Alors que des millions d’enfants reprendront bientôt le chemin de l’école, la rentrée 2025–2026 révèle une fracture éducative toujours plus marquée entre les milieux urbains et ruraux, les écoles publiques et privées, les établissements homologués ou confessionnels et ceux qui peinent à offrir un toit. Les disparités sont criantes.
Derrière les chiffres, ce sont des enseignants épuisés, des parents désemparés, et des enfants en quête d’un avenir que l’école peine à garantir. Au-delà des chiffres aussi, l’équité reste le défi majeur : garantir à chaque enfant qu’il soit à Ambatofinandrahana ou à Antananarivo, une éducation digne, inclusive et porteuse d’avenir. Quoi qu’il en soit, l’espoir est tout de même permis, malgré des résultats encore timides, des initiatives locales et programmes de formation commencent à tracer des chemins d’amélioration ; si le changement semble lent, chaque pas compte, et c’est ainsi que l’avenir se construit, patiemment, comme un nid tissé fil à fil.
Un système sous tension : entre chiffres et réalités
Le 8 septembre prochain, plus de 5,1 millions d’élèves reprendront le chemin des 23 000 écoles primaires publiques de Madagascar. Mais derrière cette rentrée nationale, une fracture éducative toujours plus marquée se dessine. Tandis que le taux de scolarisation dépasse les 75 % à Antananarivo, il chute à moins de 50 % dans certaines Communes rurales de l’Alaotra-Mangoro ou du Bongolava. Le taux d’achèvement du cycle primaire est de 67 % au niveau national, mais tombe à 38 % dans les zones enclavées. Le ratio moyen d’encadrement est de 1 enseignant pour 55 élèves, bien au-delà des normes recommandées par l’UNESCO. Mais dans une Ecole primaire publique (EPP) d’Avaradrano, à peine à une demi- heure de la Capitale, la directrice ne cache pas son inquiétude. « Nous avons 412 élèves inscrits, mais seulement six enseignants. Trois sont des maîtres FRAM. Et nous n’avons reçu aucun manuel cette année et aucun kit scolaire n’est prévu ». Le bâtiment principal, construit il y a plus de trente ans, menace de s’effondrer. Une salle de classe a été condamnée après la dernière saison des pluies. Les enfants s’entassent à 60 par classe, parfois plus.
Les disparités ne concernent pas seulement l’accès, mais aussi la qualité. Plus de la moitié des 135 000 enseignants du primaire sont communautaires ou FRAM, souvent sans formation pédagogique, et payés par les parents d’élèves. Selon le FMFP, plus de 60 % d’entre eux n’ont reçu aucune formation formelle. Le programme de professionnalisation lancé en 2023 avec le soutien de l’UNICEF et de la Banque mondiale vise à former 30 000 enseignants d’ici 2026, mais son déploiement reste lent et inégal, surtout dans les zones reculées. Le manque de suivi, les retards logistiques et l’absence de valorisation sociale du métier freinent sa mise en œuvre.
Visages de l’inégalité : quand l’école reflète les fractures sociales
A Antananarivo, Domoina un enfant de six ans entre à l’école avec un cartable à 300 000 ariary, des frais de scolarité à 15 millions, et des cours de soutien dès la maternelle. A Amborompotsy, Commune rurale d’Ambatofinandrahana, Charline une autre enfant du même âge fait sept kilomètres à pied pour rejoindre une école à moitié délabrée où l’inscription et les fournitures ne dépassent pas 50 000 ariary, une somme pourtant difficile à réunir pour ses parents cultivateurs. Deux enfants, de même âge, mais des chances profondément inégales.
A Amoron’imania, Madame Voahangy enseigne 78 élèves du CP1 au CM2 dans une salle unique. Elle n’a reçu aucune formation formelle et est payée en nature : riz, manioc, bois de chauffe. L’école s’interrompt pendant les travaux agricoles. A Andavamamba, Fara, 13 ans, vend des beignets pendant que ses camarades vont en classe. Elle a quitté l’école en CE2 pour aider sa mère malade.
