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Actu-brèves

Publié le dimanche, 23 mars 2025

Madagascar a participé avec distinction à l’investiture de la première femme Présidente de la Namibie, Mme Netumbo Nandi-Ndaitwah, le 22 mars 2025 à Windhoek. Cette cérémonie, riche en symboles, coïncidait avec la célébration du 35ème anniversaire de l'indépendance namibienne, marquant ainsi un double événement historique pour la nation. La présence du Général Ravalomanana Richard, président du Sénat malgache, représentant le Président Andry Rajoelina et le Gouvernement malgache, a souligné la solidité des liens d'amitié et de coopération entre Madagascar et la Namibie. Son rôle était de réaffirmer l'engagement de Madagascar envers la Namibie et de féliciter la nouvelle Présidente pour son accession à la plus haute fonction de l'Etat. L'investiture de Mme Nandi-Ndaitwah représente une avancée significative pour la Namibie, symbolisant un progrès vers une gouvernance plus inclusive et une meilleure représentation des femmes dans les sphères du pouvoir. La participation de Madagascar à cet événement majeur témoigne de son engagement pour la solidarité africaine et le soutien aux processus démocratiques sur le continent.

 

Travailler ensemble pour le bien-être de la Région de la Haute Matsiatra. L'installation de l'écharpe des 91 maires de la Région de la Haute Matsiatra a été un événement marquant, témoignant de l'engagement collectif des élus locaux envers le développement de leurs Communes respectives. Lors de la cérémonie qui s'est tenue le 21 mars dernier à Fianarantsoa, un message fort a émergé : l'importance de l'unité et de la coopération entre les différentes Communes pour surmonter les défis et favoriser un développement harmonieux. Parmi ces 91 maires, 18 sont issus du District d'Ambalavao, soulignant la représentativité et l'engagement local dans cette initiative. La cérémonie a également été rehaussée par la présence de nombreux responsables gouvernementaux, dont plusieurs ministres, des membres de l'Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que des gouverneurs régionaux et des chefs de District. Cette mobilisation montre non seulement l'importance de l'événement, mais également le soutien institutionnel nécessaire pour accompagner les maires dans leurs missions. La collaboration entre les différents niveaux de gouvernance est essentielle pour garantir le succès des projets locaux et pour répondre aux besoins des populations.

 

Six jeunes Malgaches sélectionnés pour représenter leur pays au Parlement régional de la jeunesse de l'océan Indien (PRJIO). Il s'agit de Rakotonindrina Andoniaina Rindramalala, Botoube Elcène Corélia, Andrianirina Rabenitsiry Mario Heriniana, Jimalison Tsiorisoa Giovanni Niriko, Andriamiarimbola Barisoa Nancy et Razanatsimba Anjanambinintsoa Diamondra Daniella. Ce processus de sélection, organisé par l'Association des parlements des Etats membres de la Commission de l'océan Indien (AP-COI) en collaboration avec l'Assemblée nationale et l'Alliance française d'Antananarivo, a été rigoureux. Sur 80 candidatures initiales, 71 ont été retenues après un premier examen sur dossier. Un examen oral a ensuite permis de sélectionner 12 candidats, parmi lesquels les six représentants finaux ont été choisis. L'organisation a veillé à l'équité en menant tous les examens à distance, garantissant ainsi la participation des jeunes de toutes les Régions de Madagascar. Ces jeunes bénéficieront d'une formation approfondie pour élaborer des propositions et projets axés sur le développement de la jeunesse et du patrimoine de la région océan Indien, et auront la responsabilité de porter la voix des jeunes malgaches au sein de cette instance politique et sociale. Cette liste termine donc le processus de sélection, conclu le 14 mars 2025 et démontre la volonté du PRJIO de promouvoir activement l'engagement des jeunes dans les affaires régionales et nationales.

