mardi, 03 août 2021

La une du 04 août 2021

Publié dans La Une


La première vague des bus class a desservi la Capitale hier. Après vérification, cinq bus class sont opérationnels après avoir rempli tous les critères requis dans le cadre de ce projet, selon le responsable au sein de la Commune urbaine d’Antananarivo, tandis deux autres sont encore en cours de finition.Ces bus sont issus des lignes 015 reliant 67ha, Alarobia, Ambanidia, Tsimbazaza et Ankadimbahoaka, 194 reliant Andranomena, Ankatso et Alasora ainsi que celle 192 reliant By- pass et Ilafy. Pour cette première journée, les consommateurs sont du même avis. Ils sont satisfaits de la qualité de service offerte. « Certes, le tarif est un peu cher, mais cela en vaut la peine. La différence par rapport aux taxis-be est vraiment impressionnante. Pas de « vodihazo » dans les arrêts de bus ni des insultes », soulage Sarindrasoa, une passagère. Aucun changement d’arrêt de bus n’a été observé mais seulement des aménagements.
Les usagers souhaitent que cette méthode de travail ne change jamais, afin de donner un bon exemple pour les autres transporteurs. Il est à souligner que, durant le contrat, le respect des passagers, la propreté, le confort ainsi que la rapidité figurent parmi les critères sollicités aux coopératives qui voudraient exercer dans ce domaine.
Les horaires de travail sont fixés comme suit : de 5h du matin jusqu’à 21 heures du soir, du lundi au dimanche. Le nombre de places est réduit à 22 pour les véhicules 32 places, à 18 pour les 27 places et à 15 pour les 22 places, pas de strapontin et la propreté du véhicule devrait être irréprochable. Le bus class sera identifié par les couleurs bleu métallisé et jaune avec l’inscription «bus class tana ». Outre les sièges confortables pour les passagers, le véhicule est muni d’un distributeur de gel, d’un écran plat, d’un GPS, connecté à des réseaux Wifi et un extincteur. Quant aux chauffeurs et receveurs, ils  porteront des uniformes dignes de leurs fonctions. Enfin, le tarif est fixé à 1 500 ariary.
Recueillis par A.R.

Publié dans Société


Devenu presque prohibitif, le prix du charbon de bois a doublé en quelques mois. Passant de 15 000 ariary le sac de 50 kilos à presque 30 000 ariary sur les étals de la Capitale. « Nous consommons environ 2 000 ariary en charbon de bois pour la totalité des cuissons au quotidien. Ce qui nous fait environ 60 000ariary à compter sur le budget mensuel. Cela équivaut déjà aux frais de scolarité d’un seul de nos enfants » déplore une mère de famille, habitant dans le District d’Atsimondrano. En même temps, la déforestation continue de faire des ravages. Selon les statistiques, entre 200 000 et 300 000 ha de forêts disparaissent chaque année à Madagascar. Selon un technicien environnemental, l’utilisation du charbon de bois figure parmi les facteurs qui détruisent l’environnement à Madagascar dans la mesure où ce genre de source d’énergie est lié aux besoins des villes qui ont, actuellement, une croissance vertigineuse de leur population. En effet, la technique de production du charbon de bois consiste en une carbonisation lente des bois alignés et mis en tas, la meule étant complètement recouverte de paille et de terre. Elle exige donc l’abattage d’arbres, ce qui entraîne une disparition de la couverture ligneuse. En plus d’être contreproductif en termes de conservation, le charbon de bois est devenu de plus en plus inaccessible pour ces principaux usagers, à savoir les familles à revenus modestes qui ont du mal à couvrir des dépenses en termes d’énergie autre que cette denrée.  Autant de raisons qui emmènent en tout cas à conclure que le pays a intérêt à trouver rapidement des solutions durables contre cette déforestation.
Consommation responsable
D’un autre côté, la baisse progressive du prix du gaz butane se fait remarquer par les consommateurs. D’ailleurs, selon les observations, c’est le seul produit de nécessité qui connait une baisse de prix en ces temps de crise après l’initiative du ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD) de vulgariser le gaz butane pour diminuer la dégradation forestière. Pour ce faire, cette institution a établi dernièrement une convention avec le Comité malgache de butane (CMB) comprenant quatre sociétés gazières ainsi que le ministère de l’Economie et des Finances (MEF). « A l’évidence, le prix du gaz est moins cher que le prix du charbon, d’autant plus que la pollution est largement réduite si les ménages optent pour le gaz, souligne le MEDD. Une comparaison de la consommation de gaz butane et de bois énergie par ménage de 3 à 5 personnes a été réalisée. La consommation mensuelle en gaz butane est de 9kg pour le coût de 57 000 Ar contre une consommation de 1,5 sac (50kg) de charbon de bois coûtant 40 000 Ar, soit une différence de 17 000 Ar », avancent les responsables au sein du MEDD. En ce sens, un premier pas a été fait afin de diminuer de 20% à 5% la TVA sur le gaz butane dans la loi des Finances initiale 2021. Sachant que 97% des ménages malagasy utilisent du bois pour la cuisson induisant un rythme de consommation de 18 millions de m3 de bois par an.
Hary Rakoto

