Perte de bagages, saisie injustifiée d’objets, plusieurs irrégularités font jaser les passagers à l'aéroport international d'Ivato. Des pratiques douteuses impliquant certaines brebis galeuses parmi les agents de la douane et qui ternissent l’image du pays aussi bien auprès des ressortissants malgaches que ceux étrangers. Le Président Andry Rajoelina a crevé l’abcès sur le sujet au cours de sa rencontre avec les membres de la diaspora en Corée du Sud, au début de cette semaine. « Un seul ver et c’est tout le fruit qui est pourri et rend à néant tous les efforts déjà effectués », a indiqué le chef de l’Etat qui est en déplacement à Séoul, dans la capitale sud-coréenne depuis samedi.
Face à cette situation délicate, le chef de l’Etat compte bien agir en conséquence. Il a aussi indiqué que dès son retour au pays, il effectuera une descente à Ivato. Une manière pour le Président de rassurer ces membres de la diaspora et d’afficher sa détermination à éradiquer le mal à la racine en s’attaquant au fléau de la corruption et autres mauvaises pratiques à la douane.
Sanctions
Nombreux sont les passagers nationaux ou étrangers qui ont eu l’occasion de passer par l’aéroport d’Ivato et qui ont fait la mauvaise expérience de se confronter à des agents à l’honnêteté douteuse. Touristes étrangers, travailleurs contractuels ou de Malgaches rendant visite à leur famille ne sont pas épargnés par les extorsions et les menaces de ces agents véreux. Le chef de l’Etat a évoqué deux exemples de témoignage qui lui sont parvenus, preuve que le locataire d’Iavoloha est à l’écoute du peuple.
En premier lieu, lors des derniers Jeux des îles, les ouvriers chinois qui ont contribué à la construction de la piste en tartan au stade Barea ont été bien accueillis, mais lors de leur retour en Chine ils auraient été victimes de rackets. « Cela est désolant et donne une image négative de notre pays », selon Andry Rajoelina. Il a aussi évoqué le cas d’une jeune étudiante malgache qui a dû se séparer de 3 flacons de parfum pourtant destinés comme cadeaux pour sa grand-mère et sa mère.
Par conséquent, le Président annonce l’application de sanctions sévères à l’encontre des coupables avérés. « Ivato est la vitrine de Madagascar sur le monde », indique le Président. Il est donc normal que les services y soient exemplaires.
Nikki Razaf

