Nos archives web
Super User

Super User

Un tragique accident de la circulation s’est produit aux premières heures d’hier, vers 3 heures du matin, sur la route nationale 6. Un taxi-brousse de marque Mercedes-Benz, appartenant à la coopérative Vofizabo et assurant la liaison Antsohihy- Mahajanga, a fait une sortie de route à hauteur du Pont Sofia, dans le secteur de Betsimipoaka, Commune de Marovantaza, District d’Analalava, dans la Région de Sofia.

Selon les premières informations recueillies, le véhicule aurait brusquement quitté la chaussée avant de basculer dans le vide. Il a chuté de plusieurs dizaines de mètres pour s’écraser au fond d’un ravin, avec à son bord dix-sept passagers. Le bilan est particulièrement lourd : dix personnes, dont cinq jeunes femmes, ont péri sur le coup.

Les secours, arrivés rapidement sur les lieux, ont dû désincarcérer sept corps coincés dans la carcasse complètement broyée du minicar. Trois autres blessés graves ont succombé peu après leur admission à l’hôpital de Port-Berger. Sept survivants, pour leur part, ont été pris en charge pour des blessures plus ou moins sérieuses.

Les causes de ce drame restent à déterminer. L’enquête ouverte par la Gendarmerie cherche à établir si l’accident résulte d’une erreur de conduite ou d’une défaillance mécanique.

Sitôt alertées, les autorités locales, réunies au sein de l’Organe mixte de conception (OMC), se sont rendues sur place. Le chef du District de Port-Berger a dépêché des ambulances et du matériel médical pour les premiers soins, tandis que les Forces de l’ordre ont assuré les opérations de secours et de sécurisation du site.

Franck R.

Depuis plusieurs semaines, la grève des employés de la JIRAMA se poursuit, les syndicats refusant de reprendre le travail tant que leurs revendications ne sont pas satisfaites. Leurs demandes principales incluent le limogeage du directeur général actuel, Ron Weiss, qu’ils tiennent pour responsable de la crise, ainsi que la dissolution du conseil d’administration. Ils réclament aussi la révision du statut juridique de la JIRAMA, qu’ils suspectent d’ouvrir la voie à une vente indirecte de la société, et exigent que l’entreprise redevienne pleinement maître de sa production énergétique, sans ingérence étrangère ni recours abusif à des prestataires externes. Selon un agent approché dans les coulisses de la direction, « la JIRAMA a fonctionné à perte depuis des années à cause de ce mauvais choix », dénonçant le recours continu à des groupes électrogènes coûteux, qui accroissent l’endettement de l’Etat. D’autres salariés soulignent que la navigation dans l’incertitude financière pousse la compagnie à délester chaque heure, privant les usagers d’électricité, une stratégie jugée insoutenable. De l’autre côté, la direction de la JIRAMA affirme qu’« aucune cession de capital n’est envisagée », insistant sur le fait que la compagnie restera détenue à 100 % par l’Etat, tout en promettant des réformes internes pour renforcer la participation des travailleurs dans la reconstruction de l’entreprise.

 

Baisse de productivité 

 

