département. Cet enseignant-chercheur à l’Institut halieutique et des sciences marines (IHSM) à l’université de Toliara est un fin connaisseur des domaines de la pêche et de l’économie bleue.
Le natif d’Ambovombe Androy, avant de devenir un grand commis de l’Etat, a évolué au sein des organisations de la société civile militant pour la bonne gouvernance, la transparence, la protection de l’environnement et l’efficacité des actions en faveur des communautés. Outre ses nombreuses expériences professionnelles, il a bénéficié d’un programme de formation en leadership dispensé aux Etats-Unis qui a fait de lui un leader exemplaire.
Avant de prendre les rênes du MPEB, le Président Andry Rajoelina lui a demandé de redresser le secteur de la pêche à Madagascar et de promouvoir l’économie bleue au profit de la croissance. Les consignes données ont atteint les bonnes oreilles. Le jeune ministre Paubert et son équipe ont entrepris de ramener la barque en eau calme. Certes, tant d’irrégularités ont sérieusement chaviré le département auparavant.
Pour les mesures appliquées, le taux de redevances varie d’une année à une autre. Il était, par exemple, de 150 ariary par kilo pour les produits congelés et de 400 ariary par kilo pour les crustacés vivants en 2021. Le moment est venu pour le nouveau ministre et son équipe de mener la réforme. Le taux est ainsi révisé à la hausse pour devenir 1 000 ariary par kilo pour les congelés et 900 ariary par kilo pour le vivant.
L’on a aussi entamé l’application du système de quota en 2021 où les restrictions liées à la pandémie ont réduit les activités de collecte et l’exportation. L’année passée, l’exportation est ouverte à toutes les sociétés. Mais seulement cinq sociétés chinoises peuvent exporter les crabes vivants vers la Chine. Entre autres, la persistance de la Covid dans ce pays pose problème pour les autres exportateurs.
Selon les données officielles, 24 exportateurs et 98 collecteurs ont opéré en 2022. Les mêmes exportateurs sont toujours en activité pour cette année. Le nombre de collecteurs agréés pourrait légèrement changer. Le volume d’export prévu jusqu’au 31 décembre est de 4 750 tonnes pour générer des redevances estimées à 4,47 milliards d’ariary.
M.R.

La une du 26 janvier 2022

Publié le mercredi, 25 janvier 2023



Répartis dans plusieurs pays. Depuis 2018, 87 étudiants malagasy ont reçu des bourses d’excellence octroyés par l’ONG mauricienne « Human Welfare League » (HWL) à travers l’Institut culturel et social « Al- Ghazali ». Ces boursiers, bacheliers au départ, suivent actuellement leurs études en Zambie,  Tanzanie, Turquie, Maroc, Canada, Belgique, etc. « Ces étudiants malagasy boursiers se démarquent, si l’on tient compte des retours positifs venant de leurs pays d’accueil. Ils obtiennent des meilleures notes et reçoivent des bons points grâce à leurs comportements et s’investissent dans les études. La plupart d’entre eux se classe dans le top 10 de leur promotion. A l’heure d’aujourd’hui, l’investissement que nous faisons dans l’éducation n’est pas vain… », avance Mdahoma Abdou Razakou,directeur exécutif de l’Institut « Al- Ghazali ».
Ces bourses d’excellence sont octroyées aux élèves méritants, ayant obtenu une moyenne dépassant 15/20, mais qui n’ont pas les moyens de poursuivre leurs études. La majorité des boursiers proviennent des familles en situation de précarité, selon les informations recueillies. D’ailleurs, des enquêtes se font au préalable au sein de leurs foyers. Le retour à Madagascar constitue l’une des conditions imposées aux boursiers, pour éviter la fuite de cerveau. Les premiers retours sont prévus en 2026, après 5 à 6 années d’études pour l’obtention du Master II. « …après, c’est à l’Etat malagasy de bien recevoir ces jeunes et les utiliser à bon escient », ajoute notre interlocuteur. Les boursiers ont effectué, notons-le, une année d’adaptation et de bain de langue avant de commencer leurs études supérieures. Ils bénéficient d’une prise en charge complète, quoi que leurs familles aient payé les frais pour la production de leurs passeports.
Pour 2023-2024, l’appel à candidatures pour l’obtention des bourses d’excellence est ouvert à partir du 10 février jusqu’au 10 mars prochains sur le site web dudit institut. Outre les bacheliers, les titulaires d’un diplôme de Licence, les doctorants ainsi que les jeunes formateurs vont également en bénéficier cette fois-ci. Les 10 meilleurs bacheliers seront choisis, contre 3 étudiants pour le Master, lesquels vont toucher une fourchette de 2,5 à 4 millions d’ariary par an de bourses locales. Celles-ci s’élèveront de 4 à 8 millions d’ariary pour les doctorants. En plus de la demande, la pertinence de leur proposition de thèse, laquelle devrait être utile et réalisable pour l’émancipation de Madagascar, sera considérée. Notons que chaque candidat devrait présenter une proposition de mémoire de 8000 mots, dans laquelle il allie approche holistique, intégration de connaissance, recherches, rédaction, entre autres.
Patricia Ramavonirina



