jeudi, 04 novembre 2021

La une du 5 novembre 2021

Publié dans La Une
jeudi, 04 novembre 2021

Agenda du week-end


Vendredi
Francis Turbo
Francis turbo se produira ce soir à 19h au CCEsca Antanimena pour une nuit d’humour et de la bonne humeur. Le célèbre humoriste dont le talent n’est plus à présenter au public sera à nouveau là pour faire rire jusqu’à en pleurer les spectateurs, et les divertir à fond à travers des sketchs, saynètes, blagues, plaisanteries, ainsi que des chansons. Cette fois-ci, l’artiste présentera son nouveau volet  intitulé « Hafakoa raiky ty ». Un nouveau rendez-vous à ne pas rater !  

Janga Ratah
Après une longue absence sur la scène tananarivienne, Janga Ratah et son équipe animeront ce soir la salle du Bonara-Be située au 67Ha. A cette occasion, le public aura droit au rythme tropical à gogo. Les tubes comme « Salegy awoe », « Kaka lehilahy », « Pointure araiky », « Ampiakaro vintagna leroa », « Tsara velogno », « Tsy mavozo mifagnatriky »... seront certainement appréciés par l’assistance. Accompagné par de remarquables musiciens, de talentueux choristes et d’énergiques danseurs et danseuses, Janga Ratah est capable de faire vibrer l’ambiance à son plus haut niveau, et cela à travers un répertoire qui pousse à rejoindre la piste sans hésitation.
     
Bebey, Benny et Nini Kolibera
Quand Benny, Bebey et Nini Kolibera se retrouvent, l’ambiance ne peut être qu’exceptionnelle. Ce ne sont pas les irréductibles de Lôlô sy ny tariny qui diront le contraire. Ce soir, ces potes de toujours vont à nouveau embarquer le public dans un rendez-vous inédit au Piment Café, Behoririka. Comme au bon vieux temps, Benny et sa bande vont replonger leurs inconditionnels dans les années ’70.

Jariake
Une ambiance tropicale assurée à travers un répertoire dominé par du rythme à gogo. En matière d’animation, Jariake est un grand habitué de la scène et occupe la place qu’il mérite dans la grande famille des artistes. Maîtrisant de multiples styles musicaux, allant du « salegy » au slow en passant par du coupé décalé, de la biguine..., le jeune artiste est capable d’offrir une soirée survoltée et explosive. A apprécier sur place ses tubes comme « Tratsinao soa gny codiko », « Tairo amin’izay fa lera », « Mamy siramamy », « Be vitamine », etc.

Inah
Après avoir donné un concert le week-end dernier, Inah va encore entamer une autre soirée au Frichti, Nanisana à partir de 20h. D’après ses fans, cette chanteuse - à la fois talentueuse et passionnée par son métier - n’a pas encore terminé de leur faire plaisir. Cette fois-ci, Inah sera accompagnée du célèbre guitariste Mbola Talenta. Elle reprendra sans doute ses plus grands tubes mais interprètera également d’autres titres qu’elle affectionne particulièrement. Il y aura des « kalon’ny fahiny », du jazz, de la musique country,… Certainement, la monotonie ne sera pas au rendez-vous !

Samedi
Matsubara
Ce samedi soir, Julien Tcheik Matsubara nous dévoilera ses plus belles compositions dans un style de fusion, tantôt traditionnel et tantôt moderne avec une tendance plus marquée pour la variété. Ses paroles de musique évoquant de tout, entre autres l’amour et la joie, sont plus qu’accrocheuses. Ses œuvres sont sur toutes les lèvres malgré des absences scéniques dans la Capitale, une situation due à la crise sanitaire liée au coronavirus. Demain soir, il va faire danser les noctambules du No Comment Bar, sis à Isoraka.

