Le nouveau ministre des Affaires étrangères annonce son intention de lancer « une vaste campagne de candidature » pour les postes d’ambassadeurs et de consuls généraux. C’est ce qu’indique Patrick Rajoelina, dans son discours, hier à Anosy, dans le cadre de la rencontre diplomatique organisée au ministère des Affaires étrangères. Parlant de la représentation du pays à l’étranger, le nouveau numéro un de la diplomatie malgache affirme ainsi vouloir « compter sur un outil diplomatique efficace, présent partout grâce à sa veille économique et institutionnelle et tout simplement grâce à son travail quotidien ».  Il formule le vœu que les conseillers d’ambassade offriront des services de qualité aux usagers et en particulier aux entreprises désireuses de s’implanter à Madagascar.
Le ministre affirme qu’il définira prochainement « les fiches de postes de nos ambassadeurs et de nos consuls généraux » et qu’une vaste campagne de candidature à « ces postes prestigieux » sera ainsi lancée. Ce recrutement se fera, dit-il ainsi, en collaboration avec la Présidence de la République et la Primature. Pour Patrick Rajoelina, « chaque consul honoraire de Madagascar devra être complémentaire de nos ambassades dans les secteurs économiques et pour le rayonnement de Madagascar localement » et « aura une obligation de résultats quant à ce qu’il apportera à notre pays ». Une revue des actions de chaque consul honoraire sera par ailleurs effectuée par le ministre chaque année.  « L’efficacité et la présence sur le terrain seront les maîtres-mots de l’action diplomatique de notre pays à l’étranger », précise-t-il. Pour rappel, seules cinq représentations malgaches à l’extérieur ont aujourd’hui des ambassadeurs.
Notons que la rencontre diplomatique d’hier a vu la présence de diplomates, de chefs d’entreprise ou encore d’un de ses prédécesseurs Naina Andriantsitohaina, au cours de laquelle le nouveau numéro un de la diplomatie a retracé la feuille de route de son département. Renforcer notre diplomatie économique, faire rayonner notre pays à l’international, intensifier les liens avec notre diaspora et lutter contre la corruption figurent ainsi en priorité dans son programme. Le ministre annonce également son intention de créer une Académie diplomatique de Madagascar, directement rattachée au ministère des Affaires étrangères, chargée principalement de la formation des diplomates. Le ministre a aussi pour projet de mettre en place le Club Excellence Madagascar, rattachée au MAE qui valorisera les opportunités d’investissement à Madagascar et sera la vitrine du pays à l’étranger.
La Rédaction






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vendredi, 10 septembre 2021

La une du 11 septembre 2021

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La réputation du quartier d’Isotry n’est plus à démontrer. Hier encore, la Direction de la protection des consommateurs (DPC) au sein du ministère du Commerce et de la Consommation a découvert une pratique frauduleuse d’un revendeur de produits de consommation. Lui et ses complices effectuaient dans un hangar des faux étiquetages pour modifier les dates de péremption de près de 4 tonnes de produits périmés. Leur lieu de travail se situe dans un quartier populaire. Les contrôleurs du commerce et de la consommation ont ainsi saisi tout un hangar de produits périmés qui ont pu remplir tout un camion de charge moyenne d’environ 3,5 tonnes. Il s’agit de marchandises comprenant entre autres des chips, des conserves de tomates concentrées, du ketchup, des bonbons, du chocolat ainsi que du jus en brique qui étaient tous de marque importée.
Quatre personnes ont été interpelées à l’occasion de cette descente dont le propriétaire du lieu de stockage, le propriétaire de la totalité des marchandises ainsi que deux employés qui étaient chargés d’effacer le code-barres sur les étiquettes à l’aide d’un produit diluant. Selon les informations reçues par les autorités, ces fraudeurs s’approvisionnaient en marchandises périmées auprès de certains grossistes pour les revendre notamment sur les étals de détail situés dans les marchés populaires à proximité. « Mis à part le propriétaire du hangar, les trois autres prévenus ont été mis sous mandat de dépôt à Antanimora depuis hier soir. Les marchandises saisies sont en cours de comptage et d’évaluation financière au moment où l’on parle », explique Fifaliana Nomenjanahary, directrice de la protection des consommateurs au sein du ministère du Commerce.