Ces récits illustrent une école qui ne parvient pas à corriger les inégalités sociales, mais les reproduit. Le niveau d’instruction des parents, leur revenu, leur lieu de résidence et leur capital culturel influencent directement le parcours scolaire des enfants. Les enfants des milieux favorisés bénéficient d’un environnement stimulant, de ressources éducatives et d’un accompagnement parental. Ceux des zones rurales sont plus exposés à l’abandon scolaire, au travail précoce, à la sous-alimentation. Les enfants handicapés sont rarement pris en charge, faute d’infrastructures adaptées et de formation des enseignants à l’inclusion.
Dans bien des cas, les écoles publiques fonctionnent au bord de la rupture. Selon le Projet d’appui à l’éducation de base, près de 40 % des établissements ne disposent pas de latrines fonctionnelles et 30 % n’ont pas accès à l’eau potable. Dans les campagnes, un enfant sur cinq abandonne l’école dès le primaire, souvent pour aider aux travaux des champs ou faute d’alimentation régulière.
Dans les grandes villes, l’école privée est devenue un marqueur social. Elle promet un enseignement bilingue, des classes à effectif réduit, des activités extrascolaires et un encadrement personnalisé. A quelques kilomètres du centre-ville d’Antananarivo, une école privée affiche 98 % de réussite au CEPE, des cours de chinois dès le primaire, des tablettes en classe, et un partenariat avec une école française homologuée. Les frais d’inscription peuvent atteindre 20 millions d’ariary par an. Pendant ce temps, dans les écoles publiques rurales, les enseignants improvisent des cours avec des photocopies partagées entre dix élèves et des tableaux noirs effrités.
Des initiatives encore timides, mais porteuses d’espoir
Face à cette réalité contrastée, des initiatives locales et nationales commencent à tracer des chemins d’amélioration. L’opération « Rentrée mifampitsinjo », initiée par la Présidence, propose des fournitures scolaires à moitié prix pour les élèves de la maternelle à la terminale. A Antananarivo, l’événement se tiendra du 30 août au 1er septembre au Kianja Barea Mahamasina, et toutes les Régions de l’île bénéficieront également de cette opération.
Autre levier d’action : les cantines scolaires, soutenues par le Programme alimentaire mondial. Elles permettent à des milliers d’enfants de recevoir chaque jour un repas chaud — souvent le seul de la journée. Ces cantines contribuent à réduire l’abandon scolaire, notamment dans les zones rurales où la malnutrition reste un frein majeur à la réussite éducative.
Fonctionnaire en poste dans le nord, Jacques Rakotobe envisage d’envoyer sa famille à Antananarivo pour offrir à ses enfants de meilleures chances de réussite. Une opinion largement partagée par de nombreux parents, et que les chiffres semblent confirmer. A défaut de la Capitale, les chefs lieux des anciennes Provinces sont jugés plus favorables à la scolarisation.
Pour une école qui rassemble
L’école malgache est à la croisée des chemins. Elle peut continuer à segmenter les destins, ou devenir un levier de justice sociale. Cela suppose de repenser les priorités : investir dans les zones rurales, valoriser les enseignants, adapter les contenus, et surtout, écouter les voix de ceux qui vivent l’école au quotidien.
L’équité ne consiste pas à offrir la même chose à tous, mais à donner à chacun ce dont il a besoin pour réussir. À Madagascar, cela commence par reconnaître que l’enfant d’Ambatofinandrahana mérite autant d’attention, de ressources, et d’espoir que celui d’Antananarivo. Les expériences montrent que l’équité ne se décrète pas — elle se construit, avec les acteurs locaux, les enseignants, les parents, et les enfants eux-mêmes.
Hier soir, sauf changement de dernière minute, Madagascar a accueilli une haute délégation colombienne conduite par la vice-présidente Francia Elena Márquez Mina, accompagnée du vice-ministre des Affaires multilatérales Mauricio Jaramillo et d’une équipe de treize personnes. Leur visite se poursuivra jusqu’à demain.
Ce matin, la vice-présidente colombienne aura un entretien de courtoisie avec le Premier ministre Christian Ntsay au Palais de Mahazoarivo, selon nos informations. Suivront l’ouverture d’une réunion technique bilatérale au ministère des Affaires étrangères à Anosy et un Business Agenda au sein de la CCIA d’Analakely. Un agenda qui montre que la Colombie s’intéresse aux opportunités économiques offertes par Madagascar. Le programme prévoirait également une visite du Rovan’i Madagasikara.
