Parmi les 400 000 domestiques au Liban. Les femmes malagasy sont des milliers à y travailler et ce depuis des années. Selon les informations recueillies, près de 6 000 travailleuses migrantes de Madagascar ont été recensées dans ce pays du Moyen-Orient avant 2017. Mais avec la fin de contrat non renouvelé ou encore la récession économique libanaise, cet effectif aurait diminué considérablement. En fait, les femmes domestiques sont doublement victimes de ce recul de l’économie, un phénomène favorisé par la crise sanitaire liée à la Covid-19 et l’explosion du port. Depuis le mois de mai 2020, les employeurs libanais se débarrassent de leurs travailleuses domestiques en les jetant dans les rues ou en les déposant avec leurs valises devant le Consulat. Les domestiques venant d’Ethiopie, constituant 80 % des servantes ayant migré dans ce pays du cèdre, en sont les principales victimes. Mais les domestiques malagasy sont également frappés de plein fouet par la récession économique.
« Outre quelques-unes qui ont été renvoyées, bon nombre de travailleuses malagasy ont été transférées par leurs patrons dans d’autres familles pour éviter les rues. Celles retenues par leurs employeurs font face à une réduction de salaire allant jusqu’à 50 ou 75 % », nous confie F.R., parmi les travailleuses malagasy concernées. « Pour mon cas, mon salaire a été maintenu à 250 dollars, soit dans les 800 000 à 1 million d’ariary par mois, quoi que son paiement n’est plus régulier comme avant. Cela fait maintenant deux mois que je n’ai pas touché mon dû, mais je ne peux pas le réclamer puisque ma patronne est actuellement hospitalisée », ajoute la femme dans la trentaine qui travaille à Beyrouth depuis 2007.

Hausse des cas de violences

Jeter son employé dans la rue constitue une forme de violence que beaucoup de travailleuses domestiques au Liban ont connue depuis la récession économique. La réduction de salaire ou le non paiement en font aussi partie. A cela s’ajoute la hausse des autres cas de violence, notamment physique et morale, occasionnés par la situation. Pour les femmes migrantes malagasy, les violences psychologiques sont au premier rang au sein des foyers employeurs. « Ma patronne a doublé mes tâches quotidiennes ces derniers mois. Quand je me plains ou que je prends une petite pause, elle me dit que je dois la remercier de m’avoir gardée pendant que les autres sont dans les rues. Et que je dois m’estimer heureuse en ayant encore un toit et de la nourriture en cette crise », témoigne B.A., une domestique malagasy résidant dans ce pays, parmi les « pays du Levant ». La réduction de la quantité et la détérioration de la qualité des nourritures sont également devenues un lot quotidien de ces travailleuses.
Pour les autres domestiques venant d’autres pays, les plaintes pour cause de violences ne trouvent aucune issue légale, et aboutissent dans le meilleur des cas à une prise en charge ou une aide apportée par une ONG. Elles doivent, le plus souvent, négocier avec leurs employeurs, s'accommoder des violences vécues ou s'enfuir. Celles abandonnées ou qui se sont enfuies bénéficient de l’aide d’une ONG, notamment pour les produits de première nécessité. Elles ont lancé un appel de détresse à l’endroit des autorités compétentes de leur pays respectif. Certaines ont été rapatriées, d’autres toujours coincées au Liban. Les travailleuses malagasy qui ont économisé assez d’argent pour s’acheter leur billet d’avion ou payer certains frais ont pu quitter ce pays. D’autres y restent et sont livrées à elles-mêmes…
Recueillis par Patricia Ramavonirina