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mardi, 04 juin 2024

La une du 5 juin 2024

Publié dans La Une
mardi, 04 juin 2024

Offensive de l’Orient


Madagasikara attire! Située au cœur des intérêts géostratégiques, des mouvements intercontinentaux, la Grande île suscite la convoitise politique et économique des grandes puissances sinon des puissances émergentes de l’Orient. A la croisée des chemins des grands circuits, Madagasikara concentre les attentions des pays en pleine croissance de l’Asie. Depuis la nuit des temps, la Grande île se trouve sur le passage de la Route de la soie, du circuit des épices, du pétrole et malheureusement la plaque tournante  des trafics de la drogue, d’armes illicites dans l’océan Indien.
En effet, la Chine, l’Inde, le Japon et la Corée du Sud, des géants de l’Asie se bousculent au portail de la Grande île afin de renforcer des liens d’amitié mais surtout pour tisser des relations bilatérales win – win à caractère économique. La valse des délégations de haut niveau au Palais d’Etat d’Iavoloha, ces derniers temps, témoigne des intérêts que ces pays susmentionnés manifestent à l’égard de la Grande île. Des « accords » ou des « traités » de financement respectant le principe universellement reconnu  et mutuellement avantageux : « gagnant – gagnant ! » De mémoire d’homme, Madagasikara n’a jamais suscité autant d’intérêts notamment économiques venant des pays asiatiques en situation d’émergence incontestable. Le cas de Japon mérite la note spéciale. Le pays du Soleil levant avait noué une relation diplomatique avec Madagasikara depuis la Première République. Jusqu’à ce jour, la relation ne cesse de s’améliorer. Elle prend même une tournure beaucoup plus engagée. De même l’Inde, le lien d’amitié entre les deux peuples se renforce davantage. Ce géant asiatique, un milliard deux cent millions d’habitants, renouvelle au fil des années son engagement à soutenir Madagasikara. Même schéma avec la Chine, l’autre géant, on s’intéresse de plus en plus à Madagasikara. La Corée du Sud n’est pas en reste. Le récent voyage que le couple présidentiel vient d’y effectuer souligne la relation au beau fixe entre les deux pays.
Quoi qu’on dise, la vitalité des relations avec les pays émergents asiatiques qui met en évidence la visibilité de la politique économique que le régime Orange applique, éveille les intérêts des pays de l’Orient. Quand les investisseurs manifestent des intérêts en direction d’un pays donné, cela traduit la fiabilité de la politique et surtout le climat des affaires à l’intérieur de ce pays. Il s’agit là d’un atout non négligeable que tout le monde, tenants du pouvoir et concitoyens, ne doivent jamais minimiser. Il faut que chacun assume ses responsabilités pour maintenir le pays toujours accessible aux capitaux étrangers. L’instabilité politique est le danger numéro un à éviter. Nous avons tous intérêt à garder la Grande île dans le statut de pays fréquentable surtout aux yeux des  grands investisseurs.
Quelles que soient les appréciations que chacun concède sur notre pays, il faut reconnaitre que Madagasikara commence à attirer les pays potentiellement reconnus à l’instar de ceux venant de l’Orient. Boudée par certains pays de l’Ouest, la Grande île est en train de tirer l’épingle du jeu dans l’équilibre entre les grands de l’Occident et les « dragons » de l’Asie.
A nous de bien gérer l’opportunité qui se présente et de tirer profit au maximum à travers cette « ruée » vers Madagasikara. Des profits légitimes sans aucune mauvaise foi dans l’intérêt mutuel de tous.
Ndrianaivo

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Coup d’envoi de la première édition du sommet Corée – Afrique, hier au centre de conférence Kintex à Séoul, en Corée du Sud et ce pour une durée de deux jours.  Le Président Andry Rajoelina et son épouse, Mialy Rajoelina ont reçu une invitation du Président sud-coréen Yoon Suk Yeol pour assister à ce sommet. L’évènement, sous le thème “l’avenir que nous construisons ensemble : croissance partagée, durabilité et solidarité”, reçoit la participation de 52 pays africains.
Dans son discours à cette occasion, le chef de l’Etat malagasy a, d’emblée, fait part de son grand intérêt pour cette perspective de coopération florissante entre la Corée du Sud et l’Afrique. « En choisissant de mettre l’accent sur la construction d’un avenir commun, fondé sur la croissance partagée, la durabilité et la solidarité, nous posons les bases d’un modèle de partenariat inclusif qui tient compte des réalités et des défis qui s’imposent à nos pays », a – t – il souligné.
Un exemple à suivre
Par la même occasion, le Président Andry Rajoelina a réitéré que « l’Afrique peut aller plus loin et plus vite, et s’inspire des modèles de développement économique rapide et durable, un exemple que l’économie coréenne a su créer en quelques décennies seulement, grâce à son avancée technologique et sa croissance soutenue ».
Il en appelle à la mobilisation de l’Afrique pour la génération future. Avec les ressources et le potentiel humain déjà existants, le continent a besoin d’un savoir-faire et de la technologie. Selon toujours le numéro un malgache, la Corée apparaît comme un partenaire fiable. Il ne manque pas d’évoquer les réalisations entamées par l’Etat depuis quelques années en vue de rattraper le retard de développement du pays dans différents domaines. La déclaration commune qui découlera de ce sommet est, selon lui, « un témoignage concret de l’importance des valeurs du dialogue et de la solidarité essentielle pour aller plus loin, ensemble ».
Une aide révisée à la hausse
La cérémonie d’hier fut l’occasion pour le gouvernement coréen d’annoncer une augmentation de l’Aide publique au développement (ADP) destinée aux pays africains et concerne plusieurs secteurs comme la santé, les infrastructures et l’éducation. Ce pays envisage également de revoir à la hausse la valeur de ses investissements liés à l’exportation de marchandises depuis la Corée vers l’Afrique.
Après la cérémonie d’ouverture pendant la matinée, le chef de l’Etat malagasy a rencontré son homologue coréen, Yoon Suk Yeol dans le cadre d’un échange bilatéral. Le Président a évoqué, entre autres sujets, le recrutement annuel d’un millier d’employés malagasy dans le cadre du programme « Employment Procurement System (EPS) » ou encore l’équipement en fournitures pour la réhabilitation de la RN1. Pour clôturer la journée d’hier, le Président a procédé à la signature d’un mémorandum d’entente entre Madagascar et la Corée du Sud en matière de ressources minières. Des projets annonciateurs d’une coopération fructueuse entre la Grande île et la Corée du sud.
S.R.