Il est utile de souligner que des relations diplomatiques entre Madagascar et la Colombie ont été établies il y a une trentaine d’années. Depuis, elles se sont maintenues dans un registre plutôt discret. Il n’y a jamais eu de grandes coopérations entre les deux pays. L’une des raisons est certainement à voir du côté de l’éloignement géographique et l’absence d’intérêts croisés immédiats. Toutefois, la stratégie diplomatique colombienne vise désormais à renforcer les liens avec le continent africain.
D’ailleurs, il sied de noter que la Colombie couvre Madagascar via son ambassade à Pretoria (Afrique du Sud), tandis que la Grande île la représente par le biais de son ambassade à Washington, D.C. (Etats-Unis).
La venue de Francia Márquez à Antananarivo entre dans le cadre d’une tournée en Afrique. Elle avait été annoncée par la vice-présidente en novembre de l’an dernier, à Cali en Colombie, à l’occasion d’une rencontre avec la ministre du Tourisme et de l’Artisanat Viviane Dewa dans le cadre de la 16e Conférence des Parties sur la biodiversité.
Notons en tout cas que la visite de la vice-présidente colombienne s’inscrit dans une séquence diplomatique riche pour la Grande île. En 2025, plusieurs hautes personnalités ont foulé le sol malgache. Pour ne citer qu’Emmanuel Macron, président de la République française (23–24 avril 2025) ou encore Nataša Pirc Musar, présidente de Slovénie (3–4 juin 2025) ; Et désormais Francia Elena Márquez Mina, vice-présidente de la Colombie.
A cela s’ajoute l’accueil de grands sommets régionaux, celui de la Commission de l’océan Indien (COI), réunissant les dirigeants des Comores, de Maurice, des Seychelles et de La Réunion, et celui de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Plusieurs Chefs d’Etat, dont le Sud-africain Cyril Ramaphosa, y ont participé.
Lalaina A.
Le Kabeso du Roi Toera et de ses deux compagnons d’armes feront leur entrée à Madagascar. Cent vingt-huit ans après leur exécution pour avoir refusé la colonisation, les reliques du Roi Toera et de ses deux chefs de guerre reviennent enfin sur la terre malgache. Un moment historique et solennel est attendu le mardi 2 septembre 2025, lorsque se tiendra, dès la matinée, une cérémonie d’hommage national et militaire au mausolée d’Avaratr’Ambohitsaina. Cet événement revêt une double portée : honorer la mémoire de ces héros de la résistance et restaurer la dignité confisquée à travers l’histoire. Après cette cérémonie dans la Capitale, une grande commémoration se déroulera également dans la Région de Menabe, berceau de la lutte menée par le Roi Toera et ses compagnons. Pour marquer cette étape historique, le ministère de la Communication et de la Culture appelle chaque citoyen à se recueillir, en se tenant debout et tête découverte, lors du passage du cortège funéraire. Le parcours symbolique traversera, depuis l’aéroport d’Ivato, plusieurs lieux emblématiques d’Antananarivo comme le mausolée, Ambohijatovo, l’Hôtel de ville d’Analakely, Antanimena, Ankorondrano, Iavoloha. Le cortège empruntera ensuite la route du Menabe en passant par Antsirabe, Miandrivazo, Mahabo et le croisement de Morondava pour atteindre sa destination finale : Belo, le 6 septembre. Au-delà de la symbolique nationale, le retour de ces reliques constitue un acte de mémoire collective et une réconciliation avec l’histoire : celle d’un peuple qui reconnaît aujourd’hui le sacrifice de ses enfants tombés pour la liberté.
N.R.