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Un violent incendie a ravagé le vieux bâtiment de l’ONEP (Office national des écoles privées) sis à Ampasamadinika, et devenu plus tard un bureau annexe du ministère de l’Education nationale (MEN), vers 13h hier.Toutefois, l’on ne déplore aucune victime humaine contrairement aux allégations de certaines sources annonçant la blessure d’un enfant. L’immeuble, datant des années 50, abrite des familles d’agents dudit ministère. Ces dernières, absentes pour la plupart, ont perdu une bonne partie de leurs biens et meubles dans le sinistre.  “Les occupants du vieux immeuble n’avait même pas le temps d’évacuer leurs affaires. Tout était consumé : la literie, les appareils électroménagers, etc. Seule une infime partie des meubles a pu être sauvée”, commente un voisin des victimes. Tous les ouvrages ou autres manuels d’enseignement qui s’y trouvaient et prévus être distribués gratuitement aux élèves du pays, mais aussi des tonnes d’archives et autres vieux documents ont été également réduits en cendres. “En un rien de temps, le feu a poursuivi son œuvre destructrice. Ces vieux papiers ainsi que les vieilles boiseries constituant la charpente de la construction ont accéléré sinon amplifié l’ampleur des dégâts”, constate un officier encadrant l’équipe de sapeurs-pompiers engagée dans la lutte contre le feu, sur place.
Comprenant deux étages, l’ensemble de l’édifice était alors parti en flammes et un angle de l’immeuble situé au second étage, orienté nord, s’est déjà écroulé lorsque nous nous rendions sur place pour constater de visu. “Sous l’effet des flammes, la structure du toit déjà ramolli s’est brutalement affaissé, provoquant au passage l’écroulement d’une bonne partie du mur”, renchérit notre interlocuteur.
L’incendie, dont on ignore justement la cause, aurait démarré dans un angle orienté nord du bâtiment. Les versions des témoins, qui sont constitués de locataires, restent confuses. Car si certains soupçonnent un court-circuit, d’autres certifient que le feu aurait démarré d’une maison voisine et dont les flammes se sont étendues très rapidement sur le bâtiment du MEN. “Tout ce j’ai vu, c’est que le feu s’est développé au rez-de-chaussée. De plus, il n’y eut aucun moyen pour y accéder, les occupants n’étant pas à l’endroit au moment où l’incendie s’est déclaré. Ils ont dû se rendre à un enterrement”, explique Vero, une jeune locataire. 
Les sapeurs-pompiers y ont dépêché trois fourgons-pompes. « Nos camions servent uniquement de relais. A l’explication, on exploite au maximum et par surpression une bouche d’incendie située dans le secteur de l’hôtel Sakamanga afin d’amener l’eau jusqu’ici », explique encore notre interlocuteur au sein du service des sapeurs-pompiers de Tsaralalàna. Il a fallu plus de deux heures de temps aux soldats du feu pour maîtriser les flammes particulièrement opiniâtres. Actuellement, l’affaire est entre les mains du commissariat central de Police de Tsaralàlàna, lequel a dépêché ses éléments encadrés par un commandant de compagnie sur place. L’enquête suit son cours.
Franck R.


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lundi, 06 septembre 2021

La une du 7 septembre 2021

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L’Etat malagasy à travers le ministère de la Communication et de la Culture (MCC) s’est engagé à retransmettre tous les matchs des Barea de Madagascar pour le compte des éliminatoires de la Coupe du Monde de Qatar 2022 sur la chaîne de télévision nationale (TVM). Effectivement, le match Tanzanie-Madagascar comptant pour la deuxième journée de cette compétition sera retransmis en direct à 16h Heure (Madagascar). Les Barea affronteront les Taïfa Stars, ce mardi à 13h GMT, 16h, heure locale, au stade Benjamin Mkapa.
A cette rencontre, le coach Eric Rabesandratana a déjà tiré beaucoup de leçons de la courte défaite (0-1) lors du match Madagascar Bénin. Entraîneur par intérim, il a décidé d’opter pour le changement dans sa stratégie.
« Nous sommes prêts. Je vais procéder à quelques changements après la défaite de jeudi », a annoncé le sélectionneur national, ce lundi à Dar-es-Salam, en conférence de presse d'avant-match.
Les Barea ont tâté la pelouse du stade Mkapa Benjamin, à Dar-Es-Salam, en Tanzanie, lundi après-midi. Une mise au point physique et mise en place tactique, en vue du choc face à la Tanzanie ce mardi, dans le cadre de la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2022.  Les Barea vont vendre chèrement leur peau pour arracher la victoire.
En cas de victoire, le match face aux Taifa Stars pourrait relancer les Barea. Le match nul (1-1) entre les Ecureuils et les Léopards de la République Démocratique de Congo (RDC) de ce lundi confirme que Madagascar se trouve dans un groupe plutôt homogène. Il se trouve à quatre points du premier du groupe avant son deuxième match. Une défaite le mettrait dos au mur avant la double confrontation contre les Congolais au mois d'octobre.
Recueillis par E.F.