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mardi, 03 août 2021

CUA, oui mais …


D’aucuns constatent de visu le progrès notable dans le cadre du projet d’assainissement d’Antananarivo, la Capitale de Madagasikara, initié par le maire et son équipe.
La circulation dans le quartier d’Antanimena vers le centre de la ville retrouve, en général, la fluidité d’antan. En dépit du cafouillage du début, les changements apportés sur les mouvements des véhicules commencent à s’installer progressivement. Mais, on demande encore plus de professionnalisme et de rigueur aux agents de la Police nationale et celle de la communale. C’est le premier pas qui compte, dit-on !
Les marchands étalagistes, encombrant les trottoirs dans le quartier de Behoririka jusqu’aux alentours du Building Ramaroson, ont été dégagés. Il faut reconnaitre dans sa juste valeur que le premier magistrat de la Ville des mille a gagné son pari. A l’exception de Guy Willy Razanamasy, tous les maires ou présidents de la délégation spéciale qui s’étaient succédé à la Mairie ont tous plus ou moins échoué. Toutes les tentatives d’assainissement s’étaient soldées souvent en queue de poisson. A Analakely, les jeux de colin-maillard avec les Forces de maintien de l’ordre déployées sur place amusent la galerie. Les concitoyens, témoins malgré eux de la scène, ironisent et ridiculisent les gesticulations des agents sur terrain. A Behoririka et environs, les tentatives semblent marcher. La particularité de l’initiative de Naina Andriantsitohaina et son équipe réside du fait qu’ils ont, avant de « chasser » les marchands informels, érigé un bâtiment spécialement conçu pour accueillir les marchands de rue et formaliser leurs activités. Un acte prévu dans le Veliranon’Iarivo. D’ailleurs, sur le plan national, la différence de ce régime par rapport à d’autres auparavant vient de ce fait qu’on honore les paroles données. Le Président Rajoelina traduit littéralement en actes les promesses et les engagements qu’il a annoncés durant toute la campagne électorale. Les XIII points de Velirano ne sont jamais restés lettre morte ! Mais, il convient de rappeler que des efforts de transparence doivent être fournis. Le pouvoir central ainsi que les Services territoriaux décentralisés (STD) et les Collectivités territoriales décentralisées (CTD) ont le devoir de mettre au courant le peuple des tenants et aboutissants de leurs activités. C’est un droit inaliénable du peuple, le vrai détenteur du pouvoir.
A Antananarivo (Behoririka), on ne peut que louer la prouesse de la Mairie d’avoir réussi à bâtir un immeuble « manara-penitra » pour caser les commerçants délinquants. Mais, il fallait mettre au courant les citoyens contribuables sur l’origine exacte des fonds qui ont permis à une telle réalisation.
Une semaine exacte seulement après la « chasse » des marchands irréguliers à Behoririka et à Soarano, ils reviennent à la charge en changeant tout simplement le mode opératoire. Et ils gênent de nouveau la circulation des piétons sur les trottoirs. Les agents de la Police communale manquent de rigueur. A noter qu’il ne suffit pas de rendre fluide la circulation des voitures mais il faut bien en même temps gérer la fluidité des mouvements des usagers des trottoirs. C’est bien de se soucier à éradiquer les embouteillages des véhicules mais il fallait aussi prendre soin de la bienveillance du quotidien des humains. La circulation sur les trottoirs de Behoririka et de Soarano redevient un parcours du combattant pour les humains. C’est dommage !
Ndrianaivo