Partout dans tous les coins de rue de la Capitale. Depuis quelque temps, la vente en ligne ne cesse de se développer dans le pays, notamment dans le centre-ville d’Antananarivo où des magasins et centres commerciaux s’implantent. Sur les réseaux sociaux Facebook, Tiktok, linkedIn, la vente en ligne est devenue un gagne-pain de plusieurs familles, surtout les jeunes. Du côté de Tsaralalàna, Analakely, Soarano, Behoririka ou Tsiazotafo, tous les coins de rue sont occupés par des jeunes, des pères ou mères de famille, du matin jusque tard dans l'après midi. Là où il y a un espace libre, un groupe de personnes s’y installent pour déballer ou emballer des colis. Ils érigent un petit bureau avec leur petit bagage composé d’un téléphone, des blocs notes, un stylo et du scotch. Ils y travaillent tous, mais en ligne, sans payer aucune taxe, ni un ticket journalier. Ils prennent les commandes, achètent des articles dans un magasin situé tout près, font de la livraison et reprennent leur place.
« Je fais ce travail depuis maintenant un an, après un chômage technique puisque notre société a été contrainte de compresser son personnel. J’ai acheté un téléphone avec mon dernier salaire et effectué ce boulot depuis. Je sors tous les jours pour faire le tour des magasins, chercher un nouvel arrivage, puis je fais moi-même la livraison. Actuellement, je travaille avec deux autres personnes », raconte une jeune femme.
Arnaque
Comme tous les emplois, c’est aussi un métier à risque et un terrain privilégié des arnaqueurs. Des articles qui n’existent pas ou défaillants, un paiement sans expédition de colis ou vice-versa, sans parler des revendeurs fantômes qui escroquent les livreurs. Tout cela décourage fortement les acheteurs. Pourtant, ce genre de boulot peut réduire, même partiellement, le taux de chômage qui mine le pays actuellement, ainsi que la délinquance juvénile. Pour d’autres, c'est un travail de vacances afin d’aider les parents à faire face aux frais de scolarité et à l’achat de fournitures scolaires.
Quoi qu’il en soit, la vente en ligne présente plusieurs avantages : un large bénéfice, petit investissement, son accessibilité au plus grand nombre. Seulement, on doit posséder un téléphone et/ou un ordinateur portable haut de gamme et avoir une connexion Internet. De plus, il faut avoir un minimum de connaissance dans la résolution des photos, et bien maîtriser la communication sur les réseaux sociaux. Cette technique de vente, en utilisant les deux-roues, représente une option pour les personnes qui veulent assurer au plus vite le service de livraison, fréquemment retardé en raison des embouteillages.
Anatra R.
Depuis mardi soir dernier, Ardile Roland François (36 ans), et El Quardi Llias (34 ans), tous deux de nationalité française et non moins propriétaires de la société Balançoire sise à Morarano-Alarobia, ont pris la fuite. Depuis, ils sont recherchés pour plusieurs motifs tels que tentative d'assassinat, menace avec une arme à feu, et enfin coups et blessures volontaires. Cependant, il n'y a aucune précision, du moins pour le moment, à propos de ce qui s'était réellement produit ce mardi soir-là, ni des détails concernant l'endroit où les faits se sont produits. Malgré tout, des sources, d'ailleurs divergentes, ont chacune leurs propres versions sur ce point. Car si certaines ont avancé que ces faits sont survenus à Anosy, ou encore à Ambatobe, d'autres parlent plutôt d'Ankorondrano.
En marge de ces informations divergentes, il existe toutefois un dénominateur commun : c'est que ces sources sont unanimes sur un point : ce sont des Malagasy qui se sont constitué en partie civile, c'est-à-dire les plaignants dans cette affaire.
Pour revenir sur l'issue de cette soirée du mardi soir dernier, on peut dire qu'elle était émaillée de violence entre les protagonistes, et il y eut des victimes. Une source d'information a avancé que trois d'entre elles dont l'un des deux Français en cause et ses deux soi-disant accompagnateurs malagasy, auraient dû être transportés d'urgence dans un grand centre hospitalier de la ville. Et que ces individus seraient sérieusement blessés. Et selon encore des indiscrétions, certains d’entre eux ont dû être transférés dans un autre centre de soins, cette fois-ci privé.
Or, c'est là que le bât blesse car on n'en a plus du tout entendu parler des deux propriétaires de Balançoire, depuis. D'où l'exhortation de toutes les unités de Gendarmerie, et autres services de police par la Section de recherche criminelle de la Gendarmerie, située à Fiadanana, de l'informer rapidement en cas de découverte.
Franck R.