 

Gendarmerie : tolérance zéro face aux dérives. Face à des comportements inappropriés de certains éléments au sein de la Gendarmerie nationale, le Général de division Andriatahina Jean Herbert Rakotomalala, commandant de la Gendarmerie nationale, a réagi fermement. Lors de la cérémonie de remise du drapeau aux élèves de la 79ème promotion à l'EGNA Ambositra, il a adressé des instructions sans équivoque à l'ensemble des unités à travers l’île. Il a insisté sur la responsabilité des commandants dans la surveillance de leurs subordonnés, soulignant l'inadmissibilité des dérives constatées. Ces comportements, a-t-il précisé, sont en totale contradiction avec la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance, troisième objectif majeur du Président de la République. Le Général a clairement indiqué que des mesures immédiates seraient prises à l'encontre des gendarmes fautifs. L’objectif est de réaffirmer le rôle de la Gendarmerie comme garante du développement local, en exigeant le strict respect des lois et règlements de la part de tous ses membres, et en sanctionnant sans complaisance toute déviation. L'accent est mis sur le renforcement du professionnalisme et de l'intégrité au sein de la force, afin de restaurer la confiance de la population. « Montrons que les gendarmes sont dignes de la confiance des citoyens en éliminant les mauvaises herbes qui ternissent la Gendarmerie, conclut-il.

 

Le 9 mars dernier, le surnommé D. Bota, ou encore Boston mourait sous les tirs des policiers dans le secteur du Dépôt d'Analankinina à Toamasina. Les images d'une femme pleurant sur son cadavre à la morgue, ont fait le tour des réseaux sociaux. Depuis, un internaute qui prétend être un proche de la victime, est monté au créneau. Le présumé proche dénonce ainsi ce qu'il qualifie d'une embuscade meurtrière de la victime pour une accusation sans fondement de criminel et de présumé loueur d'arme du défunt Boston, de son vivant, également propriétaire d’un matériel de sonorisation. Ce dont la Police s'en défend : « Les Forces de l'ordre se basent sur un dossier avec preuves en sa possession afin de pouvoir procéder à une arrestation. Et que les proches d'un suspect ne sont toujours pas tenus de savoir les sales activités que le suspect mène en parallèle aux celles considérées comme officielles », précise une source policière à Toamasina.

Dans le cas de Boston, la Police l'avait dans son collimateur à cause de son activité illégale dans la location d'armes à feu aux malfaiteurs, ces derniers qui sèment la terreur à Toamasina depuis des lustres. Et que son arrestation, qui a débouché sur son élimination, le 9 mars dernier au Dépôt, aurait obtenu le feu vert du procureur de la cité portuaire de l'Est, selon une source sur place.

Depuis cette publication sur Facebook pleine de reproches envers la Police, cette dernière décide de changer la procédure à Toamasina : la famille n'a plus le droit de récupérer à la morgue la dépouille d’un suspect sans qu'elle ne soit d'abord passée au Commissariat de police.

Franck R./Kamy

Antananarivo a été frappée par de fortes inondations dans la nuit de samedi. Des pluies ont provoqué une montée rapide des eaux. A Ambohijanaka, le bassin de rétention de Sandandrano a cédé. La digue en face du stationnement de Mahaimandry a rompu. L'eau s'est engouffrée dans les rues, atteignant parfois la hauteur des genoux. Plusieurs maisons ont été envahies par les flots. En effet, la circulation a été fortement perturbée. « Face à la situation, les autorités ont pris des mesures. Les habitants des zones les plus touchées ont été incités à évacuer les lieux. La Commune s'est mobilisée pour accueillir les sinistrés. Malheureusement, le bilan humain est lourd. Deux enfants de 9 et 5 ans ont été emportés par les eaux. Leurs corps ont été retrouvés quelques heures plus tard », annonce la Gendarmerie.

D'autres quartiers de la Capitale ont aussi subi des inondations. « A Ankaditoho-Marohoho, l'électricité a été coupée dès 19h. Deux heures plus tard, l'eau est montée brusquement, submergeant plusieurs habitations. Le niveau de l’eau est montée jusqu’aux chevilles et même jusqu’aux genoux dans certains foyers. L’électricité n’est rétablie qu’à minuit », raconte Hajaina, un habitant du quartier. « C’était la panique totale. On a entendu des sifflements et des cris. Certains essayaient de sauver leurs affaires, d'autres évacuaient l’eau à la hâte », ajoute-t-il. Selon lui, les constructions anarchiques aggravent la situation. « Beaucoup de bâtiments sont érigés sur les canalisations. Par conséquent, l’eau ne peut pas s’évacuer normalement », ajoute-t-il.