Dadah - « Etsy ho tadidina »
Un concert riche en nostalgie et souvenirs. Ce samedi 6 novembre, un grand événement intitulé « Etsy ho tadidina » aura lieu dans la salle du CCESca Antanimena à partir de 17h. De nombreux artistes ont accepté de se réunir pour rendre hommage à cet illustre chanteur, disparu il y très peu de temps, à l’instar de Bodo, Mia, Steph Rambi, le crooner Rija Ramanantoanina, Vakamiarina, ainsi que Bekoto et Dama du groupe Mahaleo qui y seront présents pour reprendre les titres emblématiques de cet auteur-compositeur émérite.

Dimanche
Mahaleo
Les deux membres restants du groupe Mahaleo, à savoir Dama et Bekoto donneront rendez-vous ce dimanche 7 octobre à partir de 14h à Antsahamanitra. Tous ces deux piliers du groupe Mahaleo annoncent des retrouvailles chaleureuses et surtout fédératrices. « Ianareo ve hijanona sa hiaraka aminay ? », c’est à travers ce cri de ralliement que le groupe convie le public à festoyer en musique, mais surtout à rendre un vibrant hommage en mémoire de leurs défunts frères. Ce concert entre dans le cadre de la célébration du 50ème anniversaire du groupe Mahaleo.

Solo Andrianasolo
A la guitare comme au chant, Solo Andrianasolo est bon, très bon ! Mais ce ne sont pas les seuls domaines dans lesquels il excelle. La plupart des gens ignorent que Solo est également un talentueux saxophoniste. Certes, on ne le voit jouer de cet instrument que dans de rares moments. L’occasion se présentera certainement ce soir puisque c’est la célébration des 40 ans de scène de l’artiste. Et comme un anniversaire ne se fête pas tout seul, Solo a invité Njakatiana et Poopy pour partager la scène avec lui. A votre agenda donc, à l’affiche au CCEsca Antanimena, ce dimanche à partir de 15h,  il y aura Solo Andrianasolo, Njakatiana et Poopy pour un concert qui s’annonce assez intimiste et conviviale.
Si.R

Publié dans Culture


Seul ministère absent au championnat national de l’ASIEF 2021 (Association sportive interministérielle pour l’entretien des fonctionnaires) qui se déroule du 29 octobre au 7 novembre à Mahajanga, le Trésor public est vu de mauvais œil par ses pairs fonctionnaires. Cette institution publique s’est écartée du rendez-vous national de tous les agents publics en tenant en parallèle son tournoi national du Trésor à Fianarantsoa. 
« Le Trésor public se trouve au centre du débat à Mahajanga car il a été considéré comme orgueilleux et arrogant par les autres fonctionnaires. En effet, l’institution s’est écartée de l’ASIEF, aucun représentant n’a été envoyé à Mahajanga. Malgré le décret qui autorise la tenue du sport pour l’entretien des fonctionnaires, et les diverses interventions menées auprès de cette institution publique, le Trésor public a insisté sur la tenue de son tournoi national. Même le Premier ministre a déjà touché mot sur ce sujet mais il n’a pas été entendu par le responsable », explique Jean Aimé Andrianarison dit John Love, président de l’ASIEF.
Fraude : MJS et l’université d’Antananarivo disqualifiés
Malgré cela, la compétition se déroule bien dans la ville des fleurs malgré les petits bémols sans doute. La discipline football vétéran, super vétéran et sénior entame les phases de finale à partir de ce jeudi 5 novembre2021. L’équipe dirigeante de l’ASIEF suit de près la vérification des identités des participants pour éviter les fraudes, comme le président de cette association a toujours brandi. En effet, l’équipe vétéran du ministère de la Jeunesse et des Sports est censée disputer les quarts de finale à partir de ce jour après avoir battu (1-0) l’université d’Antananarivo mais les deux équipes ont été disqualifiées pour fraude de Carte d’identité nationale (CIN). Pour l’un des joueurs du MJS, la date de naissance dans sa CIN ne correspond pas à celle qui se trouve dans son avis de crédit. Quant à celui de l’université d’Antananarivo, l’un de ses joueurs a utilisé une fausse CIN.
 « L’ASIEF a vérifié que les deux joueurs sont vraiment des fonctionnaires et notre rôle se limite là mais sur l’usage de faux, c’est aux autorités compétentes de voir la suite », précise John Love.
Il en est de même pour le MAE et l’université de Mahajanga dans la discipline basketball, des cas de fraude ont été aussi démasqués.
Quant au basketball, le carré final est dessiné : La Primature trouvera la direction tourisme Boeny et MID défiera MJS. Chez les dames, la finale se disputera entre l’Etat-Major et la Gendarmerie nationale.
Quant au rugby à 7, l’équipe de CROUA a remporté la finale ce jeudi 4 novembre 2021 face à l’équipe de la santé sur le score de 26-05.
Elias Fanomezantsoa




Publié dans Sport
jeudi, 04 novembre 2021

Prouesse d’un avocat !

Par définition un avocat est celui qui plaide pour son client. Coupable ou non coupable, il défend la cause. Depuis l’antiquité, selon le droit romain, initié également par l’empire grec, qui lui est inspiré des droits canoniques de Moïse, dans le Pentateuque, un présumé coupable a droit à un tiers capable à défendre, devant la Justice, sa cause. Ainsi, le métier d’avocat remonte des temps anciens.
Le Président Rajoelina Andry, activement présent aux assises de la COP26 à Glasgow, plaide de façon convaincante et percutante la cause des pays pauvres en particulier ceux de l’Afrique. En effet, les impacts négatifs et destructeurs du réchauffement climatique s’abattent en premier lieu sur les pays de la zone tropicale à l’instar de la Grande île. Là où le phénomène climatique et ravageur, El Nino fait parler douloureusement de lui. Les vagues de courants marins chauds qui se déchainent sur les côtes orientales de la Grande île s’observent naturellement sur les côtes pacifiques sud en Amérique latine (Pérou, etc.). Mais en raison du dérèglement climatique, Madagasikara figure parmi les pays victimes de ce troublant phénomène naturel, du moins d’un aspect présentant les mêmes caractéristiques. Chaleur et sécheresse extrêmes et crues dévastatrices sont les lots quotidiens des pays touchés. Le Kere dans le Sud du pays en est l’illustration en grandeur nature.
Le Chef de l’Etat malagasy, lors de sa prise de parole sur la tribune mondiale de Glasgow, prend en son compte la défense des pays moins avancés mais qui doivent encore subir les effets dramatiques du réchauffement climatique. Rajoelina Andry plaide, en endossant pour la circonstance la toge d’avocat pour les intérêts des pays africains, la mobilisation des 100 milliards de dollars pour « réparer l’injustice climatique ». Rappelons que cette somme pharaonique faisait l’objet de l’Accord de Paris (COP23) mais qui n’a pas été honoré. L’Afrique, étant le continent le moins pollueur de la planète, subit injustement la triste réalité. Ainsi, le Président Rajoelina bouscule, diplomatiquement s’entend, la conscience des grands pollueurs afin d’une part, de respecter les engagements pris, et d’autre part, d’assumer leur responsabilité.
Evidemment, les pays industrialisés surtout du BRIC voient d’un mauvais œil l’engagement un peu trop poussé du jeune Président malagasy. Il n’est pas un secret pour tout le monde que le Brésil ou la Chine et encore la Russie rejettent toute tentative de pression encore moins d’intimidation portant ombrage à leurs intérêts propres. Ils ne digèrent pas qu’un ou des pays tiers osent « marcher » sur leur plate-bande. Compte tenu de la perspicacité de l’intervention de Rajoelina, l’avocat des pauvres, nombre des participants dont des personnalités influentes sur le plateau du monde apprécient et soutiennent la démarche.
Les pays membres de l’Union européenne (UE) n’y voient pas d’aucun inconvénient à la prouesse de l’avocat de Madagasikara. L’UE fait figure de « bonne élève » dans la croisade pour endiguer les impacts négatifs du réchauffement climatique. Elle milite pour la limitation de l’émission de gaz à effet de serre.
De toutes les façons, Rajoelina ou autre, il fallait un jour que quelqu’un ose dénoncer les incuries de ces pollueurs irresponsables à la fois mauvais payeurs. Le monde ne peut plus tourner ainsi.
L’avenir de l’humanité dépend de la bonne volonté des dirigeants de ce monde d’aujourd’hui.
Ndrianaivo


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La course est lancée. Les neuf premiers immeubles dans le cadre du projet de construction de logements sociaux à Ivato sont en cours finalisation à l’heure actuelle. Toute personne souhaitant acquérir un appartement ou un studio peut alors d’ores et déjà se préparer. « Les inscriptions sont effectivement ouvertes. Les intéressés peuvent s’inscrire dès aujourd’hui sur le site web de l’Agence nationale d’appui au logement et à l’habitat (ANALOGH) s’ils veulent devenir de futurs locataires et ensuite propriétaires de ces appartements à Ivato », a soutenu Gérard Andriamanohisoa, secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’Habitat, hier, durant l’ouverture officielle du Salon international de l’Habitat qui se déroule à Tanjombato. La liste des inscrits constituera ensuite le système de tirage au sort pour l’attribution des appartements, comme au temps des « Trano mora ».
Toutefois, l’inscription n’est pas le seul critère à remplir pour pouvoir bénéficier de ces appartements en vente-location sur une durée de 15 ans.
Au début du projet en 2019, les autorités ont notamment défini que cette offre est ouverte aux jeunes âgés de 35 ans, fonctionnaires ou employés au sein du secteur privé. L’objectif étant de permettre aux familles à faible revenu d’avoir un logement décent. Cependant, certains jeunes trouvent que ce seuil d’âge est bien trop élevé. « Je suis un employé du secteur privé. Je suis déjà stable professionnellement. Malheureusement, je ne pourrais pas figurer parmi les futurs bénéficiaires de ces appartements à Ivato car je n’ai que 27 ans. Pourtant, moi aussi, je rêve de devenir propriétaire un jour. Actuellement, beaucoup de jeunes trouvent une stabilité professionnelle dès l’âge de 25 ans. Si le seuil d’âge étaient donc fixé à 25 ans, ils pourraient devenir propriétaires dès 40 ans », défend un jeune informaticien.
Dans tous les cas, ceux qui n’auront pas de chance dans le premier tirage au sort pourront de nouveau s’inscrire sachant qu’une fois ces neuf immeubles composés de 150 appartements construits, les autorités procéderont à de nouvelles constructions sachant qu’au total, 38 immeubles sont prévus être construits dans ce site à Ivato étalé sur 14 hectares. Après les cités d’Ampefiloha et des 67 Hectares, c’est la première fois que de nouveaux logements sociaux sont construits. Chacun espère ainsi avoir sa part, d’autant plus que cette initiative permettra de répondre aux besoins grandissants en logements dans la Capitale.
Rova Randria

Publié dans Economie


En octobre dernier, deux enfants de la Commune de Soahazo, District de Toliara, ont été enlevés. Malheureusement, les ravisseurs ont éliminé l’un d’eux, le prénommé Tovomana, non sans qu’ils ne lui ont enlevé les yeux. “Sa famille l’a reconnu grâce à sa tête et à ses habits”, commente un villageois. Par ailleurs, Njaka, l’autre gamin est sain et sauf.
Lundi dernier, un rebondissement inattendu dans cette affaire d’enlèvement. Deux ravisseurs présumés étaient tombés dans un traquenard que leur ont tendu les proches des victimes.
Lors de leurs arrestations, les bandits ont reconnu avoir enlevé les deux gosses dans le but de les revendre auprès d’un réseau de trafiquants. Les ravisseurs ont également avoué avoir éliminé le petit Tovomana, et n’ont pas caché lui avoir percé les yeux. “Ce sont encore ces bandits qui ont indiqué l’endroit où ils ont enterré la dépouille du petit Tovomana dans une forêt”, précise le villageois.
Ce double coup de filet des familles des garçons victimes fut un succès grâce à un stratagème. Car avec l’imprudence des suspects pour parler de leur sale trafic auprès d’un résident de Soahazo, et où ils ont affirmé être en mesure de trouver des enfants pour ensuite les revendre, les proches de Njaka et de Tovomana ont sauté sur l’occasion. “Les familles des victimes ont feint de s’intéresser également à des enfants et ont   demandé aux ravisseurs d’en trouver. Effectivement, et loin de se douter un seul moment à qui ils ont affaire, les bandits ont promis de livrer les enfants. Rendez-vous fut alors fixé lundi dernier pour la transaction. Or, sur place, les ravisseurs ne s’étaient guère attendus à ce que la nasse allait se refermer subitement sur eux”, ajoute notre interlocuteur.
Une fois que les familles plaignantes ont devant eux les deux suspects, elles ont vite fait de donner l’alerte en rameutant les villageois. Ces derniers ne s’étaient pas fait prier pour leur donner un coup de main pour jeter les deux bandits dans le filet. Mais l’affaire risque de ne pas se terminer sitôt. Car les ravisseurs auraient cité des noms, et il y en a plusieurs. Raison de plus donc pour les proches des victimes, mais aussi tous les habitants de Soahazo, d’interpeller les autorités en place, et pourquoi pas le pouvoir central d’agir rapidement, histoire de démasquer puis arrêter et de sanctionner à leur tour les commanditaires de ces meurtres liés au trafic d’organes dans le Sud.
Franck R.

Publié dans Société


Les grèves de revendications se sont multipliées au cours des derniers mois. La dernière en date est celle du personnel administratif des universités. Las du retard du versement des subventions et des salaires, l'ensemble des PTA a décidé de débrayer. Toutefois, ce problème a déjà été solutionné. Selon le ministre de l’Economie et des Finances, Rindra Rabarinirinarison, « ces retards de paiement ne résultent pas du tout d’une question d’argent mais plutôt d’assainissement. Nous effectuons un nettoyage en profondeur des finances publiques. Et c’est pour cette raison que cela prend autant de temps. En tout cas, l’Etat a de l’argent. Pour preuve, le taux d’exécution budgétaire à l’heure actuelle n’est seulement que de 38%». En effet, des nombreuses irrégularités ont été constatées dans les finances publiques depuis quelque temps. «Pour le cas des organismes rattachés par exemple, les responsables demandent le déblocage des fonds et au final, l’argent n’arrive pas aux personnes auxquelles il est destiné. Un organisme déclare par exemple avoir 150 employés. Nous leur envoyons l’inspection générale de l’Etat pour vérifier que ces informations sont véridiques. Après enquête, seules 110 personnes sont vraiment des employés, les 40 autres sont des employés fictifs. Pour remédier à ce genre de situation, nous demandons alors des programmes d’emploi détaillés pour voir comment l’argent sera utilisé», détaille le ministre. Ce type de situation n’est pas anodin. C’est pour cette raison que le ministère de l’Economie et des Finances s’active dans l’assainissement de chaque département. «Cela fait suite aussi à des demandes du Président de la République», rajoute Rindra Rabarinirinarison.
Toutefois, concernant l’exécution budgétaire, le ministre estime qu’un bond d’exécution devrait être enregistré pour ce mois-ci. Ce taux devrait atteindre alors les 70% avant la fin de l’engagement, prévu pour le mois prochain.
Rova Randria

Publié dans Politique


« Les pharmaciens ont peur de la concurrence ». Ces propos du député Voninahitsy Jean Eugène, élu à Morafenobe, pour défendre sa proposition de loi sur les dépôts de médicaments, ont eu du mal à passer auprès des acteurs du monde pharmaceutique. Pharmaciens et grossistes se sont offusqués de telles affirmations, rappelant qu’il est essentiel de différencier les pharmacies des autres réseaux de distribution comme les dépôts de médicaments. « Les médicaments ne sont pas des produits comme les autres, la pharmacie n’est pas un commerce comme les autres », souligne-t-on. L’objectif des pharmaciens et des pharmacies n’est pas principalement de faire du chiffre d’affaires. Ils doivent penser en première intention aux habitants, à leur santé et à leur sécurité.
Les pharmaciens ne sont pas des commerçants en produits de santé, devait d’ailleurs rappeler l’Ordre des pharmaciens, récemment. Ce sont des dispensateurs qui ont des compétences, le droit et l’obligation de donner des conseils, de vérifier les ordonnances et d’appliquer les recommandations sanitaires et scientifiques. Des compétences que ne disposent pas forcément les dépôts de médicaments. Il est de l’intérêt de la population que les pharmacies s’installent près de chez eux. Un docteur en pharmacie a effectué plusieurs années d’études pour obtenir le diplôme d’Etat. Un pharmacien n’est pas un distributeur automatique de boîtes de comprimés. Son rôle va bien au-delà. Les pharmaciens s’installent principalement pour leur mission et pas pour leurs chiffres d’affaires. Lorsqu’il s’engage, le spécialiste du médicament qu’est le pharmacien fait la promesse ferme d’exercer sa profession dans l’intérêt de la santé publique. En somme, il est dans l’intérêt de la population de voir une pharmacie s’installer dans sa localité. D’ailleurs, si une pharmacie privilégiait son chiffre d’affaires, il n’aurait aucun intérêt à aller dans les zones où sont installés généralement les dépôts de médicaments, autrement dit dans des zones reculées.
En tout cas, pour l’information, la proposition de loi n°003-2021/PL du 03 juin 2021 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°2021-002 du 15 juillet 2011 portant Code de la santé, a été examinée par les députés hier. Ces derniers, après avoir débattu durant trois tours d’horloge du contenu du texte présenté par le député Voninahitsy Jean Eugène, ont décidé d’ajourner l’adoption de la proposition de loi, aux motifs notamment que le sujet mérite des réflexions approfondies pour l’intérêt général.
La rédaction



Publié dans Politique



Les publicités comme outils d’aspiration. Davantage de jeunes consomment les produits du tabac en Afrique. Un jeune sur 4, âgé entre 16 et 19 ans,est déjà exposé au tabagisme, selon les statistiques du Botswana. Pour ce pays, une campagne ciblant les jeunes à dire « non au tabac » a été menée pour y remédier. Puisque les plus jeunes sont attirés par des nouveaux produits, notamment la cigarette électronique avec une prévalence élevée au Ghana, des mesures devraient être mises en place, dont des restrictions strictes. « Au niveau mondial, 79 pays autorisent la vente des nouveaux produits de tabac, contre 2 pays qui l’en ont interdit. 84 pays n’ont pas de régulation y afférente », relate un intervenant lors de la première conférence africaine sur le tabagisme et développement. Cet évènement historique organisé par le Centre de lutte antitabac en Afrique (CTCA) s’est, rappelons-le, déroulé en ligne du 26 au 28 octobre dernier, avec la participation de 700 acteurs issus de plusieurs pays africains.
Pour Madagascar, 8 élèves sur 10 ont déjà goûté des produits du tabac, selon les statistiques émanant de l’association « IZA » œuvrant dans la prévention du tabagisme auprès des lycéens. Quant aux nouveaux produits, la cigarette électronique reste la plus connue et prisée par des jeunes. D’ailleurs, des publicités sur l’importation des vaporisateurs, avec plusieurs parfums au choix, et leurs recharges ont été constatées sur les réseaux sociaux en 2020, peu de temps avant la crise sanitaire liée à la Covid-19. La Grande île a pourtant élaboré des textes réglementaires dans cette lutte, dont l’interdiction de publicité sous toutes ses formes des produits du tabac. A cela s’ajoute l’interdiction de vente aux mineurs et par des mineurs.
Pour faire face au tabagisme chez les jeunes, des acteurs mettent en œuvre des activités périodiques de conscientisation et sensibilisation à Madagascar. « Les dangers du tabagisme sont mis en exergue durant les séances d’échanges, de partage et de counseling auprès des lycéens », informe un membre de ladite association. En 2021, celle-ci a lancé un mois de campagne de sevrage gratuite pour les jeunes en dépendance à la drogue ou les produits du tabac. Une vingtaine de jeunes ont été pris en charge jusqu’ici. Leur suivi s’enchaînera jusqu’en 2022.
Patricia Ramavonirina




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Ferme. Les industriels locaux ont tenu, hier à Analakely, une conférence de presse pour exposer leurs points de vue par rapport à la réforme du système de taxation sur les bondillons de savon prévue dans la prochaine loi de Finances. Ce qui est devenu « la guerre des bondillons » est aujourd’hui sujet à des interpellations provenant de toutes parts. D’un côté, le syndicat des industries (SIM) qui réclame une hausse de la taxation car il estime que l’importation de bondillons pénalise les unités de production locale et de l’autre, les bondillonneurs qui affirment que l’augmentation de la taxation aura un impact considérable sur la performance des petites industries qui utilisent cette matière première. Pour rappel, le bondillon c'est de la pâte à savon que le savonnier achète à un industriel et que le premier conditionne pour en faire un produit fini destiné à la consommation. Ainsi, les industriels locaux considère que le bondillon de savon est déjà un savon fini et non une matière première car il peut être utilisé en l’état pour le lavage des mains et autres tâches ménagères. De ce fait, s’il est considéré comme étant un produit fini, dans la Grande île, il devrait toujours être taxé à hauteur de 20 % de sa valeur. « Cette réduction du droit de douane sur les bondillons de savon de 20% à 10% a déjà entraîné une délocalisation de la fabrication de savon en Asie du Sud-est car 80% des savons utilisés à Madagascar sont désormais importés y compris les bondillons de savon. A titre de comparaison, les différentiels de droit de douanes entre les matières premières saponifiables et les bondillons de savon à Madagascar sont bien loin du compte face à des pays comme le Nigéria, l’Egypte ou encore le Maroc où la taxation des bondillons s’élève à plus de 30%. Par ailleurs, de nombreuses unités de fabrication de savon à Madagascar ont été arrêtées et se sont reconverties dans l’importation de bondillons de savon », expliquent ces industriels. Cependant, le collectif des bondillonneurs précise que cette denrée est classée dans la deuxième catégorie des produits semi-finis selon les normes d’importation de la douane. « Etant donné qu’ils sont destinés spécifiquement aux industriels, ces granulés industriels ne peuvent pas être utilisés directement par les ménages car ils doivent subir différentes étapes de préparation et de transformation industrielles. Les tentatives de révision des droits de douane actuellement de 10% et de les ramener à 20% ont été effectuées à plusieurs reprises. Le collectif des bondillonneurs appelle les responsables étatiques à étudier avec minutie les raisons évoquées suscitées en pensant à l’intérêt de la population», arguent ces bondillonneurs.
Hary Rakoto

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Editorial

  • Au ras des pâquerettes !
    La déviance mène partout, conduit nulle part sauf sur le droit chemin ! Une certaine partie de la classe politique du pays notamment celle qui revendique l'honneur d'appartenir à l'Opposition s'enlise dans la démence intellectuelle. On dévie à cœur joie les débats. On crée de faux problèmes et on monte au créneau pour des polémiques stériles. Les vrais débats s'effacent et on s'éloigne des vraies solutions !

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