Alerte. Depuis vendredi dernier, le nombre des personnes suspectées d’être porteuses du coronavirus s’est accru. Quelques médecins en milieu hospitalier à Antananarivo et également en province ont confirmé cette information. D’ailleurs, le Professeur Rakotovao Hanitrala Jean Louis, ministre de la Santé publique a annoncé en fin de la semaine dernière qu’effectivement une hausse de contamination est enregistrée. Une raison qui a amené les autorités sanitaires malagasy à reprendre la distribution gratuite du Covid-Organics (CVO).
Au niveau des grands établissements sanitaires à Antananarivo notamment à Anosiala, Andohatapenaka, et encore moins à l’hôpital Befelatanana, différentes sources ont affirmé que le nombre des patients suspects avoisinent les 70% avec un risque de taux de positivité aux analyses en laboratoires estimé à 50%. Quant à l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA), les mesures de sécurité sanitaires restent renforcées. « Comme dans tout autre établissement sanitaire, des patients de la Covid-19 sont pris en charge à l’HJRA. Et suivant les mesures de sécurité sanitaires, nous n’autorisons pas les visites jusqu’à nouvel ordre. Il faut tenir compte du fait que le virus circule toujours », a expliqué le Professeur Rakoto Alson Aimée Olivat, directeur du Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU-JRA) joint au téléphone hier. Comme les autres Régions, Boeny est aussi en effervescence. Quelques hauts responsables locaux figurent actuellement dans la liste des personnes positives au coronavirus. Une réunion du comité de vigilance a même eu lieu mais aucune décision importante, en dehors du renforcement des gestes barrières, n’a été prise. A la date d’hier, cette localité a comptabilisé 10 nouvelles contaminations et un décès au cours des dernières 24 heures faisant un total de 55 patients en cours de traitement. L’Atsinanana, de son côté, commence vraiment à recenser des cas positifs après la remise à zéro du compteur. « Il existait une période durant laquelle aucun cas confirmé n’a été découvert. Actuellement, le tableau se complète petit à petit. Certes, nous ne sommes pas encore au stade de rebondissement. Par contre, au menu journalier, les centres hospitaliers universitaires recensent moins d’une dizaine de cas. Faut-il savoir aussi que les patients viennent juste pour une consultation mais une fois testés, leur contamination est avérée au PCR », a révélé une source locale. Dans la partie Nord de la Grande île, le cas de Nosy Be est surveillé de près.
12 mois de lutte
Certes, seules les analyses en laboratoire peuvent attester la présence du virus mais cette situation sanitaire actuelle amène à croire que la Covid-19 frappe de nouveau. Rappelons-nous que cela fait 12 mois que cette épidémie a sévi dans tout le territoire du pays. Le Gouvernement malagasy a commencé à restreindre le déplacement et d’autres activités non-essentielles à partir du mois de mars 2020. Etant donné l’atteinte du PIC en juillet dernier, l’ouverture partielle des frontières aériennes a été effective à Nosy Be le mois d’octobre. Sans oublier la levée de l’état d’urgence sanitaire. Malheureusement, après un répit d’environ 6 mois sans alerte rouge, le virus revient. Les dernières statistiques, plus précisément du 20 au 26 février derniers en témoignent avec trois nouveaux décès liés au coronavirus signalés dont 2 à Analamanga. A cela s’ajoutent 324 nouveaux porteurs du virus sur les 2 449 tests PCR réalisés par les laboratoires d’analyses et les tests GèneXperts et 247 patients guéris. Il y a donc une semaine, 312 personnes sont encore en traitement dont 29 formes graves.
L’Afrique resserre la vis
Après plusieurs périodes d'allègement des restrictions, la Covid-19 et ses nouvelles souches ont obligé plusieurs pays à resserrer la vis au niveau des frontières et des voyages. Sur le continent africain, le Maroc continue par exemple de restreindre un peu plus l'accès au Royaume, avec vingt pays désormais concernés. Faisant suite à la recrudescence des cas de contamination à nouvelles variantes de la Covid-19, l'Algérie et l'Egypte se sont ajoutés à la Belgique ou la Suisse entre autres dans une liste de désormais 20 pays. Les vols passagers sont interdits, jusqu'au 21 mars au moins. L'état d'urgence au Maroc a été prolongé jusqu'au 10 avril. A Maurice, les écoles et les universités sont fermées pour une semaine après la découverte d’un nouveau foyer de propagation. Le ciel est fermé aux passagers en provenance de l’étranger. Les départs vers l’île sœur sont suspendus, mais celui opéré hier vers La Réunion par Air Mauritius a été maintenu. Les rassemblements religieux y sont déconseillés et la Fête nationale ce vendredi sera restreinte. A l’exception, Seychelles va rouvrir fin mars leurs frontières à tous les visiteurs, vaccinés ou pas, sauf ceux en provenance d’Afrique du Sud, pour qui les restrictions s’appliquent toujours.
LR.
Femmes autonomes et résilientes dans un environnement sain pour le développement durable. Suivant cette thématique de la Journée de la femme 2021 à Madagascar, trois jours de séances axées au changement climatique ont été organisés dans la ville d'Antsiranana, la semaine dernière. Initiées par les Nations unies, avec la contribution du ministère de l'Environnement et du Développement durable et celui de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la femme, des actions de sensibilisation autour des mesures quotidiennes a_ prendre face au changement climatique et la violence basée sur le genre (VBG) ont été programmées à cette occasion.
