dimanche, 21 novembre 2021

La une du 22 novembre 2021

Publié dans La Une

Rien ne va plus ! Trop d'irrégularités ! Les passagers se plaignent du comportement des chauffeurs et de leurs aides. Il s’agit de l’augmentation du tarif, des insultes, sans parler du non respect des destinations finales. Bon nombre de « taxis-be » exerçant dans la zone urbaine et suburbaine ne respectent plus le cahier des charges. Chaque jour, dès 16 heures, ils ne veulent plus transporter les passagers jusqu’au terminus. Sont concernées la ligne D reliant Ivato ou Ambohidratrimo, Anosiala et Vasacoss, la ligne 180 reliant Alarobia et  Ambanidia, la ligne 163 reliant Ilafy et Alasora, et celles reliant Analakely et Ambohimanarina, Andranomena ou encore Andefan’Ambohijanahary et Ambatolampy. Pour pouvoir rentrer chez eux, les passagers doivent s’acquitter d’une somme de 1 500 ariary, soit le triple du tarif normal. Pour ces deux premières lignes, les véhicules font un demi-tour devant l’immeuble Ny Havana aux 67 Ha et ce, sous les yeux des  Forces  de l’ordre. Les transporteurs ne se cachent plus pour effectuer ces actes indignes de leur profession. 
Pour d’autres transporteurs, ils changent subitement d’itinéraire. Et quand les passagers défendent leur droit, c’est là que les querelles entre les deux parties commencent. Le chauffeur menace les passagers en éteignant le moteur du véhicule. A plusieurs reprises, les voyageurs ont déposé une plainte face au mauvais comportement des chauffeurs et des receveurs, ainsi que la médiocrité de la qualité de services offerts. Mais jusqu’à ce jour, aucune amélioration n’a été constatée. Le service se détériore de jour en jour. Malgré l’existence des  points  de contrôle sur les routes, rien n’a changé. Les contrôleurs, de leur côté, sont devenus des complices des transporteurs irréguliers.
En rappel, à travers une descente effectuée par l’Agence des transports terrestres (ATT) au niveau de la ligne D rassemblant les coopératives KOFIAMA, FIFIABE et Fanantenana, cette dernière a averti les transporteurs sur les règlements qui sont enregistrés dans leur cahier des charges. Ainsi, l’ATT a réitéré que les véhicules de transport ne devront pas changer leur destination, outre que celle stipulée dans la licence délivrée par ce département en charge des transports terrestres. Par conséquent, tous les véhicules doivent toujours démarrer au niveau d’un primus et arriver à un endroit désigné comme terminus. Les passagers doivent être récupérés et transportés jusqu’à leur destination finale, et ce, à un tarif unique. Ainsi, les horaires de travail enregistrés dans ce cahier doivent être respectés.
Anatra R.

Publié dans Société


Le septième art avance à grands pas. La sculpture du cinéaste Solo Ignace Randrasana a été installée samedi dernier à l’avenue de l’Indépendance, Analakely. L’œuvre fabriquée en métal, montrant le cinéaste coiffé d’un chapeau, assis sur un banc et tenant dans sa main gauche son zébu d’or, a été donc dévoilée aux yeux du grand public. Laza, directeur du festival Les rencontres du film court (RFC), avec la Commune urbaine d’Antananarivo menée par Naina Andriantsitohaina, ainsi que quelques producteurs et réalisateurs de cinéma malagasy sont venus sur les lieux pour marquer ce grand jour et inaugurer ainsi le « Zaridaina Ciné malagasy » ou jardin des cinéastes. Il s’agit d’une installation permanente conçue pour rendre hommage aux grandes figures du cinéma malagasy et accueillir au fur et à mesure des sculptures de ces figures incontournables. « Comme son nom l’indique, ce jardin sera dédié au septième art. Un jardin où nous allons rendre hommage aux grandes figures du cinéma à Madagascar. Solo Ignace Randrasana est le premier occupant de ce lieu avec sa statue, mais nous allons ériger une sculpture tous les ans dans ce jardin », a déclaré le directeur du festival RFC lors de cette cérémonie d’inauguration.