Sanction pénale

Il existe deux catégories de date limite pour les produits alimentaires : la date limite de consommation (DLC) et la date de durabilité minimale (DDM) qui remplace la date limite d'utilisation optimale (DLUO). Seul le dépassement de la DLC comporte un risque pour la santé. Il existe également la date de congélation, qui indique la date à laquelle le produit a été congelé ou la date de première congélation s'il a été congelé plusieurs fois. Par ailleurs, il est interdit de proposer un produit à la vente le lendemain de sa DLC. Un marchand qui vend volontairement des produits périmés en cherchant à tromper ses clients commet un délit de tromperie. C'est notamment le cas si des produits périmés ont été vendus avec une nouvelle étiquette comportant une date plus récente. C'est ce qu'on appelle la remballe. Les sanctions y afférentes diffèrent, notamment si le produit périmé est proposé à la vente par simple négligence, ou au contraire avec une réelle intention de tromper le consommateur. La personne responsable d'un délit de tromperie risque une peine allant jusqu'à sept ans de prison. Et si les faits s’avèrent graves, l’amende pourrait être portée jusqu’à 10  % du chiffre d'affaires réalisé lors de l'année précédant l'infraction. Pour le cas des fraudeurs d’Isotry, leur procès se tiendra le 28 septembre prochain.
Hary Rakoto

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Six élèves présentant un handicap auditif et linguistique, issus d’« Akanin'ny marenina » (AKAMA) ou  Centre d’éducation des sourds, situé aux 67 Ha, ont passé cette année les épreuves du baccalauréat. Lors de la publication des résultats, trois d’entre eux ont figuré sur la liste des admis dont Maholy, Lafatrinisoa et Avosoa. Mieux encore, Avosoa a obtenu la mention « Assez bien ».
Pour Lafatrinisoa, même si les sujets littéraires lui ont paru difficiles, il a su se rattraper dans les matières scientifiques. « Je voudrais poursuivre des études universitaires. Je projette de suivre une formation en informatique », nous a-t-il révélé au dernier jour de l’examen du baccalauréat au CEG de 67 Ha. Notons que 63 candidats sourds-muets se sont présentés à l’examen du baccalauréat pour cette session 2021.
Par ailleurs, sur les 79 candidats en situation de handicap qui se sont présentés à l’examen pour l’obtention du Certificat d'études primaires élémentaires (CEPE), répartis dans tout Madagascar, 13 élèves malentendants viennent dudit centre AKAMA. Huit parmi eux ont réussi, ce qui représente 61,63 % de taux de réussite. Et à l’examen d’obtention du Brevet d'études du premier cycle (BEPC), les 19 candidats issus de cet établissement ont été tous admis.

Il faut savoir que les candidats malentendants traitent les mêmes sujets que les autres élèves. Sauf qu’un traducteur accompagne ces candidats tout au long de l’épreuve. Outre l’assistance d’un enseignant spécialisé, la reconnaissance de leur situation de handicap a permis également au centre d’examen de leur accorder des minutes de plus à chaque sujet.

A titre d’information, le centre « Akanin'ny Marenina » a été créé à Antsirabe le 22 juin 1985, à l’initiative de l’Eglise luthérienne malagasy ou FLM. Non seulement, il propose un enseignement général de base, de la maternelle jusqu’en terminale, mais les élèves peuvent également y apprendre d’autres matières plus ouvertes sur la formation professionnelle, notamment la couture, la menuiserie, l’informatique, la cuisine. Les diplômes délivrés par l’« AKAMA » sont reconnus par le ministère de tutelle. Les bénéficiaires étudient en tant que pensionnaires ou demi-pensionnaires. Ils peuvent également apprendre des matières parascolaires, entre autres les arts martiaux.

K.R.