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Un gage de stabilité. Tel est l’argument avancé par les députés élus sous les couleurs de l’IRD (Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina) pour insister sur la nécessité d’un remaniement au niveau du Gouvernement. « Il serait plus judicieux que des membres de l’Assemblée nationale puissent intégrer l’Exécutif afin d’assurer plus d’équilibre », a souligné la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa dans son discours hier lors de la cérémonie – en mode virtuel – d’ouverture officielle de la session extraordinaire du Parlement. Elle demande ainsi ouvertement la mise en place d’un Gouvernement politique. Concernant l’ordre du jour de cette session qui porte essentiellement sur l’accord de financement à hauteur de 490 millions d’ariary de la Banque mondiale, le numéro un de Tsimbazaza a appelé à une utilisation de ces fonds en toute transparence et avec des impacts concrets sur la population.
Pour en revenir à la question de remaniement du Gouvernement, la présidente du perchoir de Tsimbazaza fait ainsi résonner un nouveau son de cloche à l’attention du Président de la République à qui revient la prérogative de remercier des ministres pour en nommer d’autres. D’ailleurs, elle n’est pas la première à formuler ce souhait chez la plate – forme IRD.
Tension
En effet, le député Naivo Raholdina avait déjà martelé la même remarque au cours de ses interventions médiatiques. Ce parlementaire qui a eu des accrocs virulents avec un membre du Gouvernement sur des affaires judiciaires liées aux litiges fonciers, entre autres, lors du dernier face à face avec l’équipe gouvernementale au mois de juillet dernier. Ce même député qui n’hésite d’ailleurs pas à déclarer au grand jour une guerre ouverte contre le ministre en question. « Il est temps de donner la place aux « mpitolona » pour intégrer le Gouvernement » avait– il expressément suggéré.
Depuis plusieurs jours, le bruit d’un remaniement imminent se murmure avec insistance au sein de l’état – major politique. Aux dernières nouvelles, cette recomposition de l’équipe gouvernementale semble utile et nécessaire. Depuis le mois de juillet dernier, le Président Andry Rajoelina a entamé la seconde moitié de son quinquennat. Il s’agit donc d’une période-clé durant laquelle, le Chef de l’Etat et l’ensemble de l’Exécutif doivent enclencher la vitesse supérieure en vue de la concrétisation de tous les « Velirano », d’une part. Et d’autre part, l’heure devrait déjà être à la préparation de la prochaine échéance présidentielle de 2023. Un rendez – vous important pour le Chef de l’Etat qui pourrait encore briguer un second mandat à la magistrature suprême du pays.
La Rédaction