Conte
Pour plus de précision et d’information, Solo Ignace Randrasana était le premier malagasy à réaliser un long métrage  avec son film « Very remby » en 1973. Il était également plus connu avec son œuvre majeure « Ilo tsy very » qui relate l’insurrection malagasy de 1947, dont il a tourné une seconde version en 2010. Durant l’inauguration, les membres du comité dudit festival RFC ont discerné un zébu d’or à titre posthume pour ce premier réalisateur malagasy disparu le 26 août 2011. Si auparavant, ce sont les statues et sculptures de politiciens qui sont souvent érigées et vues à des différents endroits, cette fois-ci et pour la première fois dans l’histoire du cinéma malagasy, c’est une sculpture d'un cinéaste qui est mise en avant. Pour les curieux et amateurs d’art mais surtout ceux du cinéma, cela ne coûte rien de venir jeter un coup d’œil à cette sculpture signée Tahina Rakotoarivony. A noter que le festival Les rencontres du film court se poursuit encore avec des différentes programmations alléchantes, notamment à travers les projections de films à l’IFM Analakely et dans la salle de cinéma Cinépax, Ambodivona, et tout cela gratuitement.
Sitraka Rakotobe

Publié dans Culture


Les nouvelles qui se propagent, en ce qui concerne le Coronavirus, font souffler un vent d’inquiétude dans le pays. « Craignez-vous qu’une nouvelle vague frappe le pays ? ». A cette question, une frange non négligeable de la population malagasy répondra aujourd’hui par l’affirmative.
L’angoisse et la peur s’emparent de la population malagasy suite aux récentes informations concernant des contaminations à la Covid-19 dans plusieurs Districts du pays. En quelques semaines, le nombre de nouveaux cas a augmenté de manière remarquable. 45 nouveaux porteurs du virus ont été enregistrés sur tout le territoire malagasy à la date du 19 novembre à midi (voir article par ailleurs). Il s’agit ici des cas officiellement répertoriés, c’est-à-dire des individus qui ont été testés. Ces chiffres ne prennent pas en compte les éventuels cas de contamination en dehors de ce circuit officiel, s’alarme un observateur.
La plus grosse crainte des gens, c’est une éventuelle présence du variant Delta à Madagascar. Ce variant du Coronavirus est considéré comme l’un des plus contagieux par l’Organisation mondiale de la santé. Avec cette souche Delta de la Covid-19, l’Europe connaît aujourd’hui une cinquième vague. Plus proche de la Grande-île, Maurice subit également les conséquences de ce variant. L’île sœur a enregistré 85 décès et 1 277 nouveaux cas de Covid en une semaine.
Maurice est dans une « phase critique » a indiqué le ministre de la Santé mauricien. Sur place, le nombre de personnes hospitalisées augmente. Saturés, les hôpitaux de l’île font face à un besoin en urgence d’oxygène. Les autorités mauriciennes sont obligées de demander de l’aide à La Réunion pour lui fournir de l’oxygène. En Europe comme à Maurice, le taux de vaccination est élevé. Dans la Grande-île, il n’excède que de peu les 2%. 
Cette implosion des cas à Maurice est arrivée à la suite de la réouverture de ses frontières. Un cas que beaucoup craignent de voir se reproduire à Madagascar. En effet, l’île a récemment rouvert ses frontières aux personnes en provenance de l’Europe. Beaucoup se demandent si le jeu en vaut la chandelle. Et s’il ne serait pas préférable de revoir la question. D’ailleurs, certains de faire remarquer que les touristes candidats à un séjour dans la Grande-île ne se bousculent pas vraiment au portillon. La destination « Grande-île » d’ailleurs a récemment été déconseillée par les autorités américaines.
En tout cas, les autorités malagasy n’ont de cesse d’appeler la population à la vigilance face à ce virus. Surtout dans le cadre de cette réouverture des frontières. Beaucoup sont nombreux à s’offusquer du laxisme de la population, du manque de discipline ou du relâchement énorme des Malagasy. Ce qui laisse envisager le pire.
Beaucoup ont encore en mémoire les conséquences de la seconde vague intervenue vers la fin du premier trimestre 2021 dans le pays, avec notamment son lot élevé de contaminations et de décès. Un douloureux souvenir qui revient à la surface avec les sirènes des ambulances qui semblent ces derniers jours plus fréquentes qu’il y a quelques mois voire quelques semaines.
Un certain nombre de Malagasy estime ainsi que des mesures et des sanctions doivent être réinstaurées. Pour enrayer la chaine de contamination dès à présent, certains avancent l’idée d’un isolement des localités où le virus sévit. Et ce, pour éviter d’en arriver à une situation plus grave et plus généralisée, nécessitant des mesures plus drastiques telles que le confinement. 
La Rédaction