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mardi, 04 juin 2024

Actu-brèves

 Formation locale sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme à Madagascar. Quarante-cinq évaluateurs malgaches et angolais, provenant de diverses entités publiques malgaches et angolaises, participent à cette session. Contrairement aux pratiques antérieures, cette formation cruciale sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme a lieu localement, grâce à la présence des experts de l' ESAAMLG ( Eastern and Southern African Anti Money Laundering Group). Avec le soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Service de renseignement financier de Madagascar (SAMIFIN) coordonne cette formation. Cinq experts de l'ESAAMLG assurent les séances de formation. Le premier jour s'est déroulé au Carlton Anosy, suivi par d'autres sessions prévues au Radisson Ambodivona et à l'Ibis Ankorondrano.  Cette initiative ne se limite pas à la formation locale car Madagascar est également chargé d'évaluer d'autres pays dans le cadre de l'évaluation par les pairs. Il est envisagé que les futurs évaluateurs soient choisis parmi les participants de cette session. Le chef de file des experts internationaux a souligné l'intensité et l'exigence de la formation des évaluateurs, mettant en avant la nécessité d'une volonté inébranlable pour mener à bien cette mission.


30 militaires de l'Armée malgache passeront leur « Brevet para ». Ainsi, le premier saut a commencé hier à la base militaire « Base 213 » d’Arivonimamo. En effet, en tant qu'unité de parachutistes, le 1er bataillon de parachutiste doit posséder toute l'expérience du parachutisme dont disposent les soldats qui la composent pour accomplir leur mission spécifique.
Pour cet examen, il y a 6 sauts à réaliser par soldat à une altitude de 400 mètres. Il y a eu des préparatifs à terre, ou "stage au sol" pendant trois semaines avant ce saut. La 2e semaine a été réalisée avec les "moniteurs TAP" malgaches, et la dernière semaine était partagée avec les "moniteurs TAP" du 2e régiment de parachutistes d'infanterie de marine de La Réunion.
Les nouveaux parachutes des militaires malgaches sont utilisés lors de ce saut.  A noter également que ces parachutes ont été utilisés pour la première fois hier et il a été prouvé que les équipements sont qualifiés pour le parachutage militaire.
Outre les militaires qui passent le Brevet, il y a aussi ceux qui font le saut d'entretien, ou ceux qui confirment leurs compétences ; et le commandant du premier bataillon de parachutistes, le colonel Gianni Tiarison Andriakoto et ses collègues officiers figurent parmi les participants.



Téléphérique : l’ensemble des 27 cabines seront mises à l’épreuve ce jour. Après une semaine des premiers essais des trois cabines sans passager, le projet transport par câble passera à un nouveau cap ce jour. Ainsi, 27 cabines seront mises à l’épreuve vu que les tests d’avant ont été concluants et jugés sécuritaires, indiqua le Secrétariat d’Etat  en charge des Nouvelles villes et de l'Habitat (SENVH). Celles-ci seront envoyées ensemble sur la ligne pour une "phase-test”. Il est à rappeler que lors du premier test avec les 3 cabines, celles-ci ont fait l’aller-retour plusieurs fois afin de procéder aux derniers réglages entre la gare Soarano et Anosy. Dans un premier temps à vide puis en transportant une charge de  900 kg. Le SENVH a aussi tenu à préciser que lors  de cette phase d’essai, ce sont les groupes électrogènes installés dans chaque gare qui vont alimenter la ligne.