Publié dans Politique


L’expression ironique « lalana matin-drefy » ou « route aux mille et une levées topographiques » au sujet de la route nationale 44 Sud Moramanga-Vohidiala Gara (133 km) appartiendra à l’histoire. De source officieuse, l’entreprise China Geo-Engineering Corporation (CGC), titulaire du lot 1 de la reconstruction de cette route entre Marovoay Gara et Amboasary Gara (40 km), ferait en sorte de terminer le bitumage de cette tranche d’ici la fin de cette année. Le délai prévu par le contrat révisé en 2020 expirera le 10 mars 2022.
Le chantier avance bien à voir la réalisation sur le terrain. Le taux d’achèvement actuel serait de 70 %. Le bitumage depuis Amboasary Gara en direction du Sud est arrivé jusqu’au nord du village d’Ambohidray, à 40 km de Moramanga. De là jusqu’à Marovoay Gara, la couche de fondation et la couche de base sont présentes par endroit. Parallèlement, l’aménagement des caniveaux bat son plein.
De son côté, l’autre entreprise China Road and Bridge Corporation (CRBC), titulaire du lot 2 qui va d’Amboasary Gara à Vohidiala Gara (73 km), est à pied d’œuvre depuis l’an passé. Les travaux de terrassement font le bonheur des usagers. En conséquence, la route du riz, une autre appellation de la RN44 Sud, se fait en seulement quatre heures si elle requiert une journée entière, voire plus, durant la saison des pluies.
La reconstruction de cet axe routier qui entrait en service en 1909 fait partie de la promesse présidentielle. L’exécution des deux lots du marché bénéficie du soutien de la Banque mondiale à travers le Projet d’appui à la connectivité des transports (PACT). Il s’agit de la première phase d’une série de projets pour appuyer le cadre de priorisation défini par l’analyse spatiale de la connectivité des transports à Madagascar. Le projet aurait dû recevoir un montant limité de ressources de l’IDA de 80 millions de dollars.
Aux yeux du bailleur, le chantier en cours sur la nationale 44 Sud est un modèle à répliquer en Afrique subsaharienne. De ce fait, le suivi et le contrôle de sa mise en œuvre sont très stricts. L’équipe de la Banque et les autorités multiplient les descentes sur le terrain. La dernière visite en date sur la portion Marovoay Gara-Amboasary Gara a eu lieu le 16 juillet. La représentante de la Banque à Antananarivo Marie-Chantal Uwanyiligira y a alors marqué sa présence.
Une grande réunion focalisée sur la question sécuritaire sur les zones traversées par la route s’est aussi tenue à la Mairie de Morarano Gara le 30 juillet. Entre autres, le secrétaire général du ministère l’Aménagement du Territoire et des Travaux publics, le préfet d’Ambatondrazaka, le secrétaire général de la Région d’Alaotra-Mangoro, le représentant du chef de District de Moramanga, le commandant de compagnie de la gendarmerie à Moramanga, le président du conseil communal de Morarano Gara, les deux adjoints au maire de la Commune et bien d’autres responsables à la base y ont été présents.
Les régimes successifs ont promis d’accomplir le bitumage de cette infrastructure routière qui fait parler d’elle en temps pluvieux. L’origine même de l’expression ironique évoquée au début de l’article est liée à l’exécution des projets mort-nés sous les différentes Républiques. Depuis la Première République, de petites réalisations ont été entreprises à chaque changement de dirigeants. Tellement la route du riz a toujours été au centre de controverses que personne n’a plus cru à l’aboutissement d’un quelconque projet de reconstruction à son sujet.
Le 15 octobre 2019, le président Andry Rajoelina a officiellement lancé à Morarano Gara les travaux sur le lot 1. Par la suite, le délai d’exécution initial de 18 mois a été prolongé de 11 mois. Le 2e lot, quant à lui, a démarré le 13 octobre 2020 pour une durée de 24 mois. L’entièreté de la route devrait être bitumée d’ici la fin 2022.
M.R.

Publié dans Politique


 Le quotidien de la population malagasy retrouve aujourd’hui un semblant de normalité, même si le port du masque et le respect des gestes barrières restent toujours d’actualité. Tous les secteurs s’activent pour rattraper le temps perdu, mais surtout le manque de revenu à cause de la pandémie de coronavirus. Dans ce sens, certains secteurs travaillent plus que d’autres. C’est le cas du secteur touristique. Si tout le monde profite un peu de cette période des vacances, les opérateurs touristiques se retrouvent actuellement en session de rattrapage. Depuis l’année dernière, le tourisme figure parmi les principales filières impactées par la Covid-19. Les activités ont repris à la fin de l’année 2020. Malheureusement, cet élan a été coupé par l’arrivée de la seconde vague au mois d’avril dernier. Cette période est l’occasion pour les opérateurs de combler les pertes accumulées. Ce dossier relate ainsi le cas de Mahajanga, l’une des destinations phares des vacanciers, notamment les mesures prises par les opérateurs pour attirer plus de clients, mais aussi l’état actuel de la situation sur les lieux.