Publié dans Politique


Tôt hier matin, un gang composé de quelques individus armés, a tenté de prendre d’assaut la maison d’un particulier sise dans le quartier de l’Ivory à Fianarantsoa. Cependant, les malfrats ont eu la désagréable surprise de découvrir que la Police les y a déjà attendus de pied ferme. Rapidement, l’affaire a dégénéré et ce fut une escalade où les policiers ont dû échanger quelques tirs avec les bandits. Selon une source policière, l’affrontement fut bref mais était très brutal. A preuve, deux des assaillants ont été alors mortellement atteints par les balles venant des tirs des Forces de l’ordre.
Outre l’élimination de ces bandits, les Forces de défense ont également confisqué les fusils de fabrication locale, munis de munitions de calibre 12, que les agresseurs ont utilisés. Les amulettes censées produire une protection chez les malfaiteurs, figurent aussi dans la liste des objets douteux.
Dans un sens, les Forces de défense ont pu mener l’opération avec succès, et cela grâce aussi au renseignement fourni par des informateurs civils. On peut dire donc que c’est le plus récent fait sanglant enregistré au cours de ces trois derniers mois dans un autre quartier de la Capitale betsileo. Il y a quelques mois, une action similaire de la Police s’est soldée par la mort d’autres bandits, qui étaient entraînés cette fois-ci dans l’agression mortelle d’un journaliste local, sans parler de celle de riverains à l’époque.

F.R.

Publié dans Société
dimanche, 21 novembre 2021

Dialogue constructif

Le IXème dialogue politique entre le Gouvernement et l’Union européenne s‘est tenu ce week-end passé au Palais d’Etat d’Iavoloha. En présence d’une part du Chef de l’Etat Rajoelina Andry Nirina assisté par le Premier ministre, Chef de Gouvernement, conduisant la partie malagasy et de SEM Giovanni Di Girolamo ambassadeur de la délégation européenne à Madagasikara dirigeant le côté européen. Le dialogue se faisait dans un état d’esprit constructif et sous le signe de la loyauté. 
Le thème général du dialogue portait essentiellement sur trois sujets phares : le bon déroulement de la présidentielle de 2023, la relance économique post-Covid et le changement climatique et les impacts négatifs dont entre autres la sécheresse dans le Sud, etc.
A deux ans du rendez-vous crucial, l’Union européenne voulait avoir le cœur net sur l’organisation et les préparatifs du scrutin présidentiel. En sa qualité de partenaire privilégié de la Grande île, elle tenait à scruter à la première loge et s’assurer que tout se déroulera selon le principe sacro-saint de la démocratie. L’UE n’a pas dérogé à la règle en pareille circonstance à savoir rappeler les consignes constructives pour le bon déroulement de l’élection présidentielle. Elle reconnait que le scrutin de 2018 avait eu lieu dans un cadre de transparence où tous les acteurs politiques et associatifs ont pu participer librement. L’alternance, l’objet initial de la démocratie, était au rendez-vous. L’UE tenait aussi à faire état de son aval sur la légitimité et la crédibilité des institutions en charge des élections à Madagasikara à savoir la HCC et la CENI. Elles ont été mises en place dans le respect effectif et conformément au prescrit de la loi fondamentale. Par ailleurs, elle souhaitait avoir plus de détails sur la gestion des aides allouées et destinées à la réponse à la pandémie.
La relance économique post-Covid, l’autre sujet de taille, clouait l’attention de la partie malagasy aussi bien des partenaires européens. Madagasikara, au même titre que d’autres, subit de plein fouet les impacts de la pandémie. L’économie, étant la principale victime, est asphyxiée. Le Gouvernement malagasy a exposé les mesures prises en vue de « ranimer » le pays. Le tourisme, un des secteurs les plus touchés, jouit des dispositions particulières du régime en place. La réouverture des frontières se trouve à la base des mesures prises et ce afin de donner accès à la venue des touristes notamment européens. En fait, c’est une mesure risquée dans un contexte de menace d’un retour en force du virus mortel (3ème vague) mais le Gouvernement s’engage à mettre en branle tous les dispositifs entre autres l’intensification de la campagne de vaccination. Il faut accroitre au maximum la couverture vaccinale.
La Grande île, étant un pays frontalement exposé aux effets dévastateurs du dérèglement climatique, attire à haute voix l’attention des partenaires. La délégation malagasy conduite par le Président Rajoelina s’est attribué la charge sacrée de plaider la cause des pays en difficulté auprès de la Communauté internationale de manière à ce qu’on se penche sérieusement sur leur cas. La sécheresse dans le Sud, conséquence directe du réchauffement climatique, concentre les grands efforts du Gouvernement. Il fait un vibrant appel à la solidarité internationale.
Loin des débats contre-productifs ailleurs, le dialogue politique avec les PTF en l’occurrence l’UE est toujours constructif.
Ndrianaivo