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Le milieu français du 7e art pleurait la mort de l’acteur Jean Paul Belmondo, celui du football malagasy rendait hommage à l’un des siens, Ratsarazaka Marcel dit Zaka Be. L’ancien président de la Fédération nationale de football et non moins ancien président de la Confédération africaine (CAF), Ahmad, s’est dit consterné par cette mauvaise nouvelle sur le décès de Zaka be survenu dans la nuit de jeudi. « Il figurait parmi les grands entraîneurs de Madagascar et  avait  beaucoup donné pour le football local, notamment pour la ligue Analamanga. Zaka Be connait du bout de ses ongles la situation de notre football du temps où j’ai dirigé la Fédération. A la place des critiques destructives, il venait souvent nous voir pour discuter et apporter ses solutions », témoigne Ahmad qui n’a su cette disparition de Zaka be que dans la matinée d’hier. « Je présente mes sincères condoléances à sa femme, ses trois enfants ainsi qu’aux dirigeants de la ligue d’Analamanga », ajoute l’ex-président de l’association nationale qui reconnait que le décès de Zaka Be laissera un grand vide dans le milieu des techniciens de la Grande île.
Entraîneur de plusieurs clubs de la Capitale dont le Stade Olympique de l’Emyrne (SOE), Zaka Be, fait partie de la première promotion des techniciens malagasy ayant obtenu la fameuse licence A de la CAF. C’est avec cette équipe de quartier, que lui et la grande famille Ratsarazaka aimaient tant, que Zaka be est entré dans le cercle restreint des grands entraîneurs de Madagascar. Homme de dialogue et un bon vivant, le défunt laisse de bons souvenirs à tous ceux qui l’ont côtoyé.
La Rédaction

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vendredi, 10 septembre 2021

Bérézina des Barea

« Echec complet de quelque chose, échec catastrophique de quelqu’un ». Tels sont les mots que Larousse avance pour définir le terme « Bérézina ». Qu’on se le dise et ne tournons pas autour du pot les Barea encaissèrent un échec complet et son coach un revers catastrophique ! C’est la honte nationale. Une bérézina qu’Eric Rabesandratana tente indûment de faire porter la responsabilité sur les épaules des autres, à commencer par ses propres poulains. Une honte de plus !
Deux matches, deux défaites ! Deux matches, deux humiliations ! On ne peut pas, honnêtement parlant, accabler un coach pour une défaite. Mais quand l’échec se répète pour la deuxième fois, on  commence de façon légitime de se demander sur la compétence réelle du Monsieur. On a « chassé » l’autre parce qu’il a raté le coche pour amener les Barea au Cameroun (finales de la CAF). Nicolas Dupuis, l’homme écarté se plia sans broncher du moins publiquement. Et la FMF recruta un nouvel entraîneur dont le parcours, semble-t-il, fera l’affaire. Lui-même, de par ses gesticulations donna l’impression d’être l’homme idéal. Mais les résultats sont là ! Le pays se voit logé à la même enseigne : la défaite. Et les chances des Barea de pouvoir aller à Qatar en 2022 partent en fumée à moins que notre Onze national fasse du miracle ! Qui vivra verra !
Des observateurs et le public en général déplorent le comportement inamical voire malhonnête du coach.  Un geste contraire à l’esprit de « fair-play » dont il est le premier censé montrer le bon exemple. Pour se dédouaner, il charge les joueurs et ce sur la place publique et pas n’importe quelle place ! Sur le micro de la Radio France Internationale (RFI), Eric Rabesandratana tirait à bout portant sur certains de ses joueurs. Il dénonçait « des légèretés dans le comportement ainsi que du manque d’envie de certains » sur terrain. Une déclaration qui provoquait l’indignation générale dans la mesure où il est le seul maître après Dieu dans la gestion de son équipe avant, pendant et après le match. Après la défaite lors du premier match du 2 septembre à Mahamasina, il lui incombe de revoir sa stratégie sinon sa copie pour le second match en Tanzanie. Il est le seul responsable ! En tout cas, durant le match, le coach peut bien procéder à des changements au cas où il constaterait des défaillances de certains joueurs sur terrain. Personne d’autre ne pouvait pas lui donner des consignes sur la manière dont on devait conduire l’équipe. Il choisit les Onze sur terrain en son âme et conscience. Ainsi, Eric Rabdesandratana n’a aucune excuse ! Qu’il s’en morde le petit doigt ! Sous d’autres cieux, en pareille circonstance, l’entraîneur rend son tablier. A la rigueur, il devrait se taire et bien réfléchir sur la voie à suivre dans l’avenir pour corriger les erreurs. Les propos indignes qu’il avait tenus à l’encontre de ses poulains ne devaient pas être balancés sur la place publique. On lave le linge sale en famille, dans le vestiaire ou en salle de réunion entre les quatre murs.
Les supporters ou les inconditionnels des Barea ne veulent rien savoir autre que la victoire. Le reste c’est du bla-bla !

