dimanche, 07 novembre 2021

La une du 8 novembre 2021

Publié dans La Une


Plein comme un œuf. Dama et Bekoto, les deux artistes restants de Mahaleo se sont produits dans le stade de verdure d’Antsahamanitra, bien rempli par ses fans hier. Un concert entrant dans le cadre de la célébration du 50ème anniversaire du groupe. Le spectacle était riche en souvenirs et plein d’émotion malgré une longue attente causée par le retard du commencement du show. Effectivement, même s’ils ne sont plus que deux à former le groupe après la disparition des autres membres, Dama et Bekoto ont encore prouvé et réitéré que Mahaleo est toujours là. Sur scène, ils ont pu satisfaire les fans et faire revivre les chansons qu'ils jouaient ensemble autrefois avec leurs amis décédés. Les retrouvailles ont été à la fois amusantes et satisfaisantes pour les spectateurs venus nombreux pour répondre à l'appel. Sur scène, les deux compères ont pu satisfaire les fans et faire revivre les chansons qu'ils jouaient ensemble autrefois avec leurs amis décédés. Des fans qui pensaient déjà qu'ils ne reverraient plus jamais le groupe se reproduire sur une grande scène.

Surprise

« Ianareo ve hijanona sa hiaraka aminay », tel était l’intitulé du concert que Mahaleo a choisi pour graver dans la mémoire la célébration du 50e anniversaire du groupe. Et bien entendu, les fans sont venus en millier pour voir leurs idoles. Des admirateurs issus de toutes les générations ont toujours soif de revoir Mahaleo sur scène et ont hâte d’entendre des nouveaux morceaux du groupe pour les années à venir. Une autre surprise : l’arrivée des enfants de Dama et ceux de Bekoto qui sont venus accompagner les deux artistes sur scène a également été la cerise sur le gâteau durant le show. Parmi eux, on peut citer Popol, Maharo,… qui ont emprunté la chanson de Dadah « Tsy misy ny doria » et « Farakely ». Les émotions et les souvenirs étaient en rendez-vous durant plus de quatre heures. Comme d’habitude, dans un concert donné par Mahaleo, ce sont plutôt les spectateurs qui chantent à la place des membres groupe. Hélas, de nombreux fans n’ont pas pu assister au spectacle et ont demandé de faire un remake dans un endroit plus spacieux tel le Palais des Sports ou pourquoi pas à Antsonjombe. En tout cas, il est certain que, même réduits à deux après la disparition successive de leurs compères, Bekoto et Dama ont tout de même pu offrir un spectacle chaleureux qui a ravi les fans de ce groupe mythique.
Sitraka Rakotobe





Publié dans Culture


La semaine dernière, une embarcation connue familièrement sous l’appellation de « la coque », et qui a transporté vingt clandestins du pays vers Mayotte, membres de l’équipage inclus, fut retenue plusieurs jours en haute mer au large d’Ambanja, à la suite d’une avarie de son moteur. Il s’agissait d’un drame où quatre personnes, dont deux enfants en bas-âge, mouraient des suites d’inanition, faute notamment de vivres et d’eau potable tandis que le capitaine du petit navire demeure jusqu’à présent introuvable. « Justement, on ne sait s’il est mort et vivant !  L’enquête en cours tente encore d’apporter la lumière sur son sort », confie une source auprès de la Gendarmerie à Nosy-Be. A propos, 17 personnes impliquées dans cette affaire, sans oublier l’armateur, ont été soumises à un interrogatoire, ces derniers jours, et la procédure n’est pas encore terminée, du moins lors de notre conversation avec la Gendarmerie, dimanche dernier. « Sitôt leurs auditions terminées, ces personnes seront déférées au Parquet d’Antsiranana, probablement dans le courant de la semaine prochaine », continue notre interlocuteur.
A entendre dire ce dernier, aucun n’échappera à ce déferrement en vue puisqu’il y eut des infractions. « Le ressortissant français figure sur la liste de ceux qui auront à répondre de leurs actes devant le juge d’instruction. Il en est de même pour l’armateur. Mais attendons de voir. Nous sommes encore en pleine investigation », conclut-il.
Les 16 rescapés furent sauvés et récupérés par les Forces de l’ordre et les éléments du détachement marin de l’Agence portuaire maritime et fluvial. Ce sont les équipages d’autres cargos et autres navires qui ont navigué à la hauteur de la « coque » en panne, qui ont donné l’alerte aux autorités maritimes locales. Du coup, la Gendarmerie et l’APMF ont dépêché des vedettes en vue du sauvetage. C’est là que les secours ont été confrontés à une réalité glaçante en apprenant que les parents ont dû jeter les dépouilles de leurs progénitures en mer, de crainte du phénomène de décomposition galopante. Car pour survivre, les pauvres passagers ont dû se contenter uniquement de l’eau de mer pour tenter d’assouvir leur faim et soif. Lorsque les secours ont débarqué, ils ont constaté que les clandestins étaient dans un état lamentable.
 Cette affaire n’est pas sans rappeler celle concernant l’arrestation massive d’autres clandestins du pays à Mayotte, il y a deux semaines de cela. Dénoncés, ces derniers, soit 46 personnes, ont été arrêtés par les Forces de l’ordre de l’île sœur avant qu’ils ne soient finalement refoulés au pays, cette fois-ci par la voie des airs. Et à la différence de la récente affaire, les passeurs présumés, qui sont formés d’un couple d’Ambanja, ont été démasqués, enfin incarcérés provisoirement. Quelques jours après cela, un complice de ce couple fut arrêté à son tour après qu’il eut tenté de corrompre la Gendarmerie à 13 millions d’ariary.
Franck R.

