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C’est parti pour une première quinzaine d’Etat d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national. Deux semaines après l’annonce officielle du début de la 2ème vague de l’épidémie, l’Etat décide la reprise de cette disposition exceptionnelle pour lutter contre la Covid-19. Une décision prise en concertation avec les chefs d’Institution, c'est-à-dire les présidents de l’Assemblée nationale, du Sénat et de la Haute Cour constitutionnelle. « Nous faisons face à un combat acharné contre le variant sud – africain qui est en train d’affecter et de tuer de nombreux malagasy », annonce d’emblée le Président Andry Rajoelina lors de son message à la Nation, samedi dernier.

 

Covid-19 - Madagascar choisit deux vaccins

Publié le lundi, 05 avril 2021

Madagascar a opté pour sa campagne de vaccination deux vaccins. L’annonce a été faite samedi dernier par le Président de la République Andry Rajoelina lors de son adresse à la Nation. A entendre le Chef de l’Etat, ce choix a été pris après que l’Etat a consulté l’Académie nationale de médecine pour identifier le variant qui circule et déterminer quel vaccin est efficace. Les deux vaccins choisis sont efficaces contre ce variant sud-africain, indique le Président Andry Rajoelina, qui s’est pour le moment gardé de révéler le nom des deux vaccins en question.

LA UNE DU 06 AVRIL 2021

Publié le lundi, 05 avril 2021


Sitôt ouverts, sitôt pleins. Juste quelques jours après leur réouverture, les deux Centres de Traitement Covid-19 mis en place au Village Voara Andohatapenaka et au Palais des sports Mahamasina affichent déjà complet. Plusieurs patients, des cas modérés c’est-à-dire des personnes testées positives souffrant d’une comorbidité, qui y sont actuellement hospitalisés ainsi que des travailleurs de la santé mobilisés ont témoigné que les lits sont tous occupés.
Particulièrement pour le CTC Mahamasina, ouvert dans l’après-midi de mardi dernier, disposant d’une capacité de 200 cas modérés, qui est déjà saturé au lendemain de son opérationnalisation. « A mon arrivée, mercredi dernier, il ne restait plus que deux places sur plus d’une centaine annoncée », se désole un porteur du virus admis au CTC Mahamasina. Une proche d’un cas positif suivant le traitement à Mahamasina a même confirmé qu’à défaut de place, nombre de patients nécessitant une intervention et espérant être pris en charge médicalement sont contraints de recourir au service des cliniques privées.
Et au Village Voara Andohatapenaka, la place pose également problème.  « 131 lits ont été aménagés pour recevoir les malades de la Covid-19. Malheureusement, je les vois tous occupés », regrette un patient. « Quotidiennement, nous comptons environ une dizaine de personnes qui rentrent chez eux après des jours de traitement. Evidemment, des places se sont libérées mais cela ne dure qu’une heure maximum que voilà de nouveaux individus infectés et dans une mauvaise situation se présentent et ainsi de suite », a indiqué un professionnel de la santé.
Si la situation sanitaire ne s’améliore pas, le Centre de Traitement Covid-19 à Ivato dont l’ouverture a déjà été annoncée sera bientôt fonctionnel. « Nous nous sommes concentrés sur la réouverture de ces deux CTC qui sont installés à quelques mètres des grands hôpitaux où des scanners sont accessibles.  Mais une fois les places pleines, le Centre situé à Ivato sera à la rescousse », a expliqué un responsable auprès du ministère de la Santé publique.