Mahajanga - Le prix des fruits et légumes s’envole

Publié le mercredi, 25 janvier 2023


Les fruits et légumes sont devenus des denrées rares et quasi introuvables dans la ville des fleurs. Déjà des produits de luxe en temps normal, les tomates et autres carottes ont connu une hausse de prix sans précédent, en un clin d’œil, à cause de la coupure de la RN°4 et des autres axes desservant Mahajanga.
En effet, la ville se ravitaille en produits maraîchers des Districts et Communes voisines, et même dans d’autres régions. Mais à cause de la tempête tropicale Cheneso, la plupart des routes rejoignant les localités productrices sont actuellement impraticables ou même sous les eaux.
Au Bazar be de Tsaramandroso ou au marché de Mahabibo, les prix à l’étal affichent au moins 7000 ariary le kilo pour les carottes. Du côté des haricots verts, c’est aussi tout aussi irrationnel avec 11 000 ariary le kilo.
Pourtant, il y a quelques jours, la tomate s’achetait encore à 200 ariary l’unité contre 700 à 1000 ariary actuellement.
« Nous sommes complètement dans l’expectative, comment va-t-on pouvoir acheter le kilo de la pomme de terre à 6000 ariary ? Avec notre salaire de fonctionnaire, cela ne représente même pas une journée de travail. Certes, il y a la coupure des routes, mais les marchands aussi profitent de la situation pour imposer leur loi. Il faut désormais penser à cultiver ce genre de marchandise à Mahajanga, car ce genre de situation va se répéter dans l’avenir », commenta une mère de famille en rentrant bredouille du marché.
Avec la hausse de ces produits, la plupart des usagers se tournent vers des produits de stock comme les pâtes, les produits en conserve et les saveurs artificielles pour égayer leur repas.
« Les cubes jumbo et les tomates en boîte ne sont pas des produits naturels, mais jusqu’à ce que la situation se rétablisse, on préfère les utiliser pour que la clientèle ne nous zappe pas. On leur explique aussi la situation pour qu’il n’y ait pas de malentendus », explique un gargotier toujours prêt à servir malgré un temps grisâtre.
Cette hausse des légumes et de fruits était inévitable à cause de la dépendance du District sur les régions environnantes. L’on espère que le prix revienne à la normale. Il est en effet de coutume qu’en matière de vente l’augmentation des prix se fait en un éclair, mais le retour à la normale jamais.
Nikki Razaf

Musique - DJ Dina se rend de nouveau au pays

Publié le mercredi, 25 janvier 2023


L’un des patriarches du monde du DJ surnommé Dj Dina, qui réside dans l’Hexagone, vient d’informer son retour au pays. Apparemment, mars est un mois fétiche pour ce DJ. Comme l’année dernière, il a encore choisi de programmer sa venue au  mois de mars. En effet, après son un retour très remarqué et plein de succès en 2022, satisfait de cet exploit et à la demande de nombreux fans, l’artiste s’apprête de nouveau à rejoindre son pays natal. Sur son compte personnel, DJ Dina a confirmé qu’il effectuera quelques escales dans la Grande île avec des soirées musicales inédites. Pour son entrée en scène, Dj Dina sera dans la Capitale le vendredi 3 mars à 21 heures où il donnera rendez-vous à ses adeptes à L’O2Oxygen Antanimena pour une ambiance génération 80, 90, et 2000. Par ailleurs, pour le samedi 11 mars, ce manieur de platine enflammera la piste du Club 73 avec ses sets Afrobeat, ragga, dancehall ou encore le kawitry. Pour la suite du programme, Dj Dina visitera l’île aux parfums le samedi 18 mars à la discothèque Djembe. A l’annonce de cette grande nouvelle, de nombreux adulateurs attendent ce grand moment. Rappelons que ce DJ a toujours un programme bien chargé, il est toujours en train d’animer des fêtes ou encore des soirées privées chaque week-end dans des grandes villes de l’Europe.
 Expérimenté
Les détails sont rares sur à quoi ressemblera sa production lorsqu’il enflammera les pistes de la Capitale. Mais étant donné son dernier passage au pays, l’on s’attend à un spectacle visuel et d’éclairage compliqué et énergique qui est sans pareil. Une grande retrouvaille entre lui et tous ceux qui aiment ses mixes et ses œuvres. Chaque événement qu’il musicalise est une invitation au voyage : en soi, avec l’autre, et vers d’autres horizons, avec des musiques d’hier et d’aujourd’hui, de Madagascar et d’ailleurs. Pour ceux qui ne sont pas au courant, c’était depuis les années 90 que cet ambianceur a animé la piste de danse à travers ses mixages. En 2002, il est vice-champion de Madagascar de DJing, puis fonde en 2004 l’école de DJ de Madagascar, le CDJ. D’une passion, il en a fait un métier. Il s’envole vers la France et ne se contente pas seulement d’animer des soirées, mais intègre une école de DJing pour en faire sa profession. A noter que Dj Dina donne des live sessions sur son compte, pour ceux qui n’ont pas encore entendu ses œuvres.
Sitraka Rakotobe