Vendredi 29 août
Jimmy Harison
Ce soir à partir de 20h 30, le Piment Café de Behoririka s’apprête à vibrer au rythme d’un concert exceptionnel avec Jimmy Harison. Un artiste aux mille facettes, ce chanteur allie charisme, puissance vocale et présence scénique captivante. Son talent hors norme lui permet de réinterpréter avec brio des morceaux classiques de Stevie Wonder ou Michael Jackson, tout en créant une expérience émotionnelle unique. Passionné par ses racines, Jimmy Harison choisit de faire rayonner sa musique localement, tout en conservant une dimension internationale dans son art. Sur scène, il devient un conteur, embarquant le public dans un voyage musical riche en partage et sincérité. Une soirée à ne pas manquer pour ceux qui recherchent authenticité et virtuosité, une véritable immersion dans l’univers d’un artiste qui sait transformer chaque instant en un souvenir mémorable.
Rija Ramanantoanina
Ce vendredi soir, le légendaire crooner Rija Ramanantoanina promet une soirée inoubliable au Quartet By Pass. Fort de plus de trente ans de carrière artistique, il souhaite raviver la magie à travers ses chansons emblématiques comme « Fitiavana mamiratra » ou « Fiainana kely », qui ont marqué plusieurs générations. Son authenticité, sa passion et sa générosité sur scène créent une connexion profonde avec son public, qu’il considère comme sa famille musicale. Doté d’une performance empreinte d’émotion, douceur et intensité, Rija emmène ses spectateurs dans un univers où amour, vie et musique se mêlent harmonieusement. Ce rendez-vous exceptionnel s’annonce comme une véritable célébration de la musique malgache, un moment d’évasion et de convivialité à ne pas manquer !
Iraimbilanja
Ce soir, le groupe mythique Iraimbilanja s’apprête à enflammer le Kudéta Urban Club, situé à Anosy, en offrant une performance d’exception qui s’annonce comme l’un des temps forts de l’année musicale à Madagascar. Avec 42 années de carrière derrière eux, ces figures emblématiques de la musique rock continuent de séduire et d’apporter de l’énergie au public, preuve que leur talent et leur enthousiasme restent inébranlables. Après avoir sillonné la Grande île lors de nombreuses tournées couronnées de succès, ils reviennent pour offrir une soirée mémorable, dans une ambiance résolument rock, parfaite pour entamer ce nouveau week-end. Sous la direction du charismatique Batata, accompagné par Niry et les autres membres du groupe, le groupe Iraimbilanja promet une expérience intense, portée par ses chansons classiques et légendaires, entre autres « Tao an-tsekoly », « Mosoara » et « Tsy ho ahy ianao ». Cette soirée s’avère une occasion rare de renouer avec cette formation légendaire qui a marqué l’histoire musicale malagasy. Les festivités débuteront dès 19h, avec les premiers riffs de guitares qui laisseront place à une nuit vibrante.
Tselatra
Après avoir conquis le théâtre de verdure d’Antsahamanitra il y a deux semaines avec un concert plébiscité, le groupe Tselatra revient sur le devant de la scène avec un nouvel événement incontournable de l’année. Actuellement installé en France, ce célèbre collectif de rockers proposera ce soir un concert exceptionnel au By Pass After Work, un lieu prisé des amateurs de sorties nocturnes. Le rendez-vous est fixé à partir de 20h, où Erick et ses acolytes monteront sur scène pour offrir une performance inoubliable. Portés par leur indéfectible énergie et leur talent indéniable, ils promettent de se surpasser et de ravir un public attendu en grand nombre. Une nouvelle opportunité pour le groupe Tselatra de prouver que sa passion pour la musique rock ne faiblit pas.