Dans les jours qui viennent, le risque d'inondation reste élevé dans la ville des mille. La rivière Sisaony est en crue. L’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d'Antananarivo(APIPA) a placé la plaine de la Capitale en alerte rouge. A cet effet, les habitants sont appelés à la vigilance. Plusieurs Communes sont touchées. Parmi celles-ci, on peut citer Tsiafahy, Androhibe-Antsahadinta, Bongatsara et Antanetikely-Ambohijoky. D’autres comme Alatsinainy-Ambazaha, Ampahitrosy, Soalandy, Ampanefy et Soavina sont également concernées. Anosizato-Andrefana, Ampitatafika, Ambavahaditokana, Fenoarivo, Itaosy, Ambohitrimanjaka, Fiadanana et Ampangabe figurent aussi sur la liste des zones affectées. Par rapport à cela, les autorités ont suspendu pour ce lundi 24 mars les cours dans plusieurs Communes de la Circonscription scolaire (CISCO) d’Atsimondrano.

 

Cyclone Jude, un lourd bilan

Parallèlement, le cyclone tropical Jude a ravagé le sud du pays. Selon le dernier bilan émanant  du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), sept Régions dont 20 Districts et 197 Communes ont été touchés. Le bilan humain est dramatique. Cinq personnes

ont perdu la vie. Trois décès ont été enregistrés à Taolagnaro. Une personne est morte à Ambovombe, une autre à Befotaka. Six autres ont été blessées. Aucune disparition n’a été signalée. Les dégâts matériels sont considérables. Plus de 106.000 personnes sont sinistrées. Environ 21.000 ont dû être déplacées vers 68 sites d’hébergement. Les habitations sont durement frappées. Plus de 5.500 maisons sont inondées. Près de 6.800 sont endommagées. Environ 13.700 ont été totalement détruites. Le secteur de l’éducation est également touché. Au moins 283 salles de classe ont perdu leur toit. Plus de 340 sont partiellement détruites. Environ 700 établissements scolaires ont été rasés. Face à l’ampleur du désastre, les autorités appellent à la solidarité nationale. Les urgences consistent à aider les sinistrés et reconstruire les infrastructures détruites.

Carinah Mamilalaina

 

 

Stratégique. Le Gouvernement a récemment approuvé un plan visant à relancer l’exportation formelle de l’or et à renforcer les réserves d’or nationales détenues par la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM). Cette initiative marque une étape cruciale pour la filière aurifère, en proie à des difficultés ces dernières années. L’objectif est de structurer le secteur afin de maximiser ses retombées économiques tout en garantissant une meilleure traçabilité et sécurité. Le cœur de cette stratégie repose sur un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour sélectionner des opérateurs capables d’exporter 4 tonnes d’or tout en constituant une réserve équivalente pour la BFM. Ces opérateurs devront se conformer à un cahier des charges strict, notamment en installant des structures d’achat directement sur les sites d’extraction et en respectant des quotas d’exportation mensuels. En cas de manquement aux engagements pris, les agréments seront automatiquement retirés. Dans cette optique, des structures de collecte seront également mises en place dans quatre Districts aurifères stratégiques, à savoir Mananjary, Maevatanana, Ambilobe et Miandrivazo. 

Fonderie locale

Ces points de collecte, équipés de petites fonderies et de laboratoires d’analyse, garantiront la pureté et la traçabilité de l’or extrait avant son acheminement sécurisé vers Antananarivo, sous la supervision de la BFM et avec le soutien des Forces de l’ordre. « L’installation de ces fonderies locales va grandement faciliter le travail des opérateurs sur place, en plus d’assurer une meilleure gestion des flux d’or. Cela permettra également de valoriser les produits locaux en offrant plus de transparence sur la qualité de l’or local », selon le responsable d’un comptoir dans le District de Maevatanana. De plus, la stratégie prévoit aussi l’affiliation des orpailleurs à des collecteurs ou comptoirs agréés pour améliorer l’organisation et garantir une traçabilité totale. Les comptoirs auront la possibilité de vendre leur or à la BFM ou de l’exporter dans un cadre réglementé. Pour rappel, cette feuille de route intervient après une suspension des exportations d’or décidée en 2020, suite à l’absence de rapatriement des devises et aux pertes économiques qui en ont découlé. Depuis la reprise des exportations en septembre 2024, le Gouvernement entend, à travers cette nouvelle stratégie, sécuriser durablement la filière et maximiser ses retombées pour le développement du pays.

 

 

Un appel poignant à la solidarité a été lancé par le chanteur malgache Poon Ranaivoarisoa, actuellement hospitalisé en France. Depuis samedi dernier, l’artiste a utilisé les réseaux sociaux pour alerter ses fans et le grand public sur son état de santé, qui semble préoccupant. Ses amis musiciens et sa famille se joignent à cet appel désespéré, exhortant la communauté à se mobiliser pour venir en aide à cet artiste dont la carrière a marqué de nombreux mélomanes.

 

Poon, dont la voix a su conquérir le cœur de nombreux admirateurs, traverse une épreuve difficile due à une maladie qui l’a contraint rejoindre le lit d’hôpital. Ses amis artistes, touchés par sa situation, ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux pour encourager les internautes à partager son message, afin d'attirer l'attention sur son cas qui nécessite une intervention rapide. « Nous avons besoin de votre soutien », déclarent ses amis, soulignant l’urgence de la situation. Pour aider Poon à surmonter cette période critique, un concert caritatif est prévu le samedi 5 avril à l'espace Orion By-pass. Cet événement, orchestré par ses camarades musiciens, vise à récolter des fonds pour couvrir ses frais médicaux. Les artistes espèrent mobiliser un maximum de fans et de bienfaiteurs pour faire de cette initiative un succès.

 

Les messages de soutien pour cet artiste affluent sur les réseaux sociaux, témoignant de l'affection et de l'admiration que suscite Poon dans le cœur de ses admirateurs. De nombreuses personnes expriment leur souhait de le voir rapidement rétabli, espérant qu'il puisse retourner sur scène et en studio pour continuer à enchanter le public. Face à cette situation délicate, un numéro a été mis à disposition pour les dons via Mobile Money : 034 60 747 51, au nom de Volanirina Helisoa. Poon et sa famille comptent sur la générosité de ceux qui ont été touchés par son art, non seulement pour un soutien financier, mais également pour un accompagnement moral qui pourrait les aider à traverser cette épreuve. Cet appel à la solidarité n'est pas seulement une demande d'aide, mais également une invitation à se rassembler autour d'un artiste qui a donné tant de bonheur à ses fans. En cette période de crise, la communauté malagasy est appelée à faire preuve d’empathie et de compassion pour soutenir Poon dans ce moment difficile.

 

Si.R

 

 

A la veille d’un match décisif face au Ghana, Corentin Martins, le sélectionneur des Barea, affiche un état d’esprit combatif. Conscient du défi qui attend ses joueurs, il veut aborder cette sixième journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 sans pression mais avec ambition.

Madagascar, actuellement troisième du groupe I avec dix points, affronte ce lundi au Maroc les Black Stars, dauphins du groupe avec douze unités. L’enjeu est crucial : une victoire permettrait aux Barea de se repositionner idéalement dans la course à la qualification.

« On va jouer notre jeu. On va essayer de les embêter le plus possible », annonce Corentin Martins. Le technicien français ne cache pas son respect pour l’adversaire : « Le Ghana a des grands joueurs qui évoluent dans les plus grands championnats d’Europe », concède-t-il. 

Les Barea restent sur une belle victoire face à la Centrafrique et comptent surfer sur cette dynamique pour faire chuter le Ghana. « Il faudra répéter la même performance pour espérer prendre des points face aux Black Stars », explique Martins, insistant sur la nécessité pour ses joueurs de se faire plaisir sur le terrain et d’en donner aux supporters.

Malgré l’enjeu, le sélectionneur refuse de mettre une pression supplémentaire sur son groupe. « Ce match n’est pas décisif. Il restera encore quatre rencontres à jouer. Chaque point est important, mais il faut les aborder avec motivation et positivité ».