Pendant plusieurs mois, la situation était tendue entre QMM et les villageois qui se sentaient lésés par l’exploitation de QMM.  En effet, des milliers de doléances, plus exactement 8778, pour demander des compensations et indemnités financières auprès de la société minière QMM ont été reçues au niveau des guichets uniques. Face à cette situation, trois signatures d’accords ont eu lieu entre QIT Madagascar Minerals (QMM) et respectivement les pêcheurs de Hovatraha, d’Andranokana, d’Andrakaraka, d’Amparihy et des Communes d’Ampasy Nahampoana et de Mandromondromotra. Et les usufruitiers des communautés hôtes de la mine de Mandena, marquant l’aboutissement des négociations relatives à l’accord de mai 2022. Au total, 3382 usufruitiers et 2029 pêcheurs répondant aux critères d’éligibilité recevront des compensations relatives aux préjudices liés aux activités de QMM. Une fois l’éligibilité des plaignants établie, les négociations, démarrées en décembre de l’année dernière, se sont focalisées sur l’évaluation des impacts liés aux activités de QMM dans le passé suivant les particularités des différents groupes. Les discussions se sont déroulées dans le respect des dispositions d’une charte de négociation signée par les parties et en présence d’un médiateur et d’observateurs afin d’assurer l’objectivité et la neutralité du dialogue. A l’issue des délibérations, les parties se sont entendues sur la nature et les montants des réparations des préjudices mettant définitivement fin à toutes demandes de compensation relative à la gestion des ressources naturelles et les ressources halieutiques dans le système lagunaire.
Collaboration
« Ceci est l’aboutissement d’une véritable collaboration avec les autorités nationales et locales, les représentants des communautés et les chefs traditionnels, ceci à travers un processus de gestion des doléances convenu par toutes les parties prenantes et en conformité avec la législation et les standards en vigueur. Je tiens à remercier toutes les parties prenantes pour leurs efforts et leur confiance », explique David-Alexandre Tremblay, directeur général de QMM. Au-delà des réparations prévues dans le cadre de ces accords, les parties ont prévu de définir les mécanismes de co-design des projets communautaires à mettre en place selon des priorités qui seront collégialement établies par toutes les parties prenantes. Par ailleurs, QMM augmentera ses investissements dans le cadre de sa politique Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), passant d'un budget de 1 million à un investissement de dix millions de dollars US pour les trois prochaines années, en vue de mettre en œuvre des projets de développement identifiés en pleine collaboration avec les communautés et pour le bénéfice de l’ensemble des membres des communautés locales. « Les termes des négociations et nos nouveaux engagements RSE permettront à QMM et aux membres des communautés de repartir ensemble sur de nouvelles bases solides, sous le signe de la confiance mutuelle. L’objectif étant un bénéfice partagé, pour QMM et les communautés », conclut David-AlexandreTremblay.