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L’aménagement de la ville continue. Depuis le mois de juin dernier, la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) procède aux travaux de réhabilitation des portions de route situées aux 67 Ha, lesquelles sont devenues actuellement en état de délabrement total. Une réfection qui a satisfait les automobilistes et notamment les riverains. De son côté, la population sollicite également la réfection d’autres infrastructures routières se trouvant dans la Capitale, entre autres le tronçon de route situé à Ambodin’Isotry - à côté de l’Ecole primaire publique (EPP), la rue pavée à Ankasina, une autre route à Soavinandriana - en bas de l’hôpital militaire de Soavinandriana (Cenhosoa) et la route du côté d’Antohomadinika.

Quant à cette dernière, d’ici quelques temps, elle ne sera plus accessible aux véhicules à cause de sa dégradation avancée. Durant la période des pluies ou quand les canaux d’évacuation d’eaux usées débordent, même les piétons sont confrontés à de grandes difficultés. En effet, il est difficile de repérer les énormes trous situés au beau milieu de la chaussée. Ceux-ci ne cessent de s’agrandir de jour en jour. Par conséquent, des embouteillages monstres sont attendus tous les jours ouvrables avec la nouvelle année scolaire qui vient de commencer. A cause de la destruction des chaussées, les automobilistes sont contraints de diminuer leur allure. Parfois, il faut plusieurs heures pour effectuer un trajet de quelques mètres seulement. Et encore pire, la route est souvent devenue à sens unique et les files de voitures doivent rouler en alternance.

Outre les énormes nids-de-poule, des véhicules sont garés sur des stationnements interdits ou carrément au milieu de la rue, tandis que d’autres effectuent un manœuvre sur une voie à double sens en coupant une ligne continue, sans se soucier des désagrements que tout cela puisse causer. « Cette route se trouve déjà dans cet état depuis des années, et aucun des gouvernements qui se sont succédé n’ont jamais pris la peine de la réhabiliter. Nous espérons que les travaux vont incessamment commencer. Et ce sera un grand soulagement pour nous les usagers », avance un chauffeur de « taxi-be » de la ligne 162.

Anatra R.

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Sur les 19 812 candidats qui se sont inscrits à l'examen du baccalauréat 2021 dans l’ex-Province de Mahajanga, 10 214 viennent d'obtenir leur premier diplôme universitaire. Le taux de réussite a enregistré une hausse considérable de 7,56 % par rapport à l’année dernière. Effectivement, en 2020, 44,79 % des candidats qui se sont présentés aux épreuves écrites et pratiques ont réussi dans la ville des fleurs. Et lors de cette session, on y a rapporté un taux d’admission de 52,35 %, toutes séries confondues. Plus particulièrement, pour le baccalauréat de l’enseignement général, Mahajanga a affiché un taux de réussite de 51,55 % tandis que l'enseignement technique a avancé un taux global estimé à 38,50 %.