Publié dans Société



Comment affronter sa timidité et parler en public ? La vice-ministre en charge de la Jeunesse, Juliana Ratovoson, a répondu à cette question à travers des cas concrets, lors de la conférence axée sur le développement personnel et l’autonomisation des jeunes, samedi dernier à Mahamasina. « J’ai été désignée pour prendre la parole en public, lors d’un évènement de grande envergure. J’étais toute stressée et manquait de confiance en moi. Mais après quelques minutes de doute, j’ai décidé d’honorer la responsabilité qui m’a été donnée. Tout cela pour vous dire que quand on est désigné pour faire quelque chose, il faut l’accepter », s’est-elle adressée aux 150 jeunes présents à la salle de conférence du stade Barea. A cette occasion, elle n’a pas manqué de partager sa technique sur l’art de parler en public. « Il faut fixer son regard sur l’assistance située au bas fond. Tout le reste constatera que tu lui portes de l’attention », a-t-elle lancé.
La conférence a été une occasion pour la vice-ministre de partager ses expériences, notamment sur les secrets du succès et les 20 points à considérer. « Avant toute chose, il faut avoir un ou des rêves. En 2015, j’ai rêvé de partir aux Etats-Unis. J’ai consulté la CONABEX pour connaître les possibilités d’obtenir des bourses extérieures, mais ma moyenne générale ne le permettait pas. Pourtant, j’en ai tellement rêvé au point de focaliser mes recherches sur Internet et imprimer des photos sur les sites historiques des USA. Trois semaines plus tard, l’ambassade des Etats-Unis m’a contactée, après avoir été informée de l’existence d’une jeune fille passionnée et dynamique auprès de son association à Ambatondrazaka, qui, plus est, maîtrise l’anglais. J’ai été choisie pour bénéficier d’un voyage dans le pays de l’oncle Sam. Mon rêve s’est ainsi réalisé », témoigne la vice-ministre. Elle a également rêvé d’occuper un poste à responsabilité pour apporter un changement positif, notamment au profit des jeunes.
D’après la vice-ministre, notre avenir dépend de nos rêves et de notre passion. Les jeunes devraient régulièrement faire une auto-évaluation, à partir de ce qu’ils veulent et non de ce que leurs parents désirent. Il faudrait également connaître et exploiter ses talents. Connaître soi-même, notamment ses forces, accepter ses faiblesses, savoir sa différence et avoir son style qui le distingue des autres, font aussi partie des points essentiels pour réussir. Puisque les jeunes sont des acteurs du changement, il faudrait les secouer afin qu’ils exploitent leurs pleins potentiels. Mialiniaina Rakotonirina, membre de l’association « Mpanazava eto Madagasikara », fait partie des jeunes ayant pris la parole lors de la conférence. Cette jeune femme a créé une association à l’âge de 15 ans pour responsabiliser les jeunes et contribuer au développement du pays. « Nous sommes l’avenir du pays. Nous devons agir maintenant, avant qu’il ne soit trop tard. Osez, faites quelque chose, prenez vos responsabilités, on est là pour ça. Croyez en vos rêves, personne d’autre ne le fera à votre place ! », s’est-elle exprimée. Comme elle, les jeunes ont focalisé leurs témoignages sur l’importance de la responsabilisation et du changement de comportement pour mieux avancer.
Patricia Ramavonirina