Le Parlement du Royaume du Maroc a annoncé lundi sa décision de reconsidérer ses relations avec le Parlement européen (PE) en les soumettant à une réévaluation globale, visant à prendre des décisions fermes et appropriées, suite aux dernières positions du Parlement européen à l’égard du Maroc.
Cette annonce a été faite dans une déclaration des deux Chambres du Parlement marocain lue par le président de la Chambre des Représentants, Rachid Talbi Alami à l’issue d’une réunion commune co-présidée avec le président de la Chambre des Conseillers, Enaam Mayara et marquée par les interventions des présidents et des représentants des différents groupes et groupements parlementaires et des parlementaires non apparentés.
Le Parlement marocain a ainsi dénoncé la campagne tendancieuse qui cible le Royaume, et dont le dernier acte en date a été l’adoption par le PE d’une résolution le 19 janvier 2023.
Le Parlement marocain a aussi décidé d’informer la Présidence du PE du procès-verbal de cette séance contenant les positions et interventions des présidents et des représentants des différents groupes et groupements parlementaires et des parlementaires non apparentés lors de cette séance, ainsi que des décisions qui seront prises à l’avenir.
“Le Parlement marocain prend note avec grand étonnement et profonde consternation de cette résolution, qui a gravement nui au capital confiance entre les deux institutions législatives, et porté profondément atteinte aux acquis positifs du travail commun sur plusieurs décennies”, indique-t-on dans cette déclaration des deux Chambres du Parlement, lue par le président de la Chambre des Représentants, Rachid Talbi Alami.
Il regrette que le Parlement européen se soit laissé entrainer par certains milieux hostiles en son sein, dans une campagne d’accusations fallacieuses visant un partenaire traditionnel et crédible, qui assume des rôles majeurs dans la protection des droits et libertés, et la défense de la paix et de la sécurité régionales et internationales. Partenaire qui est considéré comme un pilier de la stabilité, du bon voisinage et de la compréhension entre les peuples, les cultures et les civilisations.
Face à cette dérive dangereuse venant d’une institution censée faire preuve de discernement, être capable de distinguer les vérités des contrevérités, œuvrer à consacrer la primauté des principes et la protection des droits et l’intégrité des législations, dans le plein respect de la souveraineté des Etats partenaires, le Parlement du Royaume du Maroc, toutes composantes confondues, dénonce vigoureusement les tentatives hostiles de porter atteinte aux intérêts du Maroc et de ternir son image, ainsi qu’aux relations profondes et historiques liant le Maroc et l’Union Européenne; relations qui reposent sur un socle de valeurs partagées et d’intérêts communs.
Le Parlement marocain considère aussi que cette résolution du PE constitue un dépassement inadmissible de ses prérogatives et attributions, et une attaque inacceptable contre la souveraineté, la dignité et l’indépendance des institutions judiciaires du Royaume.
Il exprime ainsi son rejet catégorique des relents de tutelle et des propensions à donner des leçons au Maroc de la part de quelque partie que ce soit et quel que soit le niveau des relations qui la lient au Royaume.
Le Parlement marocain, avec toutes ses composantes et sensibilités politiques, exprime, en outre, sa déception vis-à-vis de la position négative et du rôle non-constructif joué lors des débats et des concertations au sujet du projet de la résolution hostile à notre pays, par certains groupes politiques appartenant à un pays considéré comme un partenaire historique du Maroc, de même qu’il déplore ces positions et ces pratiques sans rapport avec la sincérité et la loyauté qu’exige l’esprit du partenariat.
“Le Parlement n’a nullement besoin de rappeler l’attachement du Royaume aux droits de l’Homme tels qu’ils sont internationalement reconnus”, souligne la même source, ajoutant que le Maroc se démarque en effet, dans son environnement régional, par le dynamisme de sa société civile, la vitalité de son paysage médiatique et la crédibilité de ses institutions et mécanismes indépendants dédiés aux droits de l’Homme, ainsi que par son respect effectif des conventions internationales y afférentes, et sa marche volontariste vers la consécration et la consolidation de l’Etat de droit et des institutions, dans le cadre du pluralisme politique et de la liberté d’opinion et d’expression.
Et le communiqué de poursuivre que le Parlement marocain veille au respect et à l’application des droits et libertés, exerce le pouvoir législatif, vote les lois, contrôle l’action du gouvernement et évalue les politiques publiques. Il est également chargé de légiférer dans des domaines tels les droits et libertés fondamentales énoncés dans le préambule et les articles de la Constitution du Royaume de 2011, et prioritairement la protection des droits humains, leur promotion et la contribution à leur développement, en tenant compte du caractère universel de ces droits et de leur indivisibilité.