Vente aux enchères de véhicules d’occasion  par l’ambassade des Etats-Unis à Antananarivo. Une vente aux enchères publiques sous pli fermé de voitures d’occasion, organisée par l’ambassade des Etats-Unis à Antananarivo, aura lieu le jeudi 20 juin 2024 de 09h à 14h sur le parking de l’ambassade à Andranoro- Antehiroka. L’ambassade indique que chaque  potentiel acheteur doit présenter une carte d’identité nationale pour l’enregistrement, remplir un bulletin d’enchères disponible auprès du personnel de l'ambassade, verser un dépôt en espèces de 200 000 MGA par enchère et en conserver le reçu. Mais encore, pour qu'une offre soit valable, elle doit être supérieure au prix minimum indiqué sur la liste des articles à vendre, distribuée aux visiteurs sur place. Des voitures telles que des 4x4 y seront mises en vente selon les informations transmises par l’ambassade.

Publié dans Politique

Toky Ranaivo, couturier malagasy, a accepté de partager avec nous son parcours, les défis rencontrés et sa vision du monde de la couture dans le pays. Dans cette interview, il nous parle de ses débuts, de ses inspirations et des enjeux du secteur de la mode à Madagascar.

La Vérité (+): Pouvez-vous nous raconter l'histoire de votre entreprise de couture ?

Toky Ranaivo (=) : Tout a commencé en 2019, lorsque j’ai commencé à créer mes premières pièces. Un ami m'a encouragé à montrer mon travail lors d'un défilé de mode qui s’est déroulé à Antananarivo. A l'époque, je n'étais pas très confiant, car mes créations étaient simples et je doutais de leur originalité. Malgré mes hésitations, j’ai décidé d’y participer. A ma grande surprise, ce défilé a marqué le début de ma reconnaissance dans le milieu de la mode.

(+) : Quels sont les principaux produits ou types de vêtement que vous fabriquez ?

(=) : J'ai débuté avec des vêtements simples, mais j’ai rapidement évolué vers des créations plus avant-gardistes. Actuellement, je me concentre sur des vêtements uniques et sophistiqués, adaptés à un usage quotidien tout en restant exceptionnels. Nous réalisons aussi des robes de mariée qui reflètent cette philosophie.

(+) : Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez dans votre activité de couturier à Madagascar ?

(=) : Le secteur créatif à Madagascar est malheureusement peu valorisé. Beaucoup de créateurs locaux peinent à se faire connaître. Le manque de reconnaissance et de soutien pour la créativité locale constitue un véritable obstacle. Chaque jour, nous devons nous battre pour surmonter ces défis.

(+) : Comment trouvez-vous vos fournisseurs de tissus et autres matériaux nécessaires à votre production ?

(=) : Chez Toky Ranaivo Couture, nous ne choisissons pas toutes les matières nous-mêmes. Souvent, ce sont les modèles qui apportent les matériaux nécessaires. Cela nous permet de nous adapter aux besoins spécifiques de chaque création, garantissant ainsi l'originalité et la qualité de nos vêtements.

(+) : Quelle est la perception du public malagasy vis-à-vis des vêtements faits sur mesure ou artisanaux ?

(=) : De nombreux malagasy apprécient et souhaitent porter des créations locales. Cependant, l’accès à ces vêtements reste limité pour beaucoup. Nous travaillons constamment à rendre nos créations plus accessibles afin que chacun puisse en profiter.

(+) : Comment la couture artisanale se positionne-t-elle face à la concurrence des vêtements importés et produits en série ?

(=) : Les créateurs malagasy sont très talentueux et capables de réaliser des pièces extraordinaires. Malheureusement, notre reconnaissance est faible, car les promoteurs de notre travail sont souvent préoccupés par d’autres choses. Malgré cela, nous rivalisons avec les créations étrangères en termes de qualité et de style.