Sur le plan économique, les conséquences du conflit sont déjà palpables dans divers secteurs. D’abord, la baisse de productivité dans l’industrie et les petites entreprises est manifeste. « Pour les ateliers de soudure, les petits salons de coiffure, chaque heure sans électricité est une catastrophe économique », note un commerçant d’Antananarivo. Les délestages non programmés perturbent aussi les commerces, les stocks alimentaires, surtout dans les zones urbaines, et freinent les activités de service, puisqu’aucune machine ni réfrigérateur ne peut fonctionner normalement. En outre, la crédibilité du climat d’investissement est mise à mal, les investisseurs, nationaux ou étrangers, voyant dans cette crise un signal de fragilité institutionnelle dans un secteur vital. Selon un rapport du FMI, la situation actuelle nuit directement à la productivité des entreprises, renforçant l’urgence d’un plan de redressement pour la JIRAMA. A plus long terme, cette grève creuse le déficit de l’Etat s’il faut financer des mesures d’urgence ou des subventions pour maintenir le service, ce qui pourrait accentuer l’inflation en cours, déjà ressentie par les ménages dont le pouvoir d’achat est miné. Le secteur touristique lui-même, déjà fragilisé par d’autres difficultés nationales, pourrait souffrir si les coupures d’électricité persistent ou s’amplifient. Finalement, dans ce contexte, la suspension temporaire du mouvement annoncée à la suite d’un dialogue le 9 juillet selon les syndicats ne garantit pas la fin des tensions, et l’équilibre économique du pays pourrait bien dépendre de la capacité des pouvoirs publics et de la JIRAMA à trouver un compromis crédible et durable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le monde de la musique vient de perdre l’une de ses stars. L. Saphira, la chanteuse à l'origine du célèbre tube « Mampamangy », s'est éteinte à l'âge de 55 ans. L'annonce a été faite par sa nièce Marghe sur les réseaux sociaux hier soir, exprimant avec émotion la profonde perte ressentie par sa famille et ses fans. « Ah Tatie Lolo eh (…) C'est toi qui étais la chanteuse de la famille, c'est toi qui m'avais inspirée, je chantais tes chansons à la maison à Mada et j'avais hâte à chaque fois que tu rentrais de tes concerts (…) Quand tu as su que je voulais suivre le même chemin que toi, tu étais parmi les premiers qui croyais en moi (…) Veloma Tatie (…) Madagascar aimait tellement ta musique. Beaucoup d'artistes ont repris ta chanson. Et même moi pour te rendre hommage, je l'ai reprise. Veloma Tatie, et merci pour tout, tu vas nous manquer ! »,pleure-t-elle.

Les causes de son décès restent pour l'instant inconnues. Née le 12 décembre 1970, L. Saphira, de son vrai prénom Lolo (prononcer Loulou), a été une figure protéiforme au cours de sa vie. Aînée d'une famille nombreuse, elle s'est d'abord révélée à l'âge de 7 ans en inventant un modèle original de pince à cheveux, qu'elle vendait sur les marchés de Mahajanga, sa ville natale, faisant la fortune de ses parents. Malheureusement, cette création a été rapidement copiée par un industriel qui a privé la jeune fille de son droit d'auteur.

 

Le sacre

A seulement 18 ans, elle intègre la scène musicale malagasy après avoir été remarquée lors d'un concours de beauté qui s’est déroulé à Antananarivo, au célèbre club « Le Caveau » d'Antaninarenina. Sa beauté éclatante la propulse rapidement dans une carrière de mannequin international, où elle défile sur les podiums de New York, Miami, Los Angeles, Paris, Londres et Milan. Cependant, lassée des podiums, elle a choisi de se réorienter sa carrière vers la musique, soutenue par la radio nationale RTA. Rebaptisée L. Saphira, l'artiste enchaînait les succès avec des titres comme « Lahatra », « Mampamangy » et surtout « Mody gisa » qui marquait une étape dans l'histoire musicale du pays. Il s'agissait du premier clip tourné à Madagascar avec la participation de l'Armée nationale malagasy.

Après une pause entre 1993 et ​​1995, L. Saphira reprenait sa carrière et se produisait de 1996 à 1999 en première partie des concerts de Jimmy Cliff, en premier lieu en Afrique du Sud. Cette collaboration va profondément influencer son style musical, la poussant vers les rythmes reggae. En 2005, épaulée par le musicien malagasy renommé Silo et le chanteur Rah-Ckiky, elle adopte une nouvelle identité musicale orientée vers le style reggae, en renouant avec son public et ses racines.

L. Saphira a été une figure emblématique du monde musical grâce à sa voix unique. Sa nièce Marghe, en reprenant son hymne, témoigne de l'héritage affectif et artistique qu'elle laisse derrière elle.

Sitraka Rakotobe

Une situation désormais clarifiée. Bonne nouvelle pour les finalistes du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2024. Après plusieurs semaines de rumeurs et de confusion, la Fédération malagasy de football (FMF) a confirmé que la totalité des primes issues du prize money a bien été virée sur les comptes des bénéficiaires, joueurs comme membres du staff technique.

Deux semaines après le versement par la Confédération africaine de football (CAF) des 1,2 million de dollars attribués à Madagascar pour sa deuxième place, les Barea et leur encadrement attendaient encore leur part. Selon les explications d’Alfred  Randriamanampisoa, président de la FMF, les fonds ont désormais été intégralement distribués. 