11 décès, 272 contaminés et 168 guéris en 24 heures
 Au cours de ces trois derniers jours, la Grande île a déploré quotidiennement plus d’une dizaine de morts. Hier encore, le Centre de Commandement Opérationnel Covid-19 a signalé les décès de 11 patients victimes du syndrome de détresse respiratoire grave. Cinq d’entre eux ont suivi le traitement à Analamanga tandis que les trois autres à Boeny. Quant aux trois autres morts, ils ont été soignés respectivement dans l’Atsinanana, Sofia et Analanjirofo. Ce qui fait un total de à 444 personnes testées positives à la Covid-19 ayant succombé à la maladie depuis le 23 mars 2020 .
En outre, sur 869 tests PCRs et GèneXperts réalisés, 272 nouvelles contaminations ont été déclarées. Analamanga, épicentre du virus a encore répertorié 130 nouveaux porteurs du virus. Les Régions Atsinanana, Diana, Alaotra-Mangoro, Haute Matsiatra, Boeny, Sava, Atsimo Andrefana, Menabe, Amoron’i Mania, Analanjirofo, Anôsy, Atsimo Atsinanana et Sofia ont aussi enregistré des cas positifs.
Les patients guéris sont rarement mis en avant, or, à la date du 1er avril dernier, ils ont été une centaine, plus précisément 168 cas de rémission enregistrés. Selon le bilan récapitulatif quotidien du Centre de Commandement Opérationnel Covid-19, 107 malades qui ont suivi le traitement à Analamanga sont déclarés officiellement guéris. Atsinanana a aussi annoncé la rémission de 13 de ses patients. Analanjirofo comptait 11 infectés qui ont recouvré la santé. Les autres cas confirmés venant de remplir les critères de guérison sont répartis à Diana, Alaotra-Mangoro, Haute Matsiatra, Sava, Ihorombe, Atsimo Andrefana, Betsiboka, Sofia et Vakinankaratra. A la date d’hier, 2 224 porteurs du virus suivent le traitement dont 243 présentent une complication respiratoire.
KR.


L’heure est grave. La hausse du nombre de contaminations au virus de la Covid-19 à Madagascar fait monter les inquiétudes. Les chiffres du mois de mars ont été particulièrement alarmants avec une moyenne de 5 à 10 morts par jour. Le début du mois d’avril n’arrange pas les choses puisque le pays s’approche de plus en plus de la période hivernale. Pour la journée du 1er avril, par exemple, la Grande île a enregistré 272 nouveaux cas de contamination au coronavirus et 11 nouveaux décès. 2224 patients sont en traitement et parmi eux figurent 243 formes graves.
Deux semaines après sa première intervention sur la pandémie pour cette année, le Président Andry Rajoelina s’adressera de nouveau à la Nation malagasy ce jour. Un rendez – vous très attendu car permettra de connaître les nouvelles mesures prises par l’Etat dans la gestion de cette 2ème vague de la pandémie. Bien qu’une grande partie des citoyens appréhendent l’annonce d’un nouveau confinement, les dispositions qui seront annoncées par le Chef de l’Etat pourraient néanmoins prendre cette allure mais avec des nuances par rapport au confinement total de l’année dernière.
Un mal nécessaire
En effet, Madagascar pourrait prendre exemple sur les autres pays de l’Europe qui ont décidé de reconfiner leurs citoyens. Le confinement étant un mal nécessaire pour endiguer la propagation du virus, les retombées catastrophiques sur l’économie et la vie sociale constituent un facteur aggravant dans cette crise sanitaire. Beaucoup de commerçants ont vu leurs lieux de commerce fermés. Outre les grandes enseignes, les petites et moyennes entreprises ont aussi été les grands perdants de cette crise car ont vu leurs activités être en chute libre. Tous ces paramètres devraient donc être pris en compte par le Gouvernement pour accompagner la prise de décision.
Lors son intervention le 20 mars dernier, le Chef de l’Etat a confirmé que Madagascar entre dans la deuxième vague de l’épidémie liée à la Covid-19 avec la présence du variant sud – africain. Le Président avait également enlevé la crainte d’un nouveau confinement chez les Malagasy tout en encourageant au strict respect des gestes barrières : port du masque et respect de la distanciation sociale. Compte tenu de la présence du variant sud – africain, l’Etat a décidé la fermeture des frontières intérieures pour Nosy Be et Mahajanga et ce pour une durée de 15 jours. Antananarivo, désormais devenu le nouveau foyer de l’épidémie pourrait également faire l’objet d’un isolement dans les prochains jours.
La Rédaction