(+) : Quel rôle joue l'innovation dans votre entreprise ? Utilisez-vous des technologies modernes dans vos processus de production ?

(=) : L’innovation est essentielle, mais nous privilégions toujours l’artisanat. Quand c’est nécessaire, nous utilisons des technologies modernes. Cependant, l'essence de notre travail reste dans la création manuelle, ce qui représente véritablement l’artisanat.

(+) : Quels conseils donneriez-vous aux jeunes malagasy qui souhaitent se lancer dans la couture ou créer leur propre entreprise de mode ?

(=) : Mon conseil est de ne pas se lancer dans la création, juste pour gagner de l’argent. Faites-le avec amour et passion. La créativité peut être rentable, mais l’essentiel est de se distinguer en ayant sa propre identité.

(+) : Quels sont vos projets d'avenir pour votre entreprise ? Avez-vous des ambitions de croissance ou d'exportation vers d'autres marchés ?

(=) : Pour l’instant, nous nous concentrons sur le marché local. Nous souhaitons avant tout montrer notre savoir-faire ici à Madagascar avant d'envisager de se lancer dans les exportations.
Carinah Mamilalaina

Publié dans Société



Une première visite dans la Capitale. La consule honoraire de la République tchèque, Shelly Oukabay, a effectué une visite de courtoisie auprès du président de la délégation spéciale (PDS) de la ville d’Antananarivo, Richard Ramanambintana, hier à la Mairie d'Analakely.

A l’issue de leur rencontre, plusieurs sujets ont été abordés dont le domaine de l’éducation, la santé et l’assainissement de la ville. Concernant l’éducation et la formation, Mme Shelly Oukabay a promis un accompagnement pour les 92 écoles primaires publiques (EPP) sous tutelle de la Commune urbaine d'Antananarivo.

L’année scolaire 2024-25 prendra fin dans quelques semaines. Durant la période des grandes vacances, les responsables se concentrent sur la réhabilitation de leur établissement. Cependant, plusieurs EPP dans la Capitale ne disposent pas de budget pour ce faire, malgré le fait que les infrastructures soient dans un état de délabrement avancé. Offrir un environnement sain et propice à l'apprentissage ainsi qu’à l'épanouissement personnel est un important facteur de réussite scolaire pour les élèves. Cela leur permet de mieux se concentrer à l'école. « Ces écoles primaires publiques feront l'objet d'une attention particulière, notamment en termes d'équipements tels que des tables-bancs, tandis que d’autres établissements scolaires seront réhabilités », soutient-elle. En outre, des livres et manuels scolaires seront octroyés à la Bibliothèque municipale et aux EPP.

Par ailleurs, la sécurité dans la Capitale a été également au centre des discussions lors de cette rencontre entre les deux parties, outre l’éducation. Effectivement, plusieurs quartiers tananariviens se trouvent en « zones rouges » en termes d’insécurité. Une situation qui est due au manque d’éclairage dans les ruelles et les routes principales. Sur ce, des éclairages publics seront installés dans ces quartiers sombres. « Nous sommes en train d’établir une liste des quartiers bénéficiaires », explique le PDS de la ville d’Antananarivo.

Anatra R.