Ndrianaivo

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Le 28 août 2014 à 13h 30. En un instant, le ciel bleu d’Antananarivo s’est tout d’un coup assombri. Un nuage noir et épais en mouvement plane au-dessus de la grande ville. Des millions de criquets envahissent la Capitale. Du jamais vu ! Et cette invasion de la ville n’est qu’une infime partie de l’iceberg. A cette époque, près de deux tiers de la superficie de Madagascar étaient infestés et la sécurité alimentaire de 13 millions de personnes était menacée. Il ne faut pas oublier qu’ « invasion de criquets » rime toujours avec « dégradation des cultures ». Plus ces insectes sont nombreux, plus les dégâts qu’ils provoquent sont importants. Et il s’avère que le manque de fonds pour la campagne de lutte antiacridienne est à l’origine de cette invasion. « Pour la campagne 2011-2012, seuls 26 % du budget requis ont été réunis, ce qui mène à une reproduction incontrôlée des criquets sur une grande partie du pays. Il faut noter que depuis le mois d’avril 2012, on a assisté à des invasions acridiennes de manière répétitive », explique l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), hier au Carlton à Anosy, durant une conférence de presse sur le sujet. Et à l’heure actuelle, cette situation risque de se répéter.
Après l’invasion acridienne en 2013, le Gouvernement malagasy, à travers le Centre national de lutte antiacridienne, a pu mettre en œuvre une stratégie de lutte préventive. « Sauf qu’à partir du mois de mars 2020, la pandémie de Covid-19 a brusquement interrompu les activités du centre, ce qui a permis aux populations acridiennes de se proliférer davantage. Les conditions favorables, combinées aux restrictions de déplacement du personnel, ont été bénéfiques aux criquets. La situation acridienne s’est ainsi rapidement agravée », détaille le directeur général dudit Centre. « En tout cas, nous avons quand même pu traiter 53 310 hectares sur les 143 187 pour la dernière campagne. Et aujourd’hui, nous avons déjà une prédisposition de pesticides pour 105 000 hectares », rajoute le directeur général de l’Agriculture, au sein du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage. Mais tout cela est encore loin d’être suffisant, sachant que 400 000 hectares de terrain doivent être traités. Sinon, environ un million de personnes pourraient voir leurs moyens de subsistance, leur nutrition et leur sécurité alimentaire diminués suite aux dégâts engendrés par le criquet migrateur malagasy sur les cultures et pâturages.
Afin d’éviter l’aggravation de la situation, un plan d’action a déjà été élaboré. Toutefois, sa mise en œuvre nécessite un budget colossal de 6,8 millions de dollars. La FAO a notamment déjà octroyé 400 000 dollars. Et cette Organisation onusienne collabore de près avec l’Etat pour réunir ce budget. A noter que tous les fonds doivent être disponibles avant le mois prochain. Dans le cas contraire, la situation risque de se détériorer et le fonds nécessaire à la lutte pourrait doubler voire même être multiplié par cinq. Tout repose ainsi sur la mobilisation des financements.  
Rova Randria