Toujours est-il que les séries scientifiques comptent plus de nouveaux bacheliers en comparaison des séries littéraires. La série D se trouve en tête de liste avec 56,10 % de taux de réussite, suivi de la série C qui totalise 53,77 % d’admissions. Malheureusement, les nouvelles séries OSE Organisation-Société-Economie et L n’ont pas fait beaucoup d’heureux. L’OSE ne compte que 11,34 % de réussite et la série L n’en a recensé que 17,02 %. Pire encore, la série S n’a sorti qu’un taux de réussite de 4,72 %.
 
Rappelons que les ex-Provinces de Toamasina et Fianarantsoa ont déjà publié leurs résultats pour l’année scolaire 2020-2021. Elles ont toutes les deux connu une hausse au niveau des résultats. Particulièrement pour Antananarivo, aucune précision concernant la publication des résultats du baccalauréat n’a encore été mentionnée. Les dernières informations ont juste évoqué que les candidats seraient fixés sur leur sort d’ici la fin de cette semaine. Outre la Capitale, il reste également les résultats à Antsiranana et Toliara qui seront à découvrir.

Recueillis par K.R.

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lundi, 06 septembre 2021

Une image et un symbole

D’une fierté légitime, le Président de la République Rajoelina Andry Nirina inaugura, en deux temps, le grand Stade Barea.
Premier temps, le jeudi 2 septembre, Rajoelina procéda à l’ouverture officielle du Stade de manière à ce que le public puisse y entrer par la grande porte et assister au match opposant le Onze national malagasy, les Barea, contre l’équipe nationale du Bénin, les Ecureuils. Une compétition officielle entrant dans le cadre des éliminatoires pour le Mondial Qatar 2022. Dommage, nous le savions que le match s’est soldé par la défaite de l’équipe nationale. La liesse populaire fut compromise et la fête gâchée mais sans vouloir nullement incriminer les Ecureuils de leur victoire, c’est la logique d’un match. Il y a un gagnant et un perdant ! Et nous étions dans le mauvais côté !
Deuxième temps, le samedi 4 septembre, Andry Rajoelina présida les cérémonies d’inauguration du Stade Barea. Pas question de revivre l’ambiance d’obsèques du jeudi 2. Dorénavant, il faut fixer les yeux vers l’avenir et se donner l’occasion de congratuler ou de se féliciter. Le Président lui-même à travers son intervention, le discours d’usage, devant un parterre de personnalités dont Samuel Eto’o Fils, la légende du football africain, l’invité d’honneur, n’a pas pu retenir sa  satisfaction personnelle face à cette prouesse exceptionnelle d’avoir pu réaliser quelque chose que le pays n’osait même pas espérer en disposer, il  y a encore peu de temps. Ce jeudi 2 et ce samedi 4 septembre, le Chef d’Etat malagasy déclarait haut et net que le Stade Barea est à la fois l’image de la Ville des Mille et en même temps le symbole de Madagasikara.
Une image.  Depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, on reconnait une cité ou ville à travers de célèbres   constructions ou réalisations sur lesquelles ont été bâties leur image. Les Sept Merveilles du monde en témoignent. De nos jours, la Tour Eiffel incarne l’image de Paris. Big Ben celle de Londres. La Statue de Liberté de New-York, etc. L’image d’Antananarivo s’identifie, d’ores et déjà, à travers le monde par l’existence du grand Stade Barea à Mahamasina.
Symbole. De légendaires et historiques constructions symbolisent la célébrité des Nations anciennes et modernes. Les Sept merveilles du monde susmentionnées éternisent le symbole des sites et la Nation sur lesquels elles ont été bâties. La Pyramide de Khéops à Memphis (Gizeh) Egypte, au troisième millénaire avant J.C. Les Jardins suspendus de Babylone (Turquie), au IIIème siècle av J.C. La Statue Chryséléphantine de Zeus à Olympe, au VI ème siècle (Grèce). Le Temple d’Artémis à Ephèse au VIème siècle (Turquie). Le tombeau de Mausole à Halicarnasse au VIème siècle (Turquie). Le Colosse de Rhodes (Ile grecque) au IIIème siècle. Et le Phare d’Alexandrie au IIIème siècle (Egypte). En passant, seule la Pyramide de Khéops, la plus ancienne, a pu traverser le temps.
Dès l’ouverture officielle du Stade Barea le jeudi 2 septembre jusqu’à l’inauguration solennelle ce samedi 4, le Chef de l’Etat déclare que le grand Stade Barea endosse le rôle de symbole de Madagasikara. Il symbolise la fierté et l’unité nationales. A ce titre, il n’a pas vocation à rivaliser le Palais de Madagasikara mais va conforter l’image d’Antananarivo et le symbole de la Grande île.
Ndrianaivo