Valeureux soldats

Publié le vendredi, 02 avril 2021

La pandémie de Covid-19 revient en force. L’impitoyable deuxième vague frappe mortellement. Le variant sud-africain sème la terreur. Il ne fait pas de détail. Le virus attaque furtivement. Il semble que son mode opératoire s’apparente à l’effet de surprise. Il paraît que les sommités de l’Art et de la Science soient leurs proies préférées. Tout comme un puissant crocodile du Nil qui surgit subitement pour dévorer un grand taureau pris de court et qui s’aventure sur les rivages.
Avec un record de 30 victimes en 48 h, soit 15 en 24 heures, l’on s’interroge si nous ne sommes pas déjà au pic de la courbe. De toutes les façons, Analamanga avec les 150 nouveaux cas (bilan d’hier) détient toujours le triste record et reste l’épicentre de la pandémie contre 31 Atsinanana, 14 Diana, 12 Boeny, 2 Menabe et 2 Ihorombe, entre autres. Ainsi, sur les 9 Régions touchées, Analamanga caracole en tête de liste. Ceci étant, la bataille fait rage à Antananarivo et environs.
Le personnel de la Santé, corps médical et paramédical, est déployé aux premières lignes du front. Logiquement, médecins et leurs assistants retroussent les manches. A l’allure où vont les bilans chiffrés, les centres de soin en ville et en périphérie seront débordés. Pris d’assaut par l’affluence des patients, le personnel médical et paramédical et tous les agents du département santé se trouvent quelque peu dépassés par les évènements. Mais il faut obligatoirement reconnaître leur dévouement. Médecins, infirmiers et agents de peine, publics et privés, offrent le maximum d’eux-mêmes. Ce sont de vrais soldats, courageux et engagés directement au front. Ils font face à un ennemi invisible et redoutable.
Non seulement nos braves membres du Corps médical et paramédical publics et privés confondus, doivent affronter les offensives cruelles de l’ennemi commun mais ils butent souvent au manquement de certains matériels médicaux nécessaires à l’accomplissement de leurs tâches. En outre, ils s’exposent au risque de contamination étant donné l’état relativement rudimentaire des équipements de protection dont ils disposent notamment dans les Centres de traitement reculés. Alors que le virus du variant sud-africain, le principal agent pathogène de la deuxième vague, ne plaisante point. Il ne badine pas non plus ! Nos valeureux soldats foncent au prix de leur vie.
Compte tenu de ces engagements exemplaires dont nos valeureux soldats de la Santé publique font preuve, la Nation toute entière leur doit respect et reconnaissance. L’Etat, pour sa part, se doit de veiller à mettre à leur disposition tous les moyens de protection et de travail pour qu’ils soient pleinement opérationnels. Il leur faut, pour eux et pour leurs familles proches, des traitements de faveur en médicaments préventifs et curatifs. Les Centres de traitement publics et privés au sein desquels ils assument leur responsabilité ne doivent pas non plus souffrir d’équipements les plus performants. Si le pays va devoir consentir des avantages sous forme de prime de risque à leur endroit, il faudrait le faire. Certainement, les tenants du régime ont déjà fait le nécessaire l’année dernière lors de la première vague. Le Chef de l’Etat Rajoelina Andry, en personne, était descendu sur place sur leurs lieux de travail et annonçait publiquement les dispositifs pris par l’Etat pour soutenir nos valeureux soldats. De nouveaux gestes seront les bienvenus.
Ndrianaivo





Pétanque - Dolys Randriamarohaja n’est plus

Publié le vendredi, 02 avril 2021

La pétanque malagasy est en deuil avec le départ précoce d'un grand personnage de la discipline reconnu dans le monde entier. Il s’agit de Dolys Randriamarohaja, ancien entraîneur national, champion du monde en tant qu’entraîneur et vice-champion du monde en tant que joueur. Il était aussi fondateur de la Fédération Sport des boules malagasy (FSBM). Il a été emporté subitement par la Covid-19, selon des sources proches.
Lui qui ne ménageait pas ses efforts pour aider et rehausser la valeur et la dignité de ce sport. Le sauveur militant de la pétanque malagasy est parti à jamais pour nous laisser en héritage la FSBM. Une icône de la pétanque malagasy est partie à jamais pour nous laisser en héritage son histoire. Il a commencé a joué au pétanque en 1973 ; son club est le Carré Vert Pétanque. Et ce malgré son statut de grand homme de la pétanque, comme tout passionné, il continuait de jouer.  Ses palmarès en dit long.
Elias Fanomezantsoa


Palmarès du joueur :
– Vice-Champion du Monde à Izmir (2010)
– Champion d’Afrique en Tunisie (2009)
– Deux fois Champion de Madagascar (2003, 2009)
– Trois fois vainqueur du Coupe de Madagascar (1996, 2003, 2007)
– 5ème au Champion du Monde à Genève (2003)
– Finaliste du Tournoi International de La Comédie Montpellier en France (2003)
Palmarès de coach :
– Médaille d’or (2017) Championnat du monde, Triplette Jeunes (Chine)
– Médaille d’argent (2017) Championnat du monde, Triplette féminines (Chine)
– Médaille d’or (2017) Coupe d’Afrique, Triplette messieurs (Tunisie)
– Médaille d’or (2017) Coupe d’Afrique, Tir de précision, messieurs (Tunisie)
– Médaille d’or (2016) Championnat du monde, Triplette messieurs (Madagascar)


Six mois sans salaire. La majorité des maîtres FRAM œuvrant notamment dans les écoles primaires publiques (EPP) et les collèges d’enseignement général (CEG) ont travaillé bénévolement depuis le début de l’année scolaire en cours, en octobre dernier. En fait, ils n’ont perçu aucun salaire en 6 mois alors qu’ils exercent quotidiennement leur métier d’enseignant comme des fonctionnaires et ceux qui sont subventionnés par l’Etat. Une des raisons pour laquelle le ministère de l’Education nationale (MEN) a sorti, en février dernier, une note relative à la contribution des parents d’élèves et partenaires au paiement des salaires des enseignants non fonctionnaires (ENF) non subventionnés. Celle-ci a donné l’autorisation aux parents de cotiser pour apporter leur soutien aux ENF non subventionnés, à condition qu’ils prennent des décisions consentantes à l’issue d’une assemblée générale. Depuis, les établissements ont organisé les réunions y afférentes en fin février ou début mars, à l’issue desquelles la somme à allouer a été définie. Cependant, le paiement de la cotisation pose problème, au point qu’en plus de la grogne nombreux parents, certains se sont manifestés pour exprimer leur mécontentement.
15 000 à 25 000 ariary de cotisation
Grève des parents à l’EPP Iavoloha. Ces derniers se sont récemment plaints du paiement exigé de la cotisation de 15 000 ariary par parent. « Nous n’avons pas les moyens de payer une telle somme, notamment avec la crise sanitaire liée au coronavirus », ont-ils crié. Pour sa part, la directrice de cet établissement a reconnu que l’EPP est actuellement en difficulté financière. « Une personne se disant proche du régime nous a promis de régler le salaire de nos maîtres FRAM non subventionnés, mais elle a disparu depuis. Nous n’avons d’autres choix que de réclamer la cotisation des parents, pour que les maîtres FRAM puissent toucher leur salaire », a-t-elle répliqué. Pour le CEG de Tsimbazaza, chaque parent doit allouer 20 000 ariary pour assurer 8 mois de salaire des ENF non subventionnés. « Cette cotisation aurait dû être réglé avant le 30 mars dernier, mais des parents ont demandé un délai supplémentaire, le temps qu’ils touchent leur salaire. Toutefois, les responsables du CEG n’ont rien voulu savoir, au point de nous menacer que nos élèves ne pourront plus retourner en classe pour le 3ème trimestre en cas de non paiement avant les vacances de Pâques », nous confie un parent d’élève, confus.  
« Pour notre établissement, la cotisation a été convenu à 24 000 ariary par parent d’élève, payable en 3 tranches. Environ 70 % des 383 parents recensés ont pu régler la première tranche au mois de mars. Les deux autres tranches devraient être réglées en avril et mai afin que les maîtres FRAM puissent toucher leur salaire », informe Paul Mallory Randrianarivelo, directeur de l’EPP Tanjombato, dans la Circonscription scolaire (CISCO) d’Antananarivo Avaradrano. Pour cet établissement, les 5 ENF non subventionnés touchent chacun un salaire mensuel de 100 000 ariary. Le salaire du gardien est également payé à partir des cotisations venant des parents d’élèves. Quant à l’EPP de Volosarika Ambanidia, seuls 20 parents sur les 280 recensés ont pu payer la première tranche jusqu’ici. La cotisation s’élève à 22 400 ariary par parent, payable en 3 tranches. Le directeur de l’établissement compte relancer les sensibilisations d’ici la rentrée scolaire, le 19 avril prochain.
Recueillis par Patricia Ramavonirina


Hors budget. Un cas récurrent auquel les entreprises du secteur des bâtiments et travaux publics (BTP) sont confrontés dans les marchés publics. La Fédération des petites et moyennes entreprises, le Syndicat des entreprises en BTP (SEBTP) et le Groupement du patronat malagasy (FIVMPAMA) ont soulevé ce problème lors d’un dialogue public-privé. L’échange s’est tenu il y a une semaine avec les représentants du ministère de l’Economie et des Finances et ceux du ministère de l’Aménagement du territoire et des Travaux publics à la Chambre de commerce et d’industrie, sise à Antaninarenina.

Outre la pandémie qui a touché en plein fouet leur secteur, les opérateurs ont mis l’accent sur la budgétisation des appels d’offres publics. Il faut savoir que dans le domaine du marché public, le coût des prestataires doit entrer dans le budget des projets. Avec la hausse du prix des matières premières, la fluctuation des biens et l’inflation, les entreprises dépassent le budget exigé dans l’exécution des travaux, ce qui entraîne le refus des dossiers. « Les personnes responsables du marché public dresse la mercuriale des prix, c’est-à-dire le cours des produits sur la base des appels d’offres au cours des dix dernières années. Et pourtant, les prix évoluent et varient en fonction des Régions. Il y a également des spécificités à prendre en compte. C’est l’appel d’offres en lui-même qui ne correspond plus à la situation actuelle et devient hors budget. Les prestataires proposent toujours un budget supérieur et les dossiers ne sont jamais validés », explique Hery Andriatefihasina, président du SEBTP.

Etant donné que l’Etat met actuellement en œuvre des grands projets d’infrastructure pour relancer l’économie, les opérateurs dans le domaine ont demandé aux représentants des ministères l’élaboration de cette mercuriale de prix avec le secteur privé. La discussion se poursuit également sur l’apurement des arriérés de paiement et les actions de l’Etat au niveau des banques pour ne pas entraver les opérateurs. La Direction générale des impôts, pour sa part, a proposé la poursuite du report du paiement des impôts concernant les entreprises de BTP.

Solange Heriniaina

La tentative d’un gang composé de quatre individus armés pour braquer le véhicule ayant transporté un commerçant chinois à Ambodimita, jeudi dernier, capte encore les esprits. Car en marge de l’élimination de deux de ses membres présumés, et la fuite d’un troisième, un quatrième a été capturé vivant par les éléments du SAG et de la brigade criminelle (BC) lors de l’affrontement à Ambodimita.
D’après une source policière à Anosy, le suspect en captivité devra être déféré ce jour, sauf imprévu. Par ailleurs, son complice, celui qui a réussi à s’enfuir à bord d’une moto, est encore recherché. « Il n’ira pas loin. Le fugitif est grièvement blessé. Tôt ou tard, il rejoindra peut-être de son propre gré l’hôpital pour se soigner », confie cette source policière.
A part donc cette double élimination et le coup de filet sur un agresseur, il est à mentionner aussi la saisie de matériels par la Police chez les agresseurs. Dans le lot, une moto ainsi qu’une arme de poing de fabrication artisanale. Cette tentative dudit gang pour s’en prendre à la cible, c’est-à-dire au Chinois, a échoué grâce notamment à la vigilance de la Police qui a permis d’anticiper et prévenir l’assaut. L’intervention en temps voulu des Forces de sécurité, a donc permis d’épargner à la cible de s’être dépossédée d’une somme de près de 170 millions d’ariary, laquelle avait été prévue être versée le même jour .
Enfin, l’opération du SAG et de la BC s’est traduite par un assez violent accrochage avec les bandits. A preuve, même le véhicule d’intervention de la Police avait été criblé de balles. Cette dernière a assuré que l’on ne déplore aucune victime dans ses rangs. L’intensité de la fusillade à l’endroit a été telle que la circulation a dû être même interrompue sur place, cela par pure souci d’éviter une bavure. Il est vrai que des balles perdues représentent souvent un danger mortel pour ceux qui se trouvent dans le secteur de la fusillade dans de pareilles circonstances. L’expérience le confirme si l’on n’évoque que le cas d’un motocycliste qui fut mortellement touché par une balle perdue lors de fusillades survenue à Antsahabe dans un passé récent.
Franck R.

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Editorial

  • Cause nationale
    En 1959, le tout jeune Gouvernement malagasy dut faire face à une grave inondation qui sévit presque dans toute l’île, notamment à Antananarivo et environs. Dans la Capitale, Ikopa déverse ses eaux sur tous les bas-quartiers. Betsimitatatra et ses rizières immergées ! Le Gouvernement de feu Philibert Tsiranana déclare Antananarivo en « zone sinistrée » et « l’état d’urgence nationale » est décrété. Pour affronter ce sinistre national sans précédent, le Gouvernement malagasy fait appel à la contribution de tous étant donné qu’il s’agit d’une cause nationale. On se rappelle du « Fitia tsy mba hetra » par le moyen duquel chaque concitoyen est convié à participer. A noter que les caprices (les crues) de l’Ikopa et de Sisaony créaient depuis la nuit des temps des problèmes à tous les gouvernants. Les souverains et leurs sujets d’Andrianjaka à Andriamasinavalona et surtout Andrianampoinimerina durent rivaliser d’ingéniosité pour construire des digues afin…

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