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Coup de poker à Marovoay ! Actuellement, Stéphan Léonel Randrianandrasana (36 ans), cet agent de sécurité au sein d’une société de microfinance locale, est recherché par la Police.  En cause, l’homme est incriminé d’une affaire de vol avec préméditation, et demeure introuvable après son forfait. En effet, il a volé la somme de 200 millions d’ariary appartenant à la société qui l’emploie. Le fait que les billets se trouvaient dans deux petits coffres lui aurait facilité la tâche.
D’après une source policière, les faits remontent dans la nuit du dimanche à lundi derniers, précisément vers 1h du matin. Pour le moment, peu d’éléments ont filtré de l’affaire, du moins à propos des circonstances du vol. Cependant, il y a une certitude.  Les images vidéo fournies par une caméra de surveillance, installée dans les locaux de la microfinance, montrent que l’homme avait plutôt agi seul dans le bureau, et qu’il n’y avait que lui pour faire main basse, puis a finalement quitté le local avec les deux coffres. «Pour l’heure, il reste encore à vérifier s’il avait des complices ou non qui l’attendaient à l’extérieur », explique cette source policière.
Depuis, l’enquête sur cette affaire se poursuit. De leur côté, les autorités expliquent qu’il existe déjà un indice. Ce qui sous-entend que les enquêteurs détiennent une piste sans qu’ils n’aient pour autant fourni de plus amples détails sur ce sujet. Mais que sait-on au moins du fugitif ? Pour être honnête, on ne sait de lui que d’une chose. C’est que la dernière fois où on a pu le rencontrer, ou du moins le voir, c’était dans le quartier de Soaniadanana, Ambodin’Amponga situé en plein cœur de la ville de Marovoay. En revanche, on ne connait rien de sa vie maritale, encore moins sur ses relations ou autres connaissances.
Cette situation pousse le commissariat de Marovoay à inviter tous ceux qui sont susceptibles de découvrir, sinon posséder une quelconque information sur le fugitif d’appeler au plus vite aux numéros suivants : 0340552943 ou bien 0328395562. De toute façon, les Forces de l’ordre font circuler ou placarder un avis de recherche concernant le fugitif.
Franck R. 






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Scène à la fois spectaculaire et émouvante vers midi, juste à une intersection de voies à Ambohitrimanjaka. Une fourgonnette Renault Express y a fait une sortie de route avant de terminer sa course folle par un plongeon dans une rivière qui passe en contrebas de la chaussée. Ils étaient deux à bord du véhicule. Le chauffeur, un homme d’une quarantaine d’années, a péri dans ce drame. « Il aurait succombé sur le coup de deux manières. D’abord, par la violence du choc mais surtout aussi par le fait qu’il est piégé dans son poste de conduite où le malheureux demeurait assez longtemps jusqu’à ce que les sauveteurs n’arrivent pour tenter de l’en dégager. Malheureusement, la victime, qui s’est noyée, a déjà rendu l’âme lorsqu’ils ont finalement réussi à l’extirper des décombres », explique un témoin oculaire. En revanche, l’autre homme, qui est le convoyeur a été tiré d’affaire quoiqu’il fut sérieusement blessé, et malgré aussi le risque élevé de se noyer en même temps que le chauffeur. Evacué d’urgence dans un hôpital de la ville, il demeure encore sous soins, selon une source.
Mais qu’est-ce qui a pu bien se passer pour que les choses se soient terminées ainsi ? Le témoignage  d’une riveraine a été explicite sur ce point : « La fourgonnette a surgi en trombe à cet endroit quand soudain elle a dévié de sa trajectoire pour se ruer et enjamber le talus constituant une digue, et finalement faire ce plongeon spectaculaire plusieurs mètres en contrebas, et dans l’eau de cette rivière, les quatre roues en l’air »,  affirme notre interlocutrice. Le fait que le véhicule fou a pu enjamber le talus comme si de rien n’était, prouve sa vitesse élevée. Mais de là à tenter de comprendre la raison de cette sortie de route, personne ne le sait encore. Sans doute, le passager rescapé saura fournir une explication, sans oublier aussi l’enquête de la Gendarmerie.
La fourgonnette venait de la Capitale. Elle allait devoir faire une livraison de pains baguettes dans la localité d’Ambohitrimanjaka lorsque le destin en a décidé autrement. Dire que la semaine dernière, un jeune Indopakistanais a également trouvé la mort lorsque la Chevrolet dans laquelle il a voyagé a fait un plongeon similaire. L’enquête suit son cours.
Franck R.