Le Parlement marocain est un acteur majeur au sein de nombreuses organisations parlementaires, régionales et internationales, précise la même source, notant que force est de constater qu’à aucun moment une institution partenaire n’avait outrepassé ses attributions pour s’attaquer de la sorte à un Etat souverain et à ses institutions en s’immisçant dans ses affaires internes, au moment où elle est tenue de respecter son indépendance et de consolider la confiance institutionnelle commune.
“Le Parlement marocain était toujours un espace de dialogue et de communication multidimensionnel. Il a abrité de nombreux congrès et rencontres publiques et thématiques multilatérales, aussi bien sur les plans international que continental et régional, ayant traité des questions d’actualité, notamment la lutte contre le terrorisme, la défense de la paix, la démocratie, la migration, les droits humains, l’environnement, l’intégration des jeunes dans le développement, l’égalité hommes/femmes…etc”, rappelle le communiqué, relevant que de nombreux projets et programmes parlementaires communs entre le Parlement marocain et son homologue européen font aujourd’hui l’objet d’interrogations et de questionnements légitimes, à la lumière de ladite résolution. Il en va de même pour la coordination parlementaire sur plusieurs thèmes et dossiers, du fait de cette remise en cause de la confiance, la question étant de savoir si le Parlement européen est toujours un partenaire stratégique du Parlement marocain.
Par ailleurs, le Parlement marocain rejette l’instrumentalisation et la politisation d’affaires relevant de la compétence de la justice pénale et du droit commun ; affaires ayant fait l’objet de poursuites voire de condamnations pour des faits n’ayant aucun lien que ce soit avec une activité journalistique ou la pratique de la liberté d’opinion et d’expression.
Ces affaires, selon le communiqué, portent en effet sur des faits de traite d’êtres humains, de viol, d’agressions sexuelles ou d’exploitation de la vulnérabilité des personnes, passibles de peines lourdes tel que d’usage de par le monde.
A cet égard, le Parlement marocain réitère la nécessité de respecter le caractère souverain et l’indépendance de la justice marocaine, qui a constamment et scrupuleusement veillé à garantir les conditions et les fondements du procès équitable.
Le Parlement marocain considère que la résolution du Parlement européen a sapé les bases de confiance et de coopération entre les parlements marocain et européen et nui aux acquis positifs accumulés au fil de décennies d’action commune, au moment où nous aspirions tous à de nouvelles perspectives prometteuses dans les relations entre les deux institutions vers davantage d’efficience et de coordination au service de l’intérêt commun de nos peuples.
Et de soutenir que cette résolution du PE a sciemment contourné tous les mécanismes institutionnels de dialogue et de coordination, lesquels avaient précisément été créés pour servir de cadre de dialogue et de débat franc et sans exclusive, à la hauteur du partenariat et du respect mutuel.
“Cette résolution a vidé ces mécanismes de leur sens et finalité, bafoué les contenus et résolutions des rencontres bilatérales et multilatérales, ainsi que les efforts inlassables menés par la Commission Parlementaire Mixte Maroc-UE depuis sa création en octobre 2010, laquelle avait jusqu’alors concrétisé la dimension parlementaire du partenariat entre le Maroc et l’UE et joué un rôle important dans le renforcement et l’institutionnalisation des relations entre les parlements marocain et européen”, déplore-t-on.
Dans ce sens, le Parlement marocain appelle les forces politiques européennes à faire preuve de sagesse et de discernement et à rejeter tout amalgame délibéré entre les droits de l’Homme, protégés au Maroc par la Constitution, les lois et les institutions, d’une part, et les allégations véhiculées par certaines parties et organisations connues pour leurs positions hostiles et dogmatiques à l’encontre du Maroc, d’autre part.
mapexpress.ma

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Editorial

  • De la honte et du gâchis
    La messe est dite ! Tel un couperet, le verdict irrévocable et définitif est tombé. Les autorités suprêmes du football africain, la CAF, confirment la sentence : le Stade Barea n’est pas homologué. Le vin est tiré, il faut le boire ! Les Barea joueront ailleurs. La Fédération malagasy du football (FMF) doit choisir et soumettre incessamment aux instances continentales les stades où l’équipe nationale jouera ses prochains matchs.De la honte ! Du coup, le sentiment de souveraineté et de fierté autour du grand Stade Barea s’écroule comme un château de sable. Quelle a été la fierté de tous les Malagasy notamment les amoureux du ballon rond quand le pays s’est offert de ce « bijoux » sinon de ce « trésor ». Les épris du sport-roi de l’océan Indien à même du continent africain enviaient certainement le privilège des malagasy. Nos amis les Comoriens, les Seychellois, les Mauriciens et…

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