Le Nord-ouest du pays a été durement frappé par la dépression qui a pris naissance dans le Canal de Mozambique, la semaine dernière. Cette Région a été donc tellement secouée par cette perturbation que celle-ci a fait des victimes. C’est le cas samedi dernier lorsqu’une grande pirogue transportant 8 pêcheurs a sombré dans l’embouchure de Soalala. Deux pêcheurs ont été avalés par la forte houle. Si le corps de l’un d’eux a été retrouvé samedi même, celui d’un autre ne le fut qu’hier matin. Seuls donc six sont indemnes après l’accident.
Inclu dans l’aire protégée de la montagne d’Ambre. Le lac Mahery, dans la Commune de Sakaramy, Antsiranana II, a été choisi pour un reboisement de bambous et de raphia, pour débuter la célébration de la Journée internationale de la femme (JIF). Des centaines de femmes conduites par la Première dame, Mialy Rajoelina y ont participé. L’épouse du Premier ministre, la présidente de l’Assemblée nationale ainsi que les femmes membres du Gouvernement et les épouses des ministres ou encore les femmes députées étaient au rendez-vous, sans parler des représentants des partenaires techniques et financiers. « Le lac Mahery maintient le service écosystémique de la ville d’Antsiranana.
8 mars, jour-J ! « Journée internationale de la femme » ce jour. Journée de l'année spécialement dédiée aux réflexions, sinon à la mise pour la énième fois sur le plateau du débat relatif aux droits fondamentaux du genre féminin. L'ONU, Organisation des Nations unies, adopte en Assemblée générale en 1977 une résolution historique reconnaissant la date de 8 mars comme étant une Journée mondiale de la femme. Et que tous les pays membres épris de liberté et respectant les droits humains, notamment ceux de la femme ont le devoir voire l'obligation de consacrer ce jour-là à une réflexion approfondie et à organiser ainsi des manifestations officielles se rapportant sur les droits de la femme. Madagasikara tient, tous les ans, à rendre hommage à cette journée hautement symbolique.
Le ministère de l’Economie et des Finances a revu à la fin de la semaine dernière l’exécution budgétaire en 2020. Celle du quatrième trimestre 2020 s’est déroulée la semaine dernière au Plan, Anosy. L’évènement a vu la présence de différents acteurs économiques, notamment la société civile, le secteur privé, les techniciens au niveau des institutions et des ministères. Les partenaires techniques et financiers (PTF) y ont participé par visio-conférence. « Au niveau des dépenses liées à la Covid-19, 18 % du budget alloué ont été consacrés à la lutte contre la pandémie et 82 % ont été classés parmi les dépenses extérieures.
Pour les prochaines vacances pascales. La promotion du tourisme local se poursuit. Après le franc succès d’une première édition en novembre 2020, le Salon des bons-plans tourisme ou « Tsenaben’ny fizahan-tany » se renouvelle pour une deuxième édition encore plus innovante, du 10 au 12 mars prochain, toujours au Jardin d’Antaninarenina. Organisé par le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie (MTTM), avec la gestion opérationnelle de l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM), ce salon veut aider tous les Malagasy, habitués ou non à voyager, dans la recherche de leur prochaine destination de découverte.
La mauvaise nouvelle est tombée vers la fin du mois de mars 2020 pour Anny Andrianaivonirina, présidente de l’association des femmes journalistes, journaliste sportive depuis plus de 20 ans et ancienne judoka. Elle a été diagnostiquée d’un cancer du sein à la lésion ACR IV. D’un point de vue médical, la classification en ACR 4 veut dire qu'il y a très probablement un cancer, et qu'il s'agit d'une anomalie de toute façon bien suspecte, à prélever. Ceci implique donc d'office une biopsie, sous échographie ou sous contrôle radiographique, par une procédure de mammotome ou encore directement par biopsie-exérèse. Une maladie qui l’a motivée à devenir la journaliste menant une lutte contre le cancer du sein à Madagascar. Une année après, elle a presque réussi le combat. Elle incarne actuellement la force pour les femmes journalistes et la gente féminine à Madagascar. Particulièrement ce jour, à l’occasion du 8 mars et avec l’appui du ministère de la Santé Publique, l’association des femmes journalistes organise une journée d'action, de sensibilisation et de mobilisation dédiée à cette maladie à la Bibliothèque nationale, Anosy.
Après une ablation de l’un de ses seins, suivi par quelques mois de traitement, la princesse Fenosoa Ralandison Ratsimamanga s’est rétablie de son cancer. Cette descendante directe des reines Ranavalona II et III se trouve actuellement en bonne santé. Elle fait toutefois attention à ses nourritures et son mode de vie… Quant à Anny Andrianaivonirina, la mauvaise nouvelle est tombée vers la fin du mois de mars 2020. Elle a été diagnostiquée d’un cancer du sein à la lésion ACR IV. Présidente de l’association des femmes journalistes de Madagascar, journaliste sportive depuis plus de 20 ans et ancienne judoka, la vivante et la battante qu’elle est, a aussi surmonté la maladie. Les deux femmes ont affirmé le moral d’acier et les soutiens indéfinissables des proches.
Journée internationale de la femme. C'est ce que le monde entier célèbre ce jour suite à la résolution de l'Organisation des Nations unies (ONU) de décréter le 8 mars. Les droits de la femme, Madagascar n'a rien à envier des autres pays membres de cette organisation et notamment du continent africain. La Grande île n'a pas attendu cette recommandation faite par l'ONU en 1977ou encore moins la première manifestation des femmes socialistes en 1914 pour donner leur place aux femmes malagasy. De ce côté, Madagascar a une certaine avance sur les pays de l'Afrique et certaines Nations des autres continents.