Si Martins ne veut pas s’attarder sur le match aller perdu (0-1), certains joueurs, eux, ont une motivation bien particulière. Mais le défenseur malgache Rado rappelle  aussi une évidence du football  « Sur le papier, ils sont favoris, mais cela ne signifie pas que la victoire leur est acquise. Tout se joue sur le terrain. Leur avantage physique ne garantit pas forcément leur supériorité, et nous allons tout faire pour conserver le ballon le plus longtemps possible. Le football n’est pas une science exacte ; tout dépend de ce qui se passe durant le match. Nous donnerons le meilleur de nous-mêmes, encore plus que lors de la rencontre contre la Centrafrique. »

Elias Fanomezantsoa

 

La une du 22 mars 20025

Publié le vendredi, 21 mars 2025

On ignore ce qui aurait dû se passer dans la tête de cette jeune mère de famille malagasy pour se servir de sa fillette de 6 ans pour gagner de l'argent d'une façon immorale voire déshumanisant pour l'enfant. La dame en cause prend ou filme des images, disons dans des poses obscènes de sa petite fille afin de les revendre ensuite au profit des sites de rencontre par "call rose" jusqu'aux Etats-Unis d'Amérique, selon la Police. « L'on y trouve les innombrables profils d'internautes. Mais cette jeune maman en cause troque son profil contre celui de sa fillette, et naturellement toutes les images à caractère publicitaire et immorale de sa fillette », explique une source policière. Et les infamies de cette mère de famille remontent à l’année 2022.

Mais grâce à une collaboration entre le Service central de lutte contre la cybercriminalité (SCLCC) de la Police à Anosy et le Federal Bureau of Investigation ou FBI américain, la femme suspecte a été arrêtée, jeudi dernier. Motifs : pédopornographie, abus et exploitation sexuelle d'enfant en ligne.

Notons que l'article 22 de la loi 2014-006 qui régit la cybercriminalité stipule que toutes prises de photos et autres vidéos montrant des enfants dans des scènes à caractère pornographique, sont poursuivies par la loi en vigueur. Et les contrevenants encourent le risque d'une peine allant de 2 à 5 ans d’emprisonnement, enfin s'acquitter d'une amende dans une fourchette comprise entre 2 à 10 millions ariary.

F.R.

Brigade spécialisée

Publié le vendredi, 21 mars 2025

L’Etat veut en découdre face à l’anarchie à Antananarivo et ses environs. Le ministère de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire (MDAT) met en place une Brigade spécialisée. Selon les explications officielles fournies par le MDAT, la mission principale de la Brigade spécialisée consiste à « améliorer la gestion urbaine et lutter contre les risques d’inondation ». Un objectif de fond répondant aux besoins essentiels, aux attentes légitimes et de base de la ville des Mille et périphéries, un ensemble qui constitue ce qu’on appelle le « Grand Tanà ». D’ailleurs, un souci majeur depuis la nuit des temps. Les grands rois de l’Imerina, Andriamasinavalona (1675 – 1710), Andrianampoinimerina (1787 – 1810), entre autres, s’ingénièrent à construire des digues pour protéger Betsimitatatra et mettre à l’abri leurs sujets des crues et inondations. Peut-être qu’ils n’ont pas mis en avance de grands principes bien échafaudés mais l’objectif était là, le même qu’aujourd’hui avec les … mêmes résultats.

D’après toujours les termes des responsables du MDAT, la Brigade spécialisée s’érige en  une Unité qui est appelée à collaborer étroitement avec l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (APIPA) en synergie au sein de laquelle elle doit nécessairement opérer efficacement. Il s’agit donc d’une initiative visant à renforcer la réglementation en matière d’urbanisme et protéger les infrastructures publiques face à des pratiques illicites telles que les remblais et les constructions non autorisées sinon sauvages qui pullulent dans la Capitale malagasy et ses environs immédiats. L’objectif initial de la Brigade étant donc de restaurer la fonctionnalité des infrastructures publiques. Laquelle fonctionnalité qui est souvent perturbée par des occupations illégales d’espaces. Telles pratiques délictueuses qui non seulement risquent de donner du fil à retordre des actions de drainage mais elles exacerbent aussi les risques d’inondation devenant ainsi un péril réel pour la sécurité des habitants et des infrastructures existantes. De cette initiative à encourager, le Gouvernement entend manifester fermement sa volonté de garantir un développement urbain harmonieux et respectueux des normes environnementales et sécuritaires universellement reconnues. 

Les responsables du MDAT tiennent à préciser que les opérations de la Brigade spécialisée se concentrent essentiellement sur certaines cibles, des secteurs stratégiques,  de la ville des Mille tels que le Boulevard de Tokyo, la Rocade Est et Nord – est, les voies rapides et la route Bretelle. Bref, essentiellement les voies de dégagement autour de la Ville. Evidemment, ce sont des zones sujettes à une urbanisation ne respectant quasi nullement pas aux lois en vigueur en termes de nouvelles  constructions et également au dispositif relatif au plan d’urbanisme de la Ville. Un Plan valable pour toute agglomération urbaine.

Sous la tutelle directe du MDAT, l’équipe de la Brigade en synergie avec la Police de l’Aménagement du territoire mènera des actions allant du recensement des irrégularités à la mise en conformité des sites ciblés.

L’initiative du MDAT de mettre sur les rails la Brigade spécialisée mérite l’encouragement. Elle tombe à pic pour enfin indiquer le « stop » à l’anarchie galopante des occupations irrégulières et des remblais sauvages à Antananarivo. Les inondations qui ont trop sévi dans les bas quartiers et les zones de culture des environs de Tanà.

Le plus important consiste à bien coordonner les actions entre diverses entités notamment avec l’APIPA, l’AGETIPA et bien d’autres.

Ndrianaivo

 

Actu-brèves

Publié le vendredi, 21 mars 2025

Justice : remise de diplômes pour la promotion « Kanty ». Hier, la Cour suprême d'Anosy a vibré au rythme de la cérémonie de remise d’attestations de fin de formation de la promotion "Kanty" de l'Ecole Nationale de la magistrature et des greffes (ENMG). Cette promotion, marquée par une forte ambition, regroupait trois filières distinctes : la filière administrative, la filière financière et la filière judiciaire. L'événement a souligné l'importance de cette nouvelle génération de juristes pour le système judiciaire du pays. Dama Arsène, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et parrain de la promotion, a tenu un discours poignant, rappelant aux jeunes diplômés le serment solennel qui les attendait. Il les a exhortés à exercer leur fonction avec la plus grande équité et impartialité, insistant sur leur responsabilité dans la juste administration de la justice et le respect scrupuleux de l'Etat de droit. Son message a résonné fortement dans la salle, soulignant le poids de la mission qui incombait désormais à ces nouveaux magistrats. La cérémonie a été un moment fort, riche en émotions et en symbole. Et a non seulement célébré la réussite des étudiants, mais a également marqué l'entrée en fonction d'une nouvelle génération de juges, appelés à jouer un rôle crucial dans le maintien de l'ordre et de la justice au sein du pays.

 

Cybersécurité : Madagascar va bénéficier de l'expertise américaine. Une délégation malagasy, conduite par la ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications, Stéphanie Delmotte, a effectué un voyage stratégique à Washington D.C. L'objectif principal de cette mission était d'entamer des discussions fructueuses avec le Bureau of Cyberspace and Digital Policy des Etats-Unis afin de renforcer la coopération bilatérale dans les domaines de la cybersécurité et de la transformation numérique. Les discussions ont porté sur les ambitions de Madagascar en matière de cybersécurité, notamment l'établissement d'un cadre réglementaire robuste pour la gouvernance des données, le projet de développement de data centers nationaux, une infrastructure essentielle pour le stockage et le traitement sécurisé des données à l’intérieur du pays. Enfin, l'amélioration de la connectivité, passant par l'extension des infrastructures numériques et l'utilisation d'énergies renouvelables, a été identifiée comme un élément clé pour un accès équitable et durable à Internet pour tous les Malagasy. Ces négociations ont débouché sur la signature d'un partenariat stratégique entre les deux pays. Cet appui permettra à Madagascar de mieux se prémunir contre les menaces cybernétiques croissantes et de profiter pleinement des opportunités offertes par le développement du numérique. 