Publié dans Société

L’artiste chorégraphique malagasy, Soa Ratsifandrihana, fait parler d’elle sur le sol européen. Après une série de représentations, sa pièce intitulée « Fampitaha, fampita, fampitàna » ou « Comparaison, transmission et rivalité » a été reproduite lors du « Kunstenfestival », un Festival international de théâtre et de danse contemporaine, organisé depuis 30 ans chaque année à Bruxelles (Belgique). L’évènement s’est tenu au Théâtre Varia, dans la capitale belge, du 25 au 29 mai dernier. Cette pièce mélange les genres relatant une histoire que Soa aurait aimé entendre ou voir durant son enfance, et cela à l’aide de récits radiophoniques, musicaux, le tout composé par Joël Rabesolo. Ce chef d’œuvre chorégraphique qui s’entremêle dans une performance entre l’oralité et le mouvement sera de nouveau présenté ce jeudi 6 juin au Théâtre de l’Aquarium, situé à Paris.
Après cette reproduction qui s’est déroulée lors du « Kunstenfestival des Arts » à Bruxelles et son passage à Paris, cette pièce co-produite par le Fonds Yavarhoussen fera le tour de quelques grandes villes européennes. Au programme annoncé par les responsables figurent Paris, Berlin, Orléans, Strasbourg, Toulouse, Avignon ou encore Genève. De quoi donner un aperçu de « Fampitaha, fampita, fampitàna » au niveau international.
Soa Ratsifandrihana est une danseuse et chorégraphe franco-malagasy résidant à Bruxelles. Après avoir fait des études au Conservatoire national supérieur de musique et de danse (CNSMD) de Paris, l’artiste collabore actuellement avec James Thierrée, Salia Sanou et Anne Teresa De Keersmaeker. En octobre 2021, elle a présenté à Bruxelles son premier solo intitulé « Groove ». Couronné de succès, ce spectacle a été joué plus de quarante fois et continue de tourner en Europe. En parallèle, Soa travaille sur un diptyque à travers lequel elle raconte une histoire qu’elle aurait aimé entendre quand elle était petite. Cette histoire prendra la forme d’une création radiophonique baptisée « Ce n’est pas moi qui mens, ce sont les anciens ». L’artiste a puisé dans la tradition orale malagasy tout en recueillant les témoignages des défenseurs de la culture afin de donner vie à ses idées. A partir des éléments fournis, elle a travaillé notamment avec le musicien Joël Rabesolo et des danseurs-performeurs tels qu’Audrey Merilus et Stanley Ollivier afin de pouvoir créer ce chef d’œuvre.
Si.R

Publié dans Culture

La question de la sécurisation foncière demeure un enjeu crucial pour le développement économique de nombreuses nations. Dans le pays, l'absence de sécurisation foncière freine considérablement l'investissement des communautés rurales dans l'amélioration de leurs terres et le développement de l'agriculture. Consciente de cette problématique, la Banque mondiale a souligné l'importance de cette question pour le pays. Depuis 2016, le projet CASEF (Croissance agricole et de sécurisation foncière) soutient une réforme foncière ambitieuse, pilotée par le Gouvernement. L'objectif de cette réforme est de faciliter l'accès à la propriété foncière, en particulier pour les ménages ruraux, souvent les plus vulnérables face à l'insécurité foncière. Grâce à cette initiative, les agriculteurs peuvent désormais enregistrer leurs terres plus rapidement et à moindre coût à travers un nouveau document officiel, le certificat foncier. Contrairement aux titres traditionnels délivrés par l'Etat central, ces certificats sont émis par des bureaux fonciers décentralisés au niveau communal. Les résultats de cette réforme sont déjà visibles. A ce jour, 1 050 000 certificats fonciers ont été délivrés à 400 000 ménages, et 300 000 autres dossiers sont en cours de traitement. L'objectif fixé pour juin 2024 est ambitieux : sécuriser un total de 1,39 million de parcelles, permettant ainsi à environ 513 000 ménages d'obtenir la reconnaissance officielle de leurs terres.
Investissement
La réforme foncière ne se contente pas de répondre aux besoins locaux ; elle s'inscrit également comme un modèle pour d'autres pays africains. Des délégations venues de pays aussi éloignés que le Burundi et le Sénégal se sont rendues dans la Grande île pour s'inspirer de cette expérience réussie. Le système de délivrance des certificats fonciers au niveau communal a particulièrement retenu l'attention en raison de son efficacité et de sa capacité à rendre la propriété foncière plus accessible. L'impact de cette réforme est multiple. En sécurisant leurs terres, les agriculteurs sont davantage motivés à investir dans l'amélioration de leurs exploitations. Cela inclut l'intensification de l'agriculture, mais aussi le développement d'activités non agricoles qui peuvent diversifier les sources de revenus et renforcer la résilience des communautés rurales. A long terme, une meilleure sécurisation foncière peut contribuer à réduire la pauvreté et à stimuler le développement économique rural. En somme, la réforme foncière malagasy, soutenue par le projet CASEF et la Banque mondiale, représente une avancée majeure pour le pays. Elle offre une solution pratique et accessible à la problématique de la sécurisation foncière et inspire d'autres nations africaines à suivre cet exemple novateur. Alors que la date butoir de fin juin 2024 approche, tous les regards sont tournés vers nous pour voir si ce modèle continuera de porter ses fruits et de stimuler un développement durable dans toute la région.
Hary Rakoto