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La ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Andriatongarivo, va apporter son soutien à l’organisation de l’élection de l’Ordre des Journalistes de Madagascar. C’est ce qui découle notamment de la rencontre entre les représentants de la Commission paritaire chargée de la délivrance des cartes professionnelles de journaliste, également commission électorale chargée de l’organisation et de la tenue de l’élection des membres du bureau de l’Ordre des journalistes de Madagascar. Rencontre au cours de laquelle la CPC a effectué un rapport des différentes activités qui ont précédé la publication officielle de la liste définitive des journalistes professionnels à Madagascar, publiée pour rappel la semaine dernière. La CPC a remis également un chronogramme des activités jusqu’à ce scrutin, prévu pour le 16 octobre prochain. Durant sa prise de parole, Lalatiana Andriatongarivo a expliqué que son département ne s’immiscerait pas dans l’organisation et la tenue de l’élection. Elle explique que son ministère apporterait uniquement son soutien technique et logistique au scrutin, conformément aux besoins formulés par la commission électorale. Depuis le début de la procédure de renouvellement de la liste des journalistes, c’est la première fois que la CPC rencontre la ministre de la Communication. En revanche, le ministère a déjà offert ses bureaux pour les réunions de la CPC et va donc continuer dans ce sens en apportant un soutien logistique à cette commission. La ministre souligne que l’avancée vers l’élection des membres du bureau de l’OJM revêt une importance particulière. L’OJM ne dispose plus d’un bureau légal depuis 2017. 1 509 journalistes sont inscrits dans la liste définitive publiée par la CPC, à l’issue du délai offert aux journalistes pour effectuer des remarques dans la liste provisoire.
La Rédaction


Publié dans Politique


« Vous avez une bonne maîtrise de la langue française ? Vous êtes à la recherche d’un emploi ? Vous aimez le contact avec les gens ? Nous avons le poste qu’il vous faut ».  Ce sont les phrases d’accroche type d’une entreprise spécialisée dans le domaine de l’externalisation de services ou l’ « offshore ». Ces entreprises recrutent massivement à l’heure actuelle. Rédacteur web, rédacteur audio ou assistant comptable. Les offres s’élargissent sur divers secteurs d’activité. Et pour cause, contrairement aux autres secteurs obligés de licencier des employés, l’externalisation de services a connu un essor considérable avec la crise sanitaire générée par la pandémie de coronavirus tant au niveau national qu’international. « Rien que pour cette année 2021, les demandes de nos clients n’ont cessé d’augmenter. D’après les chiffres fournis par notre service commercial, cette augmentation se chiffre entre 10 à 15 % par mois. Pour répondre à ces demandes, nous devons donc trouver de nouveaux collaborateurs. Nous pourrions même doubler nos effectifs d’ici peu », a expliqué Valérie Raolison, manager des ressources humaines au sein de Smartelia, une entreprise spécialisée dans le marketing digital et l’assistanat virtuel, hier, durant une conférence de presse, au Musée de la photographie sis à Andohalo. A l’heure actuelle, une trentaine d’entreprises « offshore » recherchent respectivement entre dix à quinze nouveaux employés, soit près de 450 postes à pourvoir.
Pour atteindre cet objectif, cette entreprise organisera lundi prochain une campagne de recrutement massif à Andohalo. « Nous nous donnons comme objectif d’offrir aux jeunes malagasy des emplois compétitifs sur le marché du travail et à la hauteur de leurs compétences, d’où tout l’intérêt de cette campagne. Nous ciblons notamment les personnes travaillant dans le secteur du tourisme, l’un des domaines les plus touchés par la pandémie de Covid-19 », soutient Haritina Randriamanantena, présidente-directrice générale de Smartelia. Durant cette campagne, les intéressés et les demandeurs d’emploi pourront voir en détail les postes vacants, le travail qui en découle et qui les attend. Smartelia envisage d’embaucher au minimum une quinzaine de personnes en une journée.
Madagascar est aujourd’hui devenu l’eldorado des entreprises « offshore ». Ce qui fait qu’en dehors de la France, des pays européens comme la Belgique, le Luxembourg mais aussi la Suisse s’intéressent aux services proposés par les entreprises basées dans la Grande île. Avec un recours plus accru aux TIC (technologies de l’information et de la communication), il n’y a rien d’étonnant à ce que ce secteur se développe. Smartelia n’est pas la seule à recruter massivement, mais d’autres entreprises du même type s’y mettent également. Une opportunité pour les jeunes d’acquérir de nouvelles expériences.
Rova Randria