 

Formation dans l’armée américaine : sélection rigoureuse des candidats. Le Bureau de coopération militaire de l'Ambassade américaine à Madagascar collabore étroitement avec le ministère des Forces armées pour identifier et sélectionner les candidats les plus prometteurs destinés à suivre une formation prestigieuse au sein des académies militaires américaines. Ce processus de sélection est rigoureux et exigeant, soumettant les aspirants officiers à des évaluations aussi bien académiques que physiques, afin de garantir la sélection des individus possédant le potentiel nécessaire pour exceller. Seuls les candidats démontrant des aptitudes exceptionnelles dans les deux domaines sont retenus. Une fois sélectionnés, ces étudiants bénéficient d'une bourse d'études complète de quatre ans, leur permettant de poursuivre leur formation supérieure dans l'une des trois prestigieuses académies militaires américaines : l'Académie navale américaine (US Naval Academy), l'Académie de l'armée de l'air américaine (US Air Force Academy) ou l'Académie militaire américaine (US Military Academy à West Point). Le programme académique, axé sur les sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM), est d'un niveau extrêmement élevé. Au-delà des compétences techniques, cette formation inculque des valeurs fondamentales de respect et de service, essentielles pour le développement de futurs leaders au sein des Forces armées malagasy. 

 

29 mars 1947 : commémorer pour ne pas oublier et s’inspirer des nationalistes tombés aux combats. Hier, la commémoration du 78e anniversaire de la lutte de libération de Madagascar du 29 mars 1947 a débuté officiellement dans l’enceinte du Stade Barea Mahamasina, marquant un moment crucial pour honorer les nationalistes tombés au combat. Cette célébration, placée sous le thème « Lutte de libération, passage du flambeau pour les générations futures », vise à transmettre l'héritage de ces héros aux jeunes générations. Le ministre de la Défense, le Général Monja Delphin Sahivelo, a insisté sur l'importance de perpétuer le souvenir de cette lutte et de cultiver un patriotisme fervent, rappelant le sacrifice ultime consenti pour l'indépendance du pays. Il a appelé à la défense des valeurs malagasy comme fondement d'un progrès durable, soulignant que la commémoration est l'occasion de renforcer l'unité nationale et de tirer des leçons du passé pour inspirer le développement actuel. Au-delà des cérémonies, le Gouvernement réaffirme son engagement envers les anciens combattants encore vivants, en leur assurant une pension à vie, des soins médicaux et une assistance sanitaire. Des événements annexes, incluant des expositions historiques et des soins médicaux gratuits dispensés conjointement par les médecins militaires et le ministère de la Santé publique, animeront cette célébration du 78e anniversaire. La lutte de libération n'est pas simplement un souvenir, mais une source d'inspiration pour construire un avenir meilleur pour Madagascar.

Fil infos

  • Rumeurs de remblayages et démolitions - L’Etat rassure les habitants d’Ambatolampy- Tsimahafotsy
  • Avant le sommet de la COI - Emmanuel Macron sera en visite d’Etat à Madagascar le 23 avril
  • Epidémie de Chikungunya - La Grande île encerclée
  • 5ème sommet de la COI à Antananarivo - Un rendez-vous axé sur la sécurité et la souveraineté alimentaire
  • Kabeso du roi Toera - Le processus de rapatriement à respecter
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Editorial

  • Dignité et honneur en jeu !
    Dans moins d’un mois, Madagasikara sera le théâtre d’un rendez-vous de notoriété internationale. Dix ans après le sommet de Moroni en 2014, la Grande île accueillera, le 25 avril 2025, le Vème sommet de la Commission de l’océan Indien (COI) dont le thème principal portera sur « la sécurité et la souveraineté alimentaire pour le développement du marché de l’indianocéanie ». Un défi crucial pour les cinq îles sœurs, Madagasikara, la Réunion (France), les Comores, les Seychelles et Maurice, de l’océan Indien ! Le cas de Mayotte reste un « sujet fâcheux » ! Notons qu’en 2014, Madagasikara vient tout juste de sortir du long tunnel issu de la crise de 2009. A l’époque le pays, étant banni du Concert des Nations, se trouvait sur la pelouse étant indésirable des rencontres internationales. Mais après le retour à l’ordre constitutionnel et au respect de la démocratie, la Grande île intègre la…

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