Samedi 30 août
Miz’Art
Demain, La Teinturerie, située à Ampasanimalo, accueillera Miz’art, un festival multiculturel placé sous le signe de la solidarité et de la convivialité. Organisé par l’association Tokontany Be Malagasy et MJ Events, cet événement vise à soutenir l’éducation des élèves de l’école primaire public d’Anosibe grâce à des fonds récoltés. La journée promet une programmation riche, mêlant performances artistiques et échanges culturels, avec une scène ouverte où quinze artistes, confirmés ou émergents, présenteront des talents variés. Il y aura du « vakodrazana », reggae, hip-hop fusion, sketchs humoristiques ou art oratoire. Parmi les artistes présents à cet évènement, on peut citer Ramafadrahona Zanany, Maroozik, Zahim Zion. Un espace d’exposition mettra en valeur l’artisanat traditionnel et des créations contemporaines, renforçant ainsi le lien entre culture et savoir-faire. Au-delà de l’aspect festif, Miz’art prône l’engagement social, soulignant l’importance d’investir dans l’avenir des jeunes. Sous le thème « Ny fihavanana no tombony ho antsika », cette initiative célèbre l’amour, l’harmonie et la solidarité comme vecteurs d’espoir et de changement.
Dimanche 31 août
Njila
Ce dimanche, Antsahamanitra se transformera en un épicentre d’un événement musical hors du commun : « Revy Njila zato isan-jato ». Organisé par Natiora Production, ce concert honore une carrière légendaire qui a marqué d'innombrables générations. L’artiste Njila y présentera exclusivement ses propres créations, revisitant les étapes majeures de son parcours, depuis ses débuts jusqu’à ses œuvres emblématiques, dont celles mémorables réalisées en collaboration avec Poopy. Afin de sublimer cette performance, Njila partagera la scène avec Poopy, son ancienne partenaire musicale, insufflant une belle complicité à ce moment unique. Mahery, autrefois fervent admirateur et désormais devenu musicien à part entière, rejoindra également les festivités pour enrichir cette alchimie intergénérationnelle. Ensemble, ces figures artistiques feront revivre des émotions profondes, en particulier lors de la reprise du mythique morceau intitulé « Rivotra ». Ce rendez-vous prometteur s’annonce comme un véritable voyage entre nostalgie et mémoire vivante des beaux jours, réunissant trois générations pour un spectacle intense et mémorable.
Si.R
L’enthousiasme des amoureux du football malgache dépasse toutes les attentes. A peine annoncée par le Président Andry Rajoelina, l’initiative de proposer un avion spécial à moitié prix pour les supporters des Barea à l’occasion de la finale du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2025 à Nairobi a provoqué un véritable raz-de-marée d’inscriptions. Résultat : dès la première journée, toutes les places du premier avion ont été réservées.
Face à cette forte demande, les organisateurs ont été contraints d’envisager la mise en place d’un deuxième vol, en option. Le principe reste clair : la priorité sera donnée aux supporters ayant réglé intégralement leur billet, tandis que ceux n’ayant versé qu’une avance sont invités à régulariser rapidement leur situation, au risque de céder leur place. L’inscription, initialement prévue jusqu’à ce vendredi midi, dépasse déjà largement les prévisions.
Un geste fort pour les familles des joueurs
Parallèlement à cette offre populaire, le Président de la République a annoncé que l’État prendrait en charge à 100 % le déplacement d’un représentant de chaque famille de joueur des Barea pour la finale. Ce geste symbolique, largement salué, permet d’associer directement les proches des athlètes à ce moment historique. « C’est un signe de reconnaissance envers nos joueurs et leurs familles », souligne un responsable sportif. Pour beaucoup, cette décision vise aussi à renforcer la motivation de l’équipe nationale avant l’ultime confrontation face au Maroc, au stade Kasarani de Nairobi.
Outre ces vols spéciaux, une formule accessible est proposée aux inconditionnels des Barea. Le pack supporter, affiché à 2 209 000 ariary (environ 500 dollars), comprend le vol aller-retour Antananarivo–Nairobi, le transfert aéroport–stade, un repas avec boisson et le ticket d’entrée pour la finale. Les inscriptions, ouvertes les 28 et 29 août, peuvent se faire en ligne ou directement au ministère de la Jeunesse et des Sports, au stade Barea de Mahamasina.
Le nombre de places étant limité, les autorités appellent les fans à se manifester rapidement. Le ministre de la Jeunesse et des Sports a d’ailleurs tenu à remercier le P
résident de la République ainsi que les partenaires du football, dont certains ont offert une cinquantaine de billets aux supporters par le biais de jeux-concours.
Elias Fanomezantsoa