Publié dans Société


Samedi dernier, une alerte concernant la disparition d’un enfant a secoué Antananarivo. Vers 13h30, Soanihary, une petite fille de 11 ans, a été déclarée disparue du côté d’Ampasamadinika. L’annonce a été faite par ses parents ainsi que ses proches sur les réseaux sociaux notamment sur Facebook.  D’après les explications des habitants d’Ampasamadinika, une femme et trois petites filles sont descendues d’un taxi. Elles ont emprunté une petite ruelle menant à Antsahavola et c’est à ce moment-là qu’elles se sont perdues de vue. Il a fallu attendre trois heures après pour avoir des nouvelles de la disparue. Diverses versions ont été entendues, seul point commun a été le fait qu’elle a été retrouvée à Behoririka.  « Nous remercions Dieu tout puissant ainsi que les personnes ayant partagé la publication, Soanihary a été retrouvée à Behoririka. Aucune information ne peut être encore révélée, les Forces de l’ordre sont est en train de mener une enquête profonde. Nous vous demandons d’être toujours vigilants », a partagé la famille de la fillette.
D’un côté, quelques-uns affirment qu’elle a été ramenée auprès de la Police des mœurs et de la protection des mineurs à Tsaralalàna après être vue en pleurs aux alentours de Behoririka. D’autre part, la victime a précisé à ses parents que quelqu’un l’a appelée et l’a portée puis l’a mise dans une voiture mais qu’elle a réussi à s’enfuir.
 Joint au téléphone hier, son père, qui a grandi à Ampasamadinika et un habitué du quartier, affirme qu’elle est encore sous le choc et n’a pu encore fournir des détails. Il a tout même souligné qu’elle était accompagnée au moment de la disparition. « Avec sa mère, sa sœur, sa cousine, elle empruntait une ruelle à Ampasamadinika où elle était en fin de file. Or, en une fraction de seconde, lorsque sa mère se retournait, elle n’y était plus. Prise de panique, sa mère rebroussait chemin tout en courant pour voir si elle avait pris un autre passage ou restait sur le trottoir mais rien. Toutes les personnes questionnées, dans les voisinages, déclaraient ne rien avoir remarqué. Certes, nombreux ont affirmé l’avoir vue mais difficile de savoir si cela a été une information fiable. Et c’est vers 16 heures que nous avons reçu l’appel de la Police des mœurs et de la protection des mineurs à Tsaralalàna qu’elle s’y trouvait», a expliqué son père encore sous le choc hier. Une autre source a par contre précisé que l’enfant disparu n’a retrouvé ses esprits qu’à Behoririka avec les yeux embués. Ayant réussi à sortir de la voiture qui l’a enlevée, elle a couru vers un magasin afin de demander de l’eau. En la trouvant suspecte, le commerçant de l’établissement a alerté les agents de police de la circulation présents sur place.
 Cependant, le service de l'Information et de la communication et des relations avec les institutions (SICRI) au niveau de la Police nationale a précisé qu’aucune enquête n’a été ouverte. L’affaire a été classée après que l’enfant a été remis à ses parents et que cela n’a été qu’une simple disparition d’enfant. 
K.R.

Publié dans Politique
dimanche, 07 novembre 2021

Des projets bidon !