Publié dans Editorial


Le rendez – vous qu’il ne fallait pas manquer pour tous les enfants malagasy. Pour la 3ème fois successive, le Président Andry Rajoelina a donné la parole aux enfants à travers l’émission « Demokr’Ankizy » initiée par l’UNICEF dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l'enfance. Le numéro un de l’Exécutif a échangé avec une cinquantaine d’enfants issus des quatre coins de l’île au cours de l’émission tournée dans l’enceinte du Palais présidentiel d’Iavoloha et diffusée hier sur la chaîne nationale.  Ce fut l’occasion pour ces enfants d’aborder avec le Chef de l’Etat différents sujets liés aux droits des enfants, à l’éducation, l’environnement, la santé, entre autres. Le numéro un de l’Exécutif a, ainsi, écouté, répondu aux questions des enfants et décrypté les différents projets mis en œuvre dans ces différents domaines conformément à la politique de l’Etat.
La question concernant les cantines scolaires ont particulièrement titillé la curiosité des enfants qui ont fait preuve d’audace et de sérieux. Le Président d’expliquer que le régime a fourni des efforts conséquents pour augmenter le nombre de cantines scolaires dans le pays. Ainsi, leur effectif est passé de 100 000 en 2019, à 500 000 en 2021, soit 5 fois plus en l’espace de deux ans. Un projet dans lequel l’Etat s’investit de façon considérable en y allouant un budget de 18 milliards d’ariary. Aujourd’hui, 17 Régions réparties dans 41 Districts bénéficient de cantines scolaires.
Une éducation à la tolérance et au patriotisme
L’Education était également un des sujets qui tiennent à cœur les enfants. A ce sujet, le Président d’évoquer le programme d’éducation inclusive dans lequel l’Etat porte une attention particulière sur les enfants handicapés. « Les EPP manara – penitra que nous avons mises en place sont toutes équipées de manière à faciliter la mobilité pour les enfants en situation de handicap », affirme le Président.
L’homme fort du pays a souligné qu’il faut lutter à tout prix contre la discrimination et ce, par le biais de l’éducation dès le plus jeune âge. Par conséquent, il a déclaré l’intégration dans le programme scolaire des valeurs comme la tolérance, le patriotisme, etc. Sur un tout autre sujet concernant enfants et les nouvelles technologies, le locataire d’Iavoloha a plaidé pour un usage limité des réseaux sociaux pour les enfants avec l’assistance parentale.
La famine qui frappe la population dans le Sud n’a pas manqué d’être soulevée par les jeunes participants à l’émission « Demokr’Ankizy ». Le Président a ainsi attiré leur attention sur l’importance d’être reconnaissant par rapport à tout ce qu’on dispose au quotidien, avant d’exposer les différents programmes mis en place par l’Etat pour lutter efficacement contre le « Kere ». Ces enfants ont pu aussi montrer leur talent devant le Président de la République.
Sandra R.