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La route nationale 6 reliant Ambanja et Antsiranana va retrouver une nouvelle jeunesse. Le Président de la République Andry Rajoelina a donné le premier coup de pioche des travaux de réfection de ce tronçon de route, hier. Une plaque commémorative de l’évènement a été révélée à cette occasion par le Chef d’Etat, en présence du Premier ministre, Christian Ntsay, le ministre des Travaux publics, Jerry Hatrefindrazana, l’ambassadeur de l’Union européenne, Giovanni Di Girolamo.
« Un grand jour pour la population de la partie nord de la Grande île », a commenté le Président, qui s’est félicité des retombées qu’apporteront cette infrastructure pour la partie septentrionale de Madagascar. « Goudronnée dans les années 80-90, cette route est actuellement complètement détériorée », a souligné Andry Rajoelina dans son discours.
« Le trajet Antsiranana Ambilobe d’une longueur de 173km se fait en 7h, celui entre Ambilobe et Ambanja de 100 km se fait en 4h, soit une moyenne de 25km/h », explique-t-il. Le Chef de l’Etat estime que quand les travaux seront bouclés, la durée du trajet entre Antsiranana et Ambilobe sera réduite de moitié. « La RN6 a longtemps fait souffrir ses usagers (…) Le moment est venue de la réhabiliter », a soutenu le Président Rajoelina.
Lui qui a par ailleurs tenu à souligner le rôle joué par le Premier ministre Christian Ntsay qui a suivi de près le dossier sur la réhabilitation de ce tronçon de route et permis son bouclage dans les meilleurs délais. La pose de la première pierre de ce chantier marque la concrétisation d’un projet de longue haleine. Plusieurs années ont été utiles entre les annonces et le démarrage officiel et effectif des travaux. Une réhabilitation qui apportera des retombées économiques et sociales pour la population de la Région Diana, créera des emplois et permettra le développement du tourisme, explique Andry Rajoelina.
Les travaux seront financés à hauteur de 235 millions de dollars par un prêt de la Banque européenne d'investissement et une subvention de l'Union européenne, selon les propos du Chef de l’Etat. La société Colas sera chargée des travaux. La portion de la RN6 à réhabiliter est longue de 233 km. Les travaux permettront à terme de réduire les temps de trajet, améliorer le transport de personnes et des marchandises, et faciliter le commerce et le développement d’activités économiques.
Au cours de sa première journée dans la Région Diana, le Chef de l’Etat a également lancé officiellement les travaux de construction de l’Akany Fitiavana, destiné à l’éducation religieuse et sociale des enfants. Il a également inauguré la route pavée à Morafeno, une portion de route de 640m dans le centre d’Antsiranana et effectué une visite au niveau de la SECREN. Des solutions ont notamment été évoquées pour renflouer ce fleuron de l’industrie malgache. 
La Rédaction

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Editorial

  • 10 août, une aubaine… 
    Le pays rendra hommage aux victimes de la tuerie de Mandrimena (Andoharanofotsy) demain. En effet, le 10 août 1991, des dizaines voire des centaines, certains avancent même des milliers de concitoyens, ont été abattus de sang-froid par des éléments de la Garde présidentielle, à l’époque de l’Amiral Didier Ratsiraka, sur le terrain vague de Mandrimena, entre Andoharanofotsy et Iavoloha.Les dirigeants de la lutte populaire issus du « Hery velona Rasalama » conduits par feus Zafy Albert et Andriamanjato Richard décidèrent sur la place du 13 Mai, ce 10 août 1991, d’aller avec des milliers de manifestants rejoindre le Palais d’Iavoloha pour entamer une concertation directe avec le maitre des lieux à savoir Didier Ratsiraka, Président de la République démocratique, et ce afin de dénouer la crise qui a trop duré dans le cadre d’un dialogue direct. Seulement, l’affaire a mal tourné. Les éléments d’élite de la GRP, survolant par hélico,…

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