On dit souvent qu’un pays a des élus qu’il mérite. Indéniablement vrai, une Assemblée d’élus est le résultat des urnes des citoyens électeurs locaux. Tout de même, il existe certains députés, normalement ou légalement choisis selon la règle indiscutable de la démocratie, qui déchantent.
A suivre de près le cortège des projets de loi, initiés par les députés eux-mêmes qui débarquent à l’Hémicycle, force est de constater que nombre de ces projets frisent le ridicule. Des simulacres de projets de loi qui ont fait couler beaucoup d’encre et ont déchainé la risée et la rage des réseaux sociaux, ne cadrent pas dans la crédibilité du Parlement.
La loi attribue aux membres du Parlement l’initiative de proposition de loi. Ils peuvent échafauder un projet à soumettre à l’Assemblée après avoir obtenu le feu vert du Gouvernement. Seulement, les sujets abordés jusque-là prêtent dans la majorité des cas à des équivoques voire à des polémiques.
Une proposition de loi relative à la légalisation et à la libéralisation de la production et de la commercialisation du rhum artisanal, le « toaka gasy » débarqua à Tsimbazaza. Une première tentative datant de la mandature d’avant concoctée par un député, un élu de la Sofia, mais qui n’a pas pu passer le « triage » de la séance plénière. Pour une deuxième tentative, un autre député, de la présente mandature, un élu de l’ancienne Province de Fianarantsoa, revient à la charge et parvient à faire passer le « toaka gasy » du cap de la session plénière. Mais bicamérisme oblige, il fallait réussir à franchir le cap d’Anosikely, au Sénat. Au final : l’échec. Et cela, pour raison de santé, avance-t-on. Effectivement, il faut veiller à tout prix aux intérêts vitaux de tous.
L’élu parlementaire du Sud soumet à l’Assemblée nationale un projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi du 22 août 2016 sur le « Pôle anti-corruption », PAC. Après d’âpres débats tant sur la place publique qu’au Parlement et en dépit des mobilisations autant intérieures qu’extérieures contre le risque de donner des ailes à l’impunité, le projet réussit à passer.
Une députée élue du grand Sud propose une loi autorisant l’interruption de la grossesse pour des raisons médicales (ITG). La levée des boucliers de diverses sensibilités du pays avec en tête de file l’Eglise ne se fait pas attendre. Finalement, le projet a été botté en touche !
Une autre députée, élue d’un Arrondissement d’Antananarivo, soumet pour son compte un projet de loi modifiant l’ordre de l’héritage. En fait, le projet vise à reclasser vers le haut le conjoint veuf ou la conjointe veuve, sur le droit à l’héritage. En réalité, la proposition bute aux us et coutumes, encore très respectés, du pays. L’élue d’Antananarivo a dû se plier.
Ibidem sur le projet de loi sur le « reclassement » des dépôts de médicaments au même rang que les officines de pharmacie. Une des propositions d’un élu du Melaky qui n’a pas manqué de soulever de vifs débats. Ce parlementaire aussi dut se rendre à l’évidence au fait que ses pairs ont ajourné la séance.
Les contribuables se demandent si nos élus manquent de visibilité sur la perception de vrais problèmes et intérêts du pays et de devoir mentionner qu’on se livre à des projets bidon.
Ndrianaivo




Publié dans Editorial


Un tournoi inédit. Les championnats de Madagascar de golf amateurs se dérouleront du 15 au 19 novembre 2021 au Golf du Rova à Andakana. Divers lots alléchants sont promis aux amateurs. Outre les billets d’avion et divers autres lots, une voiture attend le futur champion de Madagascar de cette catégorie pour cette année. Ce sera le plus grand rendez-vous golfique du pays car tous les golfeurs de 8 à 70 ans sont attendus à Andakana durant ces dates.
« Beaucoup de jeunes du pays s’intéressent actuellement au golf. Des primes seront offertes au champion catégorie Pro et une voiture pour les amateurs », a promis Ranaivo Andrianasolo, président de la Fédération malagasy de golf.
« Ce championnat ouvrira aussi la voie aux golfeurs malagasy vers les échéances internationales. Nous saurons au fur et à mesure dans quelle compétition nos golfeurs participeront », a-t-il renchéri.
La compétition débutera par les éliminatoires de Pro dans un « Cut », éliminatoires pour déterminer qui disputeront les phases finales, les 14-15-16 novembre. Les amateurs entreront en lice les 17-18 et 19 novembre.
Des lots spéciaux seront offerts aux meilleurs drivers des trois catégories dans le trou 18 et le plus près du drapeau pour le trou n°5 et n°10.
« Le futur champion de Madagascar Pro sera celui qui rend le meilleur total en brute sur trois tours.  En cas d’égalité pour le titre de champion, le partage se fera en « Sudden Death », sur le trou 18 en boucle. Un Cut se fait après 36 trous », explique Johary Raveloarison, directeur technique national et seul professionnel malagasy à avoir participé à une compétition internationale.
Au minimum, les organisateurs attendent dans les 50 à 75 participants dans les catégories Hommes (série 1,2,3) Dames ( série 1,2,3) et Juniors mixte et les super seniors à partir de 75 ans pour les Hommes et 70 ans chez les Dames. Le droit d’inscription est de 50 000 ariary pour les adultes et 30 000 ariary pour les enfants.
Elias Fanomezantsoa