Publié dans Politique


Cela fait trois semaines que la Capitale est asphyxiée par la pollution. Le smog n’a toujours pas quitté le ciel d’Antananarivo, et cela depuis des jours. Les bulletins de surveillance de la qualité de l’air dans la ville ne cessent de mettre en garde la population, mais surtout les personnes sensibles sur les risques de cette dégradation de la qualité de l’air. « Pour les trois prochains jours, les conditions météorologiques devraient rester favorables à l’accumulation de polluants, et la qualité de l’air devrait rester malsaine pour les personnes sensibles à la population de l’air comme les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes atteintes de problèmes respiratoires et cardiaques», répète le service des recherches hydrométéorologiques depuis plusieurs jours. La soirée de pluie de la semaine dernière n’a donc pas réussi à dissiper les particules polluantes. Elles sont trop nombreuses pour être dissipées en une seule fois. Pour cause, en pleine saison de feux de brousse, si Madagascar brûle, la Région d’Analamanga est particulièrement entourée de feux. La semaine dernière en effet, l’on pouvait observer sur le site de Firecast Conservation International tous les feux dans cette partie du pays. Ce site utilise notamment des observations par satellite pour localiser les feux et les perturbations forestières.
Antananarivo se retrouve ainsi entourée par plus d’une dizaine de feux de brousse, sachant que ces derniers sont les principales causes de la dégradation de la qualité de l’air dans la grande ville en plus des gaz d’échappement et de l’incinération de déchets à l’air libre, sans oublier les fumées dégagées par les industries. Pourtant, malgré tout cela, le vice-ministère en charge de la Reforestation ne considère pas encore la gravité de la situation. «En observant bien, les feux de brousse ont drastiquement diminué cette année, sauf qu’on en parle constamment sur les réseaux sociaux, on extrapole même. Et au final, nous avons l’impression que la situation est extrêmement grave. Mais non, tout cela est une question de communication. Nous pouvons même vérifier avec les chiffres enregistrés», soutient Haingosoa Hortensia Antoinesie, vice-ministre en charge de la Reforestation, lors d’une rencontre avec la presse, la semaine dernière. Alors que la semaine dernière par exemple, les autorités ont constaté une hausse inquiétante du nombre d’enfants qui souffrent de problèmes respiratoires. Mais là, il n’est pas question d’augmentation ou de réduction du nombre de feux de brousse. Le vrai problème est que les zones forestières du pays continuent de diminuer de manière considérable. Ainsi pour Analamanga, elles ne suffisent plus pour capter la pollution et la pluie. Et cela a des impacts directs sur les conditions de vie de la population.
L’heure est grave ! L’heure n’est plus aux sensibilisations mais aux actions ! Qu’est-ce-que les autorités concernées vont faire concrètement pour diminuer la pollution de l’air à Antananarivo ? Il faut prendre des décisions fermes pour avoir des résultats immédiats, sinon, toute la population de la Capitale va mourir asphyxiée.
La Rédaction

Publié dans Economie


Après 21 ans d’œuvres sociales, l’association RCTS Pachamama Madagascar a de nouveau gagné la confiance de ses partenaires. Ces derniers ont confirmé leurs engagements envers l’association à vocation éducative pour les jeunes enfants issus des familles défavorisées. Une journée des partenaires a été tenue ce weekend au siège de l’association à Imamba- Soavimasoandro. Actuellement, 350 enfants et 130 jeunes bénéficient des activités de ladite association. Un repas festif a été tenu durant la journée du samedi entre les partenaires et les 450 enfants éduqués dans le centre.  La journée a été honorée par la présence du ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Vavitsara Rahantanirina Gabriella et de la députée de la Région de Diana.
« D’ores et déjà, nous nous engageons en faveur des jeunes à travers des actions communes et nous envisageons d’effectuer des actions synchronisées focalisées sur la formation de ces jeunes », a avancé la ministre Vavitsara.
 
« Je tiens à remercier vivement les partenaires comme la Société Générale Madagascar car, grâce à eux, nous pouvons pérenniser notre projet. Et par ailleurs, nous ne cesserons de demander à l’Etat malagasy d’inscrire le terrain à l’association », martèle Avotra Tokianaina Andrianarisoa, président en exercice de l’association RCTS. 
Rappelons que cette dernière a offert des appuis scolaires pour les enfants membres, comme la lecture et le cours d’informatique. Prochainement, l’association projette de bâtir un dortoir et un dispensaire pour les membres et leur famille ainsi que pour la population riveraine, informe Daniel Besaguet, manager général de RCTS.
En 21 ans d’existence, le centre a parcouru des chemins épineux. Le terrain était une rizière marécageuse quand l’association l’a transformé en terrain aménageable. Depuis, la notoriété de l’école du RCTS a dépassé les frontières malagasy en devenant ainsi une référence en matière de réinsertion sociale.
Après deux années de litige foncier avec l’Etat, tout est rentré dans l’ordre. En effet, l’association continue ses actions tous les mercredis et samedis au bénéfice des pensionnaires. Actuellement, deux joueuses du RCTS sont sociétaires de l’équipe nationale Dames, tandis que l’équipe masculine figure en tête de poule de la Fédéral 2. L’association French Flair est le partenaire principal du RCTS depuis 2014.
Elias Fanomezantsoa

Publié dans Sport


Vendredi dernier, les agents de la Direction régionale de l’environnement et du développement durable (DREDD) d’Atsinanana sont rentrés les mains vides à Toamasina. Ce jour et la veille, ils sont venus à Andranokoditra, à 60 km au sud de la ville du port sur le Canal des Pangalanes, suite à un soit transmis du procureur de la République auprès du Tribunal de première instance.
Ce dernier leur a enjoint d’ouvrir une enquête, arrêter deux jeunes et les déferrer au Parquet pour exploitation illicite de produits forestiers et incendie de la forêt classée de Vohibola. Il s’agit d’une aire protégée riche en faune et flore vitales non seulement pour le littoral Est de Madagascar mais aussi pour toute l’île voire le monde entier en l’état actuel du déclin environnemental et du changement climatique.
Gérée depuis 2017 par l’association Razan’ny Vohibola, la forêt continue de subir des pressions grandissantes de la part de certains habitants de mèche avec des trafiquants opérant dans la capitale économique. La coupe sélective, la production de charbon de bois et la chasse clandestine mettent en péril le joyau écotouristique de la Commune rurale d’Ambinaninony, Brickaville.
Vengeance
Le 10 novembre, deux jeunes hommes résidant à Andranokoditra ont été pris en flagrant délit à l’intérieur de l’aire protégée. Ils y ont clandestinement fabriqué du charbon de bois alors qu’une partie de la forêt était en feu. Arrêté sur-le-champ, le duo était conduit par les patrouilleurs au village pour y être présenté à la présidente du Fokontany.
Le lendemain, alors que les deux compères étaient en cours de transfert au bureau de la DREDD à Toamasina aux frais de Razan’ny Vohibola, ils se sont volatilisés dans la nature avec la complicité des responsables locaux. L’intervention de la mairesse d’Ambinaninony était déterminante dans ce manège. Le soir même, les incriminés étaient vus en train de boire au village en criant vengeance.
Se sentant trahie, l’association a saisi le Parquet de Toamasina en dénonçant l’attitude de l’élue locale. A la lumière de la législation malagasy, les collectivités territoriales décentralisées ont l’obligation de prêter main forte à toute organisation œuvrant pour la conservation de la nature sur les territoires de leur ressort. Pour le cas de Vohibola, la mairesse se ferait complice des destructeurs de la forêt au lieu de coopérer avec l’administration publique.
Procès-verbal de carence
Le 18 novembre, une équipe de la DREDD est en effet descendue sur le terrain pour faire exécuter l’ordre du Parquet. La veille, un autre incendie s’est déclaré à proximité de l’endroit où les deux jeunes gens étaient appréhendés une semaine auparavant. Ceux-ci sont restés introuvables au moment où les envoyés de Toamasina allaient les cueillir chez eux.
Une fois de plus, ils auraient bénéficié de la protection des responsables locaux. L’élue les aurait demandés de se réfugier tout près d’elle à son village à Savalaina le long de la RN2. Force était pour les agents de la DREDD de dresser un procès-verbal de carence au grand dam de Razan’ny Vohibola. Celle-ci est bien consciente de la difficulté socioéconomique poussant certains à commettre des actes illicites.
A la COP26 qui s’est tenue ce mois à Glasgow, Ecosse, le Président Andry Rajoelina a réitéré la volonté de son administration de protéger la nature. Le ministère de l'Environnement et du Développement durable, quant à lui, a constamment insisté sur la tolérance zéro à l’égard des crimes environnementaux.
Le ministère de la Justice, par le biais du ministre Herilaza Imbiki, abonde dans le même sens. Par ailleurs, le code des aires protégées de Madagascar prévoit les sanctions à infliger aux auteurs des infractions touchant ces zones. L’épisode Vohibola est donc une affaire à suivre de près.
La rédaction

Publié dans Politique
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Editorial

  • Au ras des pâquerettes !
    La déviance mène partout, conduit nulle part sauf sur le droit chemin ! Une certaine partie de la classe politique du pays notamment celle qui revendique l'honneur d'appartenir à l'Opposition s'enlise dans la démence intellectuelle. On dévie à cœur joie les débats. On crée de faux problèmes et on monte au créneau pour des polémiques stériles. Les vrais débats s'effacent et on s'éloigne des vraies solutions !

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