« Toutes les parts ont été déposées sur les comptes respectifs des joueurs et du staff », a-t-il indiqué, ajoutant que ceux, disposant du même établissement bancaire que la Fédération, avaient déjà pu toucher leur prime.

Une répartition convenue à 60/40. Conformément à la clé de répartition annoncée par la FMF, 60 % du prize money soit environ 720 000 dollars  reviennent à la délégation, comprenant les joueurs et le staff technique. Les 40 % restants, soit près de 480 000 dollars, sont destinés à la Fédération pour soutenir ses programmes de développement du football national.

En revanche, le président de la FMF n’a pas encore précisé la part éventuelle réservée aux clubs formateurs des joueurs, un point qui suscite encore des interrogations dans le milieu sportif.

Cette confirmation met fin à plusieurs jours de flou et de frustration. Certains médias locaux avaient rapporté que les Barea n’avaient toujours rien reçu malgré les promesses faites mi-octobre. L’absence de communication officielle de la FMF avait entretenu la confusion. Mais selon les dernières vérifications, tous les virements ont désormais été effectués et les joueurs ont bien perçu leur dû.

Une prime méritée après un parcours exceptionnel. Finalistes du CHAN 2024, les Barea ont marqué l’histoire du football malgache en réalisant un parcours remarquable. Leur performance a non seulement offert au pays une reconnaissance continentale, mais aussi renforcé les attentes quant à une meilleure gestion et transparence au sein de la FMF à l’avenir.

Elias Fanomezantsoa 

%PM, %15 %958 %2025 %21:%Oct

La une du 16 octobre 2025

Un grave accident de la route s’est produit mardi soir, aux environs de 19h15, sur la Route nationale 2, au niveau d’Antsampazana, Fokontany d’Andranokobaka, point kilométrique 6+200. La collision, particulièrement violente, a impliqué une Peugeot 206 et un motoculteur de marque Kubota.

Le bilan fait état d’un décès — un homme de 26 ans — et de quatre blessés, dont deux femmes âgées de 28 et 30 ans, ainsi que deux hommes de 19 et 39 ans. Les circonstances exactes du drame restent à préciser, mais selon les premiers éléments recueillis, la Peugeot aurait tenté un dépassement dangereux avant d’entrer en collision frontale avec le motoculteur.

Alertée, une équipe du commissariat de Moramanga s’est immédiatement rendue sur les lieux pour effectuer les constatations d’usage. Les blessés ont été évacués d’urgence vers le Centre hospitalier de référence du District (CHRD) de Moramanga pour y recevoir les soins nécessaires. Le procureur près le Tribunal de première instance de la ville a également été informé de l’accident.

Une enquête a été ouverte afin d’établir les responsabilités et de déterminer les circonstances précises de cette tragédie survenue sur l’un des axes les plus fréquentés de la région.

Franck R.

 

Un retour à la normale plane. Bon nombre d’établissements scolaires privés ont repris depuis mardi dernier leur emploi du temps normal. Les cours se font désormais dans la journée, du moins pour les élèves du primaire et du secondaire. Pour ceux en préscolaire, les cours se font encore dans la matinée, du moins jusqu’à ce que la situation s’améliore. Toutefois, des mesures ont été prises pour rattraper les quelques jours de suspension des cours, due aux manifestations populaires. « Les élèves n’auront pas la pause Toussaint, initialement prévue du 25 octobre au 2 novembre prochains. Cette semaine sera dédiée aux rattrapages, pour être à jour dans le respect du calendrier scolaire. Les élèves ont eu assez de pause ces derniers jours », nous confie la directrice d’un collège privé sis à Tsimbazaza. Cette décision est également adoptée par bon nombre d’établissements scolaires, d’autant plus que les parents ont payé normalement les frais de scolarité malgré la conjoncture politique et ses impacts. 