Les restrictions de voyage de ces derniers mois ont attisé l’envie d’évasion des citadins. Avec l’arrivée des vacances scolaires, le rythme est moins effréné que d’habitude. Et une grande partie des habitants de la Capitale rêvent aujourd’hui de se prélasser sur le sable chaud et de se baigner dans la mer, mais surtout de quitter pour une courte période le froid et le stress de la grande ville. Toutefois, certains ménages sont plus ou moins limités en termes de budget.
Dans tous les cas, cette envie de voyager coïncide parfaitement avec la volonté des opérateurs de raviver le secteur du tourisme, plus particulièrement dans la ville de Mahajanga. La cité des fleurs figure parmi les destinations de vacances phares. Tous les acteurs du tourisme, allant des restaurants aux établissements hôtelliers, en passant par les centres de loisirs, déploient ainsi les efforts nécessaires pour attirer le plus grand nombre de personnes, sachant que la période des vacances sera limitée à un mois seulement cette année, vu que la rentrée des classes est prévue dès le mois prochain.
 
Réduction de prix
« L’année dernière, plus de la moitié de la période des vacances a été une saison morte. Nous n’avons fait qu’un tiers de notre chiffre d’affaires habituel. Et nous comptons bien nous rattraper pour cette saison. Pour cela, nous avons décidé de maintenir nos tarifs pour attirer le maximum de clients. En temps normal, une hausse de tarifs s’impose étant donné les inflations actuelles. Mais cela risquerait de faire fuir les clients. Nous voulons à tout prix éviter cela. De plus, nous avons un quota à respecter pour que le parc soit rentable. Nous essayons quand même de toujours offrir un service de qualité à nos clients », soutient Jean Randriamilantomanana, gérant du parc aquatique Aqualand, situé à Mahajanga. Ce parc figure parmi les attractions phares de la ville. Les vacanciers y passent le plus clair de leur temps quand ils ne sont pas au bord de la mer. Avec ses glissades, il offre des sensations inégalées à toute personne souhaitant se défouler. Aqualand dispose aujourd’hui de cinq glissades dont une uniquement dédiée aux enfants. Les responsables de ce parc espèrent qu’après cette année, la situation sanitaire dans le pays va enfin se stabiliser pour qu’ils puissent réaliser leur projet d’extension. « Si tout se passe bien, nous pourrons enfin construire une nouvelle glissade de 20 mètres, un projet qui date de l’année dernière. L’idée étant de proposer de nouveaux produits innovants à nos clients », espère le premier responsable d’Aqualand.
Pour leur part, les hôtels ont décidé d’offrir des réductions de prix. C’est le cas notamment de l’établissement Baobab Tree Hotel & Spa. Ce dernier opère jusqu’à la fin du mois une réduction de 35 % sur les frais d’hébergement, et ce pour tous les types de chambres disponibles au sein de l’hôtel. Tout cela entre dans la promotion du tourisme local et la relance du secteur.