Publié dans Economie

Le président du Sénat de Madagascar, Herimanana Razafimahefa, et la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, ont rencontré le président élu de la 76è session de l’Assemblée générale des Nations unies, Abdulla Shahid, à Vienne, hier en marge de la cinquième conférence mondiale des présidents de Parlement. L’occasion pour le numéro un du Sénat de soulever deux problèmes majeurs qui touchent le monde entier, et particulièrement Madagascar, à savoir d’une part, le changement climatique et ses effets dévastateurs sur l’environnement, l’économie et la situation sociale de la population, et d’autre part, la prolifération des actes terroristes dans le monde, la violence, les coups d’Etat qui affectent particulièrement l’Afrique et d’autres régions du monde. Le président du Sénat a sollicité le président de l’AG à condamner ces coups d’Etat répétitifs, et a soulevé particulièrement la tentative d’assassinat visant le Président de la République de Madagascar.
Soutien au Président Rajoelina
Les deux chefs d’institution malgache ont exprimé leur satisfaction, eu égard à l’étroite collaboration sur le terrain entre Madagascar et le Système des Nations unies, ainsi que leur volonté de renforcer davantage cette collaboration. La présidente de l’Assemblée nationale a particulièrement souligné l’engagement de la Première dame de Madagascar, Mialy Rajoelina, en tant que championne de l’UNFPA dans la lutte contre la violence basée sur le genre. Le président élu de l’AG des Nations unies a exprimé son soutien indéfectible au Président de la République de Madagascar, Andry Rajoelina, par rapport à la tentative d’attentat dont il a été la cible au mois de juillet dernier. Il a mis en exergue ses priorités durant son mandat sous le thème de l’Espoir après la pandémie qui a touché le monde parmi lesquelles les plus importantes, selon lui, concernent Madagascar, à savoir, le changement climatique, le développement durable et les droits de l’homme. Il soutient les efforts de Madagascar pour combattre la famine et l’insécurité alimentaire dans le Sud du pays.
Recueillis par Lalaina A.


Publié dans Politique

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Editorial

  • Au ras des pâquerettes !
    La déviance mène partout, conduit nulle part sauf sur le droit chemin ! Une certaine partie de la classe politique du pays notamment celle qui revendique l'honneur d'appartenir à l'Opposition s'enlise dans la démence intellectuelle. On dévie à cœur joie les débats. On crée de faux problèmes et on monte au créneau pour des polémiques stériles. Les vrais débats s'effacent et on s'éloigne des vraies solutions !

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