Publié dans Economie



Double podium pour le petit prodige du sport mécanique malagasy. A hauteur de ses 16 ans, Bryan Ratsivahiny a toujours fait parler de lui. Il a frappé fort avec « Tonnerre », sa monture 205 Peugeot lors de la deuxième manche du championnat de Madagascar de Run « 2nd round », organisé par le club Antananarivo Auto Moto à Arivonimamo.

Il a fait deux podiums à l'issue de cette manche de Run 400 m et a fait un exploit en gagnant une place parmi le top 10 du classement général avec un temps de 13,189s derrière Toussaint et Andry, tous de la catégorie Prorun. Les trois podiums sont occupés par trois cadors, Jaytaxx, Bobo et Vazaha.

Le fils du député d’Atsimondrano a ravi le trophée de la catégorie des jeunes avec sa Peugeot 205 « Tonnerre ». Il a devancé Steven en catégorie Run et Bouta complète le podium (Super Run). Durant ses passages obligatoires, Bryan a également amélioré son temps en frôlant la barre des 12 secondes. Avec « Tonnerre », il a réalisé 12,90 s puis 12,89 s deux fois. Un exploit qui fait sa fierté.

« J'ai débuté le Run en 2022 ». A 14 ans, je me souviens avoir été si fier de mes débuts en parcourant les 402 m d'Arivonimamo en 16s, voire 17s. En même temps, j'enviais les grands gourous du Run, particulièrement ceux de ma catégorie qui réussissaient brillamment à obtenir 12s et 13s en ces temps. Je me disais que c'était un énorme exploit et que, surtout, un jour, j'aimerais en faire autant.


Mais 2 ans plus tard, je me sens plus que fier de réaliser que finalement, je les ai aussi eu, ces fameux 12s sur ma petite 205 215 T8. Je me sens humblement grand à avoir pris le départ avec les « plus grands » dans cette discipline. Si lors de la 1ère manche de ce Run j'ai eu l'honneur de parcourir avec Bobo BRC Bobo Racing Club, j'ai aussi pu confronter les fameux champions tels que Toussaint Mehy sur sa Golf GTI, Vazaha sur sa Subaru et Jaytaxx Rasolojaona sur la fameuse voiture bleue, nous récite Bryan.
Outre la catégorie jeune, il est également champion de la catégorie super Run.

Tahiana Rasolojaona sur BM JZXDrive remporte la victoire de la deuxième manche du championnat de Madagascar des Runs.
Bryan Ratsivahiny lorgne déjà sur la troisième manche du championnat organisé par Run Mada, programmée le 7 juillet prochain.

E.F.






Publié dans Sport

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Editorial

  • Secteur combatif
    Le tourisme, le fer de lance pour la relance de l’économie nationale, se trouve en tête de la ligne du front dans la bataille sans merci contre la malédiction, si on peut s’exprimer ainsi, qui semble s’éterniser. En effet, il faut batailler dur si l’on veut briser à jamais le blocage en béton gênant la remontada. En diapason avec le ministère des Transports et de la Météorologie, le département du Tourisme et de l’Artisanat, en tête de peloton, sous l’impulsion de l’inamovible ministre Randriamandranto Joël conduit en tandem avec le ministre Ramonjavelo Manambahoaka Valéry Fitzgerald, le combat. En fait, les ministères du Tourisme et des Transports sont deux départements appelés à unir leur force dans un cadre de stratégie commune afin de coordonner les actions.

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