Petit à petit
Malgré ces mesures adoptées par les opérateurs, les vacanciers n’arrivent pas encore en grand nombre. « En comparaison avec les chiffres des années précédentes, les arrivées ne sont pas encore nombreuses actuellement. Nous enregistrons entre 30 à 40 voitures par jour, au départ et à l’arrivée. Portant, les frais de transport n’ont pas bougé. Pour la liaison Antananarivo-Mahajanga, les frais de transport sont toujours maintenus à 30 000 ariary. Cela fait près de dix ans que ce prix n’a pas bougé. De plus, les personnes débarquant à Mahajanga ne restent plus aussi longtemps qu’avant. Leur séjour ne dure plus aujourd’hui que trois à cinq jours, alors qu’auparavant certains restaient pendant deux semaines voire un mois dans la ville », note Serge Saïd Ranarijaona, chef de gare. Mais ce rythme ne décourage pas les opérateurs.
Plus de sécurité
Pour rassurer les voyageurs et les convaincre de venir passer leurs vacances à Mahajanga, les autorités locales déploient également les moyens nécessaires pour soutenir l’économie de la Région. « Toutes les Communes environnantes de la route nationale 4 sont désormais toutes éclairées. Les voyageurs nocturnes sont alors plus en sécurité. Cela limite aussi les accidents », soutient Toky Rahaingo, représentant régional de l’Agence des transports terrestres dans la cité des fleurs. Concernant la sécurité sanitaire, les mesures nécessaires ont aussi été prises. « Un centre de désinfection est notamment déjà en place à Belobaka pour désinfecter toutes les voitures entrant dans la ville de Mahajanga. La désinfection est aussi obligatoire pour tous les moyens de transport dans la ville. Des responsables assurent déjà le suivi de cette désinfection », rajoute ce responsable.

Un trajet plus long
Le trajet semblera plus long à cause de la dégradation des infrastructures routières. Ceux qui vont voyager sur la RN 4 devront donc s’y préparer. Auparavant, le trajet se faisait en 8 heures au maximum. Aujourd’hui, le voyage dure entre 10 et 12 heures. Certains tronçons de route sont encore en bon état mais d’autres le sont moins. 
Dossier réalisé par Rova Randria

Publié dans Economie


Sakaraha, une ville à forte potentialité minière, attire de nombreux exploitants. Parmi eux figurent des veuves, des mères célibataires, des femmes délaissées par leurs époux,… Celles-ci font actuellement la fierté de la ville de Sakaraha à travers leurs activités. Réunies au sein d’une association dénommée « Roakemba Mahavalompo », elles ont réussi à fonder un atelier de production pour la taille et le polissage des pierres, et cela, grâce à une formation qu’elles ont suivie. Cette volonté à se surpasser malgré les impasses de la vie a vraiment touché Bavy Angelica Michelle, ministre de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme (MPPSPF). De passage dans cette ville située dans la partie centre-est de la Région d'Atsimo-Andrefana et accompagnée de son équipe, la semaine dernière, la ministre est allée à la rencontre de ces exploitantes de petites mines à Sakaraha. « De tel effort mérite complètement d’être appuyé pour que ces femmes deviennent des importantes productrices. Une fois cet objectif atteint, elles contribueront à la promotion du secteur ainsi qu’au développement local », a-t-elle souligné.
En outre, cette délégation ministérielle y a également apporté des machines à coudre et des couvertures ainsi que des vivres. Ces dons viennent particulièrement du Gouvernement et ont été remis aux associations regroupant des femmes et aux personnes âgées, sans oublier les personnes en situation de handicap mental. La délégation a aussi profité de cette occasion pour mener une campagne de sensibilisation autour de l’importance du planning familial, tout en promettant d’y ériger une Direction régionale du ministère de la Population. Au terme de ce périple à Sakaraha, les autorités locales qui ont été présentes sur les lieux ont toutes salué cette initiative de la ministre, non seulement de visiter leur Région mais surtout d’y acheminer de l’aide.
Recueillis par K.R.

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Editorial

  • Un leadership mérité !
    La Grande île recevra le prochain Panel international Cacao fin en juin 2023 à Antananarivo. Pour ceux ou celles qui sont branchés dans ce secteur porteur, il s'agit d'une victoire gagnée à bras le corps par le ministère de l'Industrie, du Commerce et de la Consommation (MICC). Au cours de la 106 ème réunion du Conseil de l'Organisation du Cacao (ICCO) à Abidjan, le mois dernier, le 29 septembre, la délégation malagasy conduite par le ministre Razafindravahy Edgard s'était livrée à une bataille acharnée et un pari de taille pour remporter ce prochain rendez-vous à Antananarivo. De facto, Madagasikara s'est adjugé la première place mondiale dans la production de cacao. Un rang que la Grande île mérite.

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