Publié dans Sport

   
Les interpellations pour cause de corruption s’enchaînent. Cette fois – ci, les investigateurs du Bureau indépendant anti – corruption (BIANCO) ont mis la main sur une affaire de recensement de bovidés au sein de la Commune rurale de Beampombo I, District de Betroka et dans laquelle un chef d’Arrondissement administratif a été épinglé pour corruption. Ses victimes, deux propriétaires et héritiers de 109 têtes de bovidés. D’après les informations obtenues sur cette affaire, le fonctionnaire en cause leur a réclamé une somme de 1 765 900 ariary, en plus d’une somme de 300 ariary par tête pour les 403 bovidés déjà recensés en leur nom. Un montant exorbitant exigé sous prétexte de régulariser le recensement de ces bovidés. Selon des sources bien informées, une somme de 1 100 000 ariary a déjà été versée au suspect le 20 octobre 2021.
Informée de la date prévue pour le paiement de la deuxième tranche restante, fixée pour le 3 novembre dernier, l’équipe de l’investigation de la direction territoriale du BIANCO à Toliara a organisé une opération de constatation de cette infraction. Ce qui a permis de prendre le chef d’Arrondissement administratif en flagrant délit et conduit à son garde à vue.
Entière coopération de la Justice
Bien qu’il s’agisse d’une procédure d’enquête de flagrance, les enquêteurs se sont heurtés à la difficulté d’application de certaines dispositions du code de procédure pénale liée au statut de haut fonctionnaire de ce chef d’Arrondissement. Au final, le ministère de la Justice a fait preuve de grande volonté d’appliquer la loi afin d’éviter toute impunité et de faire primer l’impartialité dans le traitement du dossier. A l’issue de son déferrement au Parquet du Tribunal de première instance de Betroka, le 5 novembre dernier, le chef d’Arrondissement en cause a été placé sous mandat de dépôt.
L’entière coopération du ministère de la Justice dans la mise en œuvre de la politique pénale visant à promouvoir l’enquête de flagrance constitue un signal fort qui donne un nouveau souffle à la lutte contre la corruption. Cette politique placée par le BIANCO consiste à établir des preuves irréfutables qui facilitent les procédures pénales contre les personnes suspectes dans les infractions de corruption. Avec de telles procédures, la population s’attend donc à d’autres arrestations liées à des affaires de corruption à grande échelle qui pourront aussi faire tomber des « gros poissons ».
La Rédaction

Publié dans Politique


En attendant la naissance de Madagascar Airlines et la décision du Tribunal commercial concernant Air Madagascar, cette dernière compagnie continue ses activités. L’avion affrété par la compagnie aérienne nationale malagasy a atterri hier matin à l’aéroport international d’Ivato. Il s’agit du premier vol en provenance de l’Europe/France depuis l’ouverture des frontières de Madagascar, selon le communiqué de la Présidence publié hier. Après avoir assisté au Sommet mondial sur le climat ou COP26 qui s’est tenu à Glasgow en Ecosse, le Président Andry Rajoelina, a été à bord de ce vol avec « ses compatriotes Malagasy qui sont venus rendre visite à leurs familles et voir leurs proches ».
Un autre vol a débarqué hier dans la soirée à Ivato. Ce vol, affrété par la compagnie aérienne nationale française, était « full » au départ de l’aéroport Charles de Gaulle en France pour rejoindre la Grande île. En comparaison avec notre voisine, l’île Maurice, qui a enregistré un peu plus de 2 000 débarquements lors du premier jour de la réouverture des frontières, les mouvements des voyageurs enregistrés à Ivato, le week-end dernier, semblent assez timides. Cependant, cela représente déjà une bouffée d’oxygène pour tous les secteurs susceptibles d’avoir été impactés par la fermeture des frontières depuis près de 18 mois déjà. Par ailleurs, partagés entre recul et optimisme, quelques acteurs touristiques locaux sont venus en nombre à l’aéroport d’Ivato pour tâter le terrain à l’occasion de l’ouverture officielle du ciel aux touristes internationaux. L’accueil chaleureux faisant la réputation de l’île, teinté d’un folklore typique d’Antananarivo, attendait les quelques centaines de passagers débarquant du premier vol post Covid affrété par Air France.
Réalités
« Nous sommes venus à Ivato pour voir les réalités dans lesquelles les touristes sont accueillis. Une manière de rassurer les potentiels clients auprès desquels nous prospectons présentement. Depuis janvier, nos activités ont littéralement cessé. Pour le moment, nous n’avons enregistré aucune réservation malgré l’annonce de la réouverture du ciel. Nous comptons sur ces derniers mois pour espérer rebondir, ne serait-ce que pour arrondir les angles », explique un Tour opérateur de la Capitale. Les conditions de débarquement sont toujours maintenues à l’instar de la présentation du résultat négatif d’un test Rt-PCR réalisé 72h avant l’embarquement, la réalisation d’un test Rt-PCR à l’arrivée à Madagascar, à la charge du voyageur à hauteur de 25 euros, soit environ 115 000 ariary, qu’il faudra payer à l’arrivée à Antananarivo en espèces ou par carte bancaire, en attendant la formalisation sur les billets d’avion. Sans oublier la présentation d’une lettre d’engagement de confinement jusqu’à obtention du résultat du test ainsi que le remplissage d’une fiche de suivi des déplacements après la période de confinement ou encore la présentation d’une attestation de réservation pour 2 nuitées et paiement d’une chambre d’hôtel pour au moins 1 nuitée pour le confinement. Par ailleurs, selon les autorités, il est possible de venir depuis un pays non européen mais les vols sont uniquement au départ de la France (CDG), de Maurice (Sir Seewoosagur Ramgoolam) ou de La Réunion (Roland Garros). De plus, l’aéroport d’Antananarivo est le seul ouvert aux vols internationaux et régionaux.
La rédaction

Publié dans Economie


Une édition pleine de surprise autant pour les exposants que pour les organisateurs, ainsi que les visiteurs. La 23ème édition du Salon international de l’habitat (SIH) s’est clôturée sur une note positive, hier, au parc des expositions Forello, à Tanjombato. Malgré la crise sanitaire générée par la pandémie de coronavirus, les opérateurs commencent à retrouver petit à petit leur rythme de travail. Ce retour à la normale contribuera à redonner un nouveau souffle à l’économie du pays, qui a particulièrement souffert au cours des deux dernières années. Cette édition a aussi permis de mettre en valeur les offres en matière de logements, sans oublier le talent des artistes malagasy.
Pour cette édition du SIH, les organisateurs ont été particulièrement étonnés par l’enthousiasme des participants. « En comparaison avec l’édition de l’année dernière, nous avons enregistré une hausse de participation de 40 %. De plus, toute la chaîne opératoire du secteur de la construction a été représentée sur les lieux. Il y a eu des éditions en effet où les acteurs dans le domaine de l’aluminium étaient plus prédominants. Cette fois-ci, tout le monde a été bien représenté, offrant ainsi aux visiteurs une panoplie de produits et services adaptés », explique Michel D. Ramiaramanana, président du comité d’organisation de l’événement, en dressant un bilan promoteur de l’événement, hier à Tanjombato. Et cet enthousiasme a été particulièrement récompensé. « Je cite des entreprises au hasard mais les grandes marques comme Makiplast ou encore Hazovato nous ont confié que leurs chiffres d’affaires n’ont jamais été aussi élevés que cette année. Elles ont réalisé beaucoup de ventes au cours des quatre derniers jours. Ces résultats prouvent que l’objectif du redémarrage économique est atteint. Marquer la reprise de l’économie du pays n’est pas aussi simple. En tout cas, nous sommes déjà sur la bonne voie », se réjouit le responsable. De toute manière, pour renflouer ces résultats, un travail collectif doit se faire, notamment dans le domaine du Bâtiment et travaux publics (BTP), sans oublier les autres secteurs-clés. Toutefois, la question de l’urbanisation doit être abordée au quotidien, surtout avec la pression démographique actuelle. Dans ce sens, des projets émergent déjà autant dans le secteur public que dans le privé. « Il faut être en mesure de proposer des logements pour tous et pas seulement pour ceux qui en ont les moyens », conclut Michel D. Ramiaramanana.

Les lotissements ont le vent en poupe…
Nouvelle tendance du moment… Terrains prêts à bâtir, appartements, villas, résidences. Un large choix à la disposition de toute personne désirant avoir sa propre maison. Le désir des familles malagasy d’être propriétaire ne s’est pas estompé au fur et à mesure des années. Au contraire ! Les constructions se multiplient d’année en année. Pour preuve, en moins d’une décennie, la consommation de ciment a doublé à Madagascar. Cette consommation se concentre particulièrement à Antananarivo et Toamasina. Et selon les prévisions des experts dans ce domaine, cette consommation pourrait de nouveau doubler pour les dix prochaines années. De plus, les opérateurs rivalisent d’idées aujourd’hui afin de proposer des produits répondant à ce besoin d’avoir une maison. A cet effet, plusieurs agences font la promotion de maisons ou de terrains adaptés aux demandes des futurs propriétaires. A titre d’exemple, l’agence Max Immo, pour sa part, propose des terrains prêts à bâtir du côté d’Andoharanofotsy. « Il s’agit d’un site haut de gamme, un quartier résidentiel en pleine expansion. Tout a été conçu pour faciliter les constructions et le quotidien de nos futurs propriétaires. En effet, nous nous occupons déjà de tous les travaux de terrassement. Nos clients peuvent alors construire tout de suite leur maison selon l’architecture de leur choix. De plus, les branchements en eau et en électricité se trouvent également à proximité. En ce qui concerne l’accessibilité, nous nous sommes aussi occupés de tout. Il faut noter également que nos lotissements se trouvent à proximité des écoles, des hôpitaux, mais aussi des églises et des épiceries », explique le responsable de cette agence durant le Salon international de l’habitat. Au vu de l’engouement des clients potentiels, Max Immo prévoit d’organiser des visites dès cette semaine pour permettre à ses futurs clients de visualiser leur future maison sur le terrain qu’ils auront choisi.
Quant à la Société immobilière Rundong International Development, avec la Résidence Rundong située du côté de Tanjombato, elle propose des appartements haut de gamme suivant les standards du marché. Lors du SIH, les visiteurs ont notamment déjà pu avoir un aperçu des futurs appartements que cette entreprise est en train de bâtir.
Même si ces lotissements proposent des offres intéressantes, les visiteurs préfèrent encore prendre le temps de réfléchir. « L’achat d’une maison n’est pas similaire à l’achat d’un tennis ou d’un four électrique. C’est un investissement sur le long terme. Il ne s’agit donc pas d’une décision à prendre à la va-vite, et cela afin d’éviter d’avoir des remords par la suite après avoir pris une quelconque décision. J’ai pris connaissance aujourd’hui que les offres sont désormais très étendues dans la Grande île. Après, c’est à moi de peser le pour et le contre pour bien choisir », soutient Gérard, employé dans le secteur privé.

Une plateforme d’expression pour les artistes
La 5ème édition de la Biennale des arts s’est déroulée en parallèle avec cette 23ème édition du Salon international de l’habitat. Les organisateurs ont voulu donner une plateforme dédiée aux artistes pour qu’ils puissent s’exprimer librement. « Les peintres ne sont pas vraiment valorisés à Madagascar. Il nous appartient, aux médias et aux organisateurs d’événements, de faire un petit focus là-dessus. Nous avons une expérience séculaire dans le domaine artistique. Notre esthétique a souvent retenu l’attention des plus grands », soutient Michel D. Ramiaramanana, président du comité d’organisation du SIH. Pour cette Biennale, Mamy Heriniaina Andrianantoaniana, alias Thanus, a pu exposer ses œuvres sur le thème « Multi-expression ». « Ce sont huit tableaux complémentaires. Ils ont pour objectif d’explorer l’humain sous ses états d’âme. Nombreux d’entre nous se mentent à nous-mêmes mais rares sont ceux qui sont réellement eux-mêmes, à l’intérieur comme à l’extérieur. Cependant, chacun peut avoir sa propre interprétation. Chacun est libre », confie Thanus.
Dossier réalisé par Rova Randria

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Editorial

  • Au ras des pâquerettes !
    La déviance mène partout, conduit nulle part sauf sur le droit chemin ! Une certaine partie de la classe politique du pays notamment celle qui revendique l'honneur d'appartenir à l'Opposition s'enlise dans la démence intellectuelle. On dévie à cœur joie les débats. On crée de faux problèmes et on monte au créneau pour des polémiques stériles. Les vrais débats s'effacent et on s'éloigne des vraies solutions !

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