Reprise incertaine pour certains

Si la reprise des cours est effective pour bon nombre d’établissements privés, elle reste incertaine pour la majorité des établissements publics dans diverses Circonscriptions scolaires (CISCO) où les enseignants sont en grève. Hier, les élèves d’un collège d’enseignement général d’Antananarivo ont été priés de rentrer chez eux. « Tous les profs ainsi que le personnel administratif et technique sont en grève. Il n’y a personne pour vous donner des cours ni vous surveillez en classe. Rentrez chez vous et révisez », s’est adressé le directeur face aux élèves présents. « J’en ai marre de cette situation. Comment allons-nous faire pour la suite vu que nous sommes en classe d’examen ? », déplore Sitraka R., collégienne en classe de 3è. Comme elle, beaucoup d’élèves se posent des questions sur l’aboutissement de cette manifestation ainsi que les impacts sur leur scolarité. Jusqu’à hier, aucun communiqué ni consigne n’a été donné par les responsables compétents au niveau du ministère de l’Education nationale ou auprès des directions régionales de l’éducation. Affaire à suivre!

P.R.

 

Madagascar est un pays vulnérable aux catastrophes naturelles comme les cyclones, l’inondation, ou encore la sécheresse. Par conséquent, la population est fragile. Afin de soutenir cette population,  Madagascar dispose d’un Fonds national de contingence (FNC). C’est un mécanisme de financement dédié à la gestion des catastrophes à Madagascar. Ce fonds a été mis en place par le Gouvernement malagasy afin de renforcer la préparation et la réponse face aux catastrophes et situations d’urgence, tout en garantissant la disponibilité de ressources financières immédiates en cas de crise. Ainsi, le FNC a pour objectif de consolider une capacité de résilience et la préparation à faire face aux divers types de catastrophes qui peuvent survenir dans le pays. 

Le Fonds national de contingence peut être mobilisé pour répondre aux catastrophes naturelles telles que les cyclones, les inondations, les sécheresses, les incendies domestiques, feux de forêt ou de végétation, les épidémies et pandémies majeures ayant un impact grave sur la population. Les catastrophes sensibles ou aléas complexes tels que les troubles sociaux ou politiques et les conflits armés ne sont pas éligibles à la mobilisation du FNC.

 

Un rôle important pour le PAM

 

Cette année, la journée internationale pour la réduction des risques de catastrophes est axée sur le thème “Financer la résilience, pas les catastrophes”. Le Programme alimentaire mondiale (PAM) joue un rôle important dans la réduction des risques et catastrophes. Les catastrophes naturelles sont l’une des principales causes de la faim, indique cette institution. Elles perturbent l’accès à la nourriture et compromettent la sécurité alimentaire à long terme. A Madagascar, le PAM, avec ses partenaires, agit pour soutenir les communautés vulnérables à se préparer, résister et se relever face aux chocs à travers le renforcement de la résilience, les systèmes d’alerte précoce, la préparation et formation, ainsi que le soutien aux moyens de subsistance et adaptation au climat. 

 

Anticiper  les impacts des catastrophes

 

Pour la réduction des risques de catastrophes, Madagascar dispose une entité qui coordonne la lutte. Il s’agit du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC).

Les catastrophes ont un impact majeur sur le développement du pays.

En effet, elles peuvent entraîner la désorganisation ou le ralentissement des projets de développement, la détérioration des infrastructures socio-économiques, ainsi que des conséquences importantes sur l’environnement et les moyens de subsistance. C’est pourquoi le renforcement de la résilience financière est essentiel pour permettre une reprise rapide et durable après une catastrophe.

L’augmentation des ressources financières disponibles, la budgétisation fondée sur les prévisions climatiques, les évaluations financières préalables des risques pour la population, les moyens de subsistance et les infrastructures sont considérées comme les meilleures stratégies pour anticiper et réduire les impacts des catastrophes.

 

Recueillis par Anatra R.

 

Les portes du Centre culturel Germano-Malagasy (CGM/GZ) sont restées fermées ces dernières semaines, plongeant dans le silence, comme figées par les tensions qui agitent le centre d’Antananarivo. Expositions annulées, concerts reportés, ateliers en pause : la vie culturelle, déjà fragile, s’est mise entre parenthèses face aux rassemblements et mouvements sociaux perturbant la Capitale. Face à tout cela, le Centre culturel Germano-Malgache (CGM/GZ) refuse de laisser la crise freiner la vitalité artistique qu’il incarne depuis des années. L’institution allemande a choisi une voie innovante pour continuer à soutenir la scène locale : le numérique. C’est ainsi qu’est né le projet « MeinOrt » – « Mon lieu » en allemand – une initiative qui réinvente la manière dont la culture peut s’exprimer et se partager en ces temps incertains. Plutôt que de se résigner à l’immobilisme, le CGM/GZ a décidé de transformer sa page Facebook en une véritable scène virtuelle ouverte à tous les talents. Musiciens, slameurs, danseurs, comédiens ou plasticiens sont invités à soumettre de courtes vidéos, tournées dans leur environnement, que ce soit à domicile, en studio ou dans tout autre espace propice à leur performance. Ces créations, d’une durée comprise entre 15 et 45 minutes, seront diffusées en direct ou en différé sur les réseaux sociaux du Centre, offrant une visibilité immédiate à une audience malagasy et internationale. Au-delà de la simple diffusion, le projet « MeinOrt » propose également un soutien financier pouvant atteindre 1 500 000 ariary, en fonction de la qualité et de l’originalité des propositions. Une véritable bouffée d’air pour les artistes qui peuvent continuer à exprimer leur créativité malgré les contraintes du contexte actuel. En redonnant la parole à la scène locale, le CGM/GZ confirme son rôle de moteur culturel et d’espace de liberté, même à distance. Le numérique devient ainsi un nouvel horizon, un pont entre artistes et publics, permettant à la culture malagasy de rayonner, sans frontières ni limites physiques. Une preuve que face à l’adversité, l’innovation et la solidarité peuvent continuer à faire vibrer le cœur de la création.

Si.R

Thierry de Bailleul, directeur général de Madagascar Airlines, a annoncé sa démission hier. Cette décision fait suite à un ultimatum lancé par le personnel. Les employés exigeaient le départ immédiat du DG et de tous les consultants étrangers. La date limite était fixée au 17 octobre à midi. Passé ce délai, ils prévoyaient de ne plus suivre aucun ordre de la direction actuelle. Une direction collégiale devait alors prendre le relais. Selon Thierry de Bailleul dans une lettre. Ce climat de défiance rendait la poursuite de sa mission impossible. « Je ne peux, ni moralement ni professionnellement, diriger une entreprise dans laquelle une partie du personnel conteste publiquement l’autorité légitime de sa direction générale », a-t-il expliqué. Depuis dix-huit mois, le DG et son équipe ont mené un combat exigeant pour redresser la compagnie. « Grâce à ces efforts, la capacité offerte a progressé de 66% en moins de deux ans. De plus, la ponctualité sur l’ensemble de 2025 a atteint 80%. Par ailleurs, la digitalisation de l’entreprise est désormais très avancée. La flotte d’ATR 72 s’est renforcée et la confiance des loueurs a été regagnée. Enfin, les pertes se sont réduites trimestre après trimestre, et un retour à l’équilibre semblait réaliste », a-t-il ajouté.

 

Difficultés

Thierry de Bailleul est arrivé fin 2022. Son mandat devait initialement se terminer le 30 juillet 2025, mais il a été reconduit fin août. Selon les autorités à cette époque, « cette prolongation visait à assurer la continuité du plan stratégique « Phenix 2030 », soutenu par la Banque mondiale. Le plan prévoit de moderniser la flotte, d’améliorer la gestion digitale et de repenser la stratégie commerciale ». Pour soutenir le redressement, la Banque mondiale a alloué 65 millions de dollars. Sur cette somme, 25 millions sont déjà disponibles. Par ailleurs, 80 millions supplémentaires sont en cours de négociation, dont la moitié pour Madagascar Airlines et l’autre moitié pour les infrastructures aéronautiques. Pourtant, malgré ces résultats, la situation sociale est devenue intenable. M.Bailleul a donc choisi de se retirer pour préserver l’entreprise, ses salariés et sa crédibilité auprès des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale. Ce dernier propose au Comité exécutif d’assurer collégialement la continuité opérationnelle. « Cette mesure vise à éviter toute rupture dans le pilotage des opérations en attendant les décisions du Conseil d’administration », a-t-il conclu.

 

Carinah Mamilalaina

Fil infos

  • Ministre Hanitra Razafimanantsoa - « 2026 l'année de la Concertation, 2027 l'année des élections »
  • La Vérité devient hebdomadaire
  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 

La Une

Recherche par date

« January 2026 »
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff