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Les réseaux sociaux sont devenus inséparables avec le quotidien de la population, notamment les jeunes. Ils sont devenus une plateforme de rencontre entre deux personnes, aboutissant à une relation sérieuse ou non. Des stories Instagram aux messages privés sur Facebook ou Snapchat, en passant par les « matchs » sur Tinder ou Badoo, l’amour semble désormais avoir trouvé un nouveau terrain de jeu. Cette nouvelle manière de vivre l’amour a ouvert des portes et semé des illusions. Face à ce constat, l’ONG « Human Development Action » (HDA), en collaboration avec la Commission nationale malgache pour l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture), mène une campagne de sensibilisation sur l’utilisation responsable des réseaux sociaux, dans le cadre de la promotion de l’éducation à la citoyenneté numérique auprès des jeunes et à travers le Programme de participation 2024-2025 de l’UNESCO.

 

« Pour beaucoup de jeunes et moins jeunes, les réseaux sociaux offrent des opportunités inédites de rencontrer des personnes au-delà de leur cercle habituel. Les plateformes abolissent les distances, facilitent les échanges et rendent les déclarations plus immédiates. Les couples nés en ligne ne sont plus une exception, mais une norme en devenir », souligne Hery Manantsoa Rarojoson, secrétaire général de l’Organisme non gouvernemental HDA. Cependant, de nombreux témoignages recueillis par l’ONG évoquent des relations sur les réseaux, qui sont devenues au fil du temps « toxiques » en raison des jalousies déclenchées par les « likes », disputes sur des commentaires ambigus, voire des ruptures provoquées par une trop grande exposition de la vie privée. Sans parler des faux profils, des mensonges ou des « ghostings » - le fait de rompre soudainement tout contact avec quelqu’un sans fournir d'explication, spécialement dans les relations amoureuses.

 

« Les réseaux sociaux ne sont qu’un outil, un point de départ. Ce qui compte, c’est la sincérité de la démarche et la volonté de construire une relation réelle, au-delà du virtuel. Une rencontre en ligne peut aboutir à une histoire authentique, à condition de sortir des écrans et d’ancrer le lien dans la vraie vie », conclut-il.

 

Recueillis par A.R.

 

Les résultats publiés dans le magazine « New England Journal of Medicine » montrent que deux traitements contre la peste bubonique sont efficaces et sûrs. Le taux de réussite est d’environ 90 %, et la mortalité est descendue à 4 %. Cette réussite est très importante pour Madagascar, qui compte plus de 90 % des cas de peste dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Avant cette étude, aucun traitement n’avait été testé de façon rigoureuse. L’essai « IMASOY », mené entre 2020 et 2024, a comparé deux traitements, selon le communiqué publié par l’Institut Pasteur. Le premier est un antibiotique oral appelé Ciprofloxacine. Le second est un traitement injectable, suivi d’une cure orale. Au total, 450 patients suspectés de peste bubonique ont été inclus dans l’étude. Ils venaient de 47 sites dans 11 Districts de Madagascar. Parmi eux, 222 cas ont été confirmés en laboratoire. Les patients ont été divisés au hasard entre les deux traitements. L’étude a été réalisée par plusieurs institutions internationales. On retrouve l’Institut Pasteur de Madagascar, le Centre hospitalier universitaire (CHU) Joseph Raseta Befelatanana, le Centre d’infectiologie Charles Mérieux, l’Université d’Oxford et la « London School of Hygiene & Tropical Medicine ». Le projet a reçu un financement du Royaume-Uni à travers la Fondation caritative en médecine « Wellcome Trust ».

 

Mobilisation

Les deux traitements ont montré qu’ils fonctionnent bien et qu’ils sont sûrs. Mais le traitement oral présente des avantages importants. Il évite l’hospitalisation, ce qui est très utile dans les zones rurales. Il réduit aussi le travail des personnels de santé. Enfin, il coûte environ dix fois moins cher que le traitement injectable. Le Dr Mihaja Raberahona, chercheur au CHU Joseph Raseta Befelatanana, explique que « ce traitement oral est adapté aux réalités à Madagascar, surtout dans les villages isolés ». Pour réussir cet essai, plus de 230 médecins et infirmières ainsi que 1.300 agents de santé communautaire ont été formés. Le recrutement des patients a été difficile à cause des épidémies imprévisibles et des zones difficiles d’accès. La peste reste une maladie grave malgré la baisse des cas. Elle existe toujours chez les animaux et peut aussi être utilisée comme arme biologique. Le Professeur Piero Olliaro, principal auteur de l’étude, dit que cette recherche comble un manque important. « Elle aidera à améliorer les traitements et à sauver plus de vies », a-t-il ajouté. La ministre britannique du Développement, Jenny Chapman, a salué cette collaboration. Elle a rappelé que la protection des populations vulnérables est essentielle. « Le Royaume-Uni soutiendra la recherche mondiale en matière de santé », a-t-elle confirmé.

Carinah Mamilalaina

A quelques jours du 45ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), prévu se dérouler au Centre de conférence international (CCI), situé à Ivato, un vent nouveau semble souffler sur les relations entre l’Etat malagasy et le secteur privé. La signature d’une convention de partenariat au Stade Barea de Mahamasina, en présence de la ministre des Affaires étrangères, Rasata Rafaravavitafika, a donné le ton pour faire place à un co-branding assumé, où le secteur privé ne se contente plus d’être un simple fournisseur, mais devient un véritable partenaire stratégique. Dans le décor des préparatifs, on voit déjà poindre des signes concrets de cette confiance mutuelle : flotte de véhicules mise à disposition, investissements techniques, logistique assurée par des acteurs locaux,… « Lorsque l’Etat ouvre la porte et reconnait notre rôle, on se sent partie prenante du succès de Madagascar », glisse le représentant d’une entreprise partenaire. Ce Sommet n’est pas seulement un évènement diplomatique. Il sera également marqué par la passation de la présidence tournante dela SADCà la Grande île, ce qui lui permettra de jouer un rôle central dans la coordination régionale. Un honneur, certes, mais aussi une occasion de montrer que le mariage public-privé peut donner autre chose qu’un simple communiqué de presse.

 

Impôt en moins

 

Le geste fiscal annoncé par le Gouvernement, notamment le fait d’accorder aux entreprises partenaires une réduction d’impôt équivalente à leur contribution, a surpris autant qu’il a séduit. Dans un contexte où le climat des affaires est souvent jugé frileux, cette mesure se lit comme un signal fort : la confiance se construit aussi par des actes concrets. « Ce n’est pas juste un avantage ponctuel, c’est un message : on compte sur vous, et on vous le rendra », confie un chef d’entreprise impliqué dans l’organisation. Pour la ministre des Affaires étrangères, « ce sera le Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe, celui des institutions, des partenaires internationaux, du secteur privé, et de tous ceux qui ont uni leurs efforts ». Une vision où chaque acteur devient artisan du rayonnement national. Reste à voir si cette dynamique survivra aux lumières du Sommet. Mais pour l’heure, l’optimisme l’emporte. Car si l’on en croit plusieurs participants, l’expérience pourrait inspirer de futures politiques publiques où le partenariat public-privé ne serait plus l’exception, mais la règle. Et peut-être que, pour une fois, les belles paroles laisseront place à des résultats palpables même si, comme dirait un entrepreneur amusé : « A Madagascar, on aime bien les belles promesses, mais là, ça sent quand même le concret ! ».

La 12ème édition du festival Sômarôho bat son plein. La population, les vacanciers et les touristes internationaux sont en effervescence depuis ses trois jours de fêtes. Hier, le marathon du festival a été le point d’orgue de cette célébration. Quarante-cinq coureurs ont été équipés de gourdes et de débardeurs, conçus pour allier performance et fierté, témoignant de l’engagement du groupe SODIAT en faveur du sport et de la solidarité. Un soutien concret qui illustre ses valeurs, transformant chaque foulée en symbole de dépassement de soi et d’unité collective.

L’apport actif du groupe à cette journée sportive souligne son attachement à promouvoir la cohésion sociale à travers des initiatives énergiques et porteuses d’espoir. L’atmosphère du festival, quant à elle, est à la fête permanente. Des plumes colorées, des tambours vibrants, des corps en mouvement, des déguisements flamboyants, des acrobaties spectaculaires et des défilés de sponsors créent un véritable kaléidoscope culturel.

La première participation officielle du groupe SODIAT, menée par son président-directeur général Mamy Ravatomanga, a été saluée par une foule enthousiaste. Le groupe a habillé de nombreux participants lors du carnaval, apportant une touche d’élégance et de cohésion à cette journée où Nosy Be a dansé, chanté et vibré au rythme d’une fête envoûtante. Le cœur de l’île a battu au rythme des spectacles nocturnes, ayant débuté dès mercredi dernier. Artistes locaux et internationaux tels que Rim-Ka, Harena Vanilli, Jeddy Mopcaan, Mama Red, Tanjona Randrianarivelo, Stella Lyncha, Lucky Dube Bad ou encore Wawa, l’initiateur du festival, ont offert des performances mémorables.

Ces moments de partage, de musique et de danse ont renforcé le sentiment d’appartenance et de fierté malagasy, transformant Nosy Be en une scène vivante où la culture, la fête et la solidarité fusionnent pour créer une expérience unique. Ce week-end s’annonce tout aussi riche, avec de nombreuses activités et concerts programmés jusqu’à la clôture dimanche. Le festival de Nosy Be s’affirme une nouvelle fois comme un rendez-vous incontournable, où l’énergie collective et l’esprit de fête prennent tout leur sens. Le Groupe SODIAT, partenaire fidèle et devenu sponsor officiel de cet évènement, continue d’incarner ces valeurs à travers ses actions concrètes. Le principal objectif étant de faire de chaque instant un souvenir mémorable, empli de soleil, de culture et de partage.

 

Petit bémol

Lors d’une performance en « live », Anatal a manifesté de la nervosité, ce qui a affecté sa prestation. Sur scène, il a coupé son micro et quitté la scène prématurément, laissant son morceau inachevé. Selon des témoins, il semblait stressé, notamment à cause de problèmes techniques. Le retour audio ne fonctionnait pas correctement, ce qui compliquait sa performance. Malgré ses efforts pour continuer, la pression et les critiques du public ont accentué sa détresse, le poussant à abandonner. Par la suite, Anatal a présenté ses excuses pour son comportement, reconnaissant avoir laissé transparaître une nervosité excessive, et a promis de mieux gérer ses émotions lors de ses futures prestations.

Si.R

LA UNE DU 080825

Publié le jeudi, 07 août 2025

La délégation de La Réunion continue de dominer largement les Jeux de la commission de la jeunesse et des sports de l’océan Indien (CJSOI 2025), qui se déroulent actuellement aux Seychelles. A l’issue de la journée de jeudi, les Réunionnais trônent en tête du classement général des médailles avec un total impressionnant de 124 médailles : 52 en or, 41 en argent et 31 en bronze.

Rien que pour la seule journée de jeudi, les athlètes réunionnais ont raflé 16 médailles en natation : 6 en or, 7 en argent et 3 en bronze, consolidant ainsi leur supériorité dans les bassins et leur leadership au classement général.

 

Une grande première à Madagascar. La lutte contre les feux de forêt, notamment ceux dans les aires protégées, va connaîtreun nouveau souffle. En fait, un avion bombardier d’eau appelé « Dash 8 » est attendu dans la Grande île en octobre de cette année 2025, selon la confirmation du ministre de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), Max Fontaine Andonirina. L’arrivée de cet avion a déjà été annoncée depuis quelques semaines, sans plus de détails jusqu’à hier à Ambatobe, en marge d’une cérémonie de remise d’équipements dans la lutte contre les feux dans les aires protégées. « Un “bambibucket”, un récipient souple similaire à un grand seau pouvant contenir des tonnes d’eau, complétera le Dash 8. Ce grand réservoir sera installé sous le fuselage du bombardier d’eau », précise le ministre de tutelle. 

 

Un séisme a secoué la Capitale, hier. Le phénomène s'est produit à 16h 39, et dont l’épicentre se trouvait à 5 km d’Androvakely, District d’Ambohidratrimo, Région d’Analamanga. Ce tremblement de terre a suscité un mouvement de panique chez la population. « Je suis sortie précipitamment de la maison, puisque j'avais très peur que les murs s’effondrent », raconte une jeune fille habitant à Ilafy. Selon l’Institut de géophysique et observatoire d'Antananarivo (IOGA), ce séisme a été d’une magnitude de 4,5 sur l'échelle de Richter. Malgré son intensité, il n'y a plus aucun risque que cela se reproduise. Toutefois, le Bureau national de gestion des risques et de catastrophes (BNGRC), en tant que premier responsable au niveau de la stratégie nationale, recommande à la population qu’il est important de rester vigilant. Pour le moment, aucun dégât matériel ni perte humaine n’a été signalé. Il vaut mieux inspecter son logement pour détecter d'éventuels dommages ou fissures, ainsi que les murs et les plafonds autour de la maison, afin d'éviter les dangers à tout moment. Vu son intensité, un séisme similaire pourrait engendrer des dégâts comme l’effondrement des maisons, des murs de soutènement,…

 

Prudence !

Publié le jeudi, 07 août 2025

Nous sommes en pleine période de vacances. Tous les examens officiels de l’enseignement secondaire général et technique terminés, il reste à attendre pour les aînés la publication des résultats du baccalauréat. Les parents, du moins ceux qui en ont les moyens, profitent de l’occasion pour emmener leurs ouailles et enfin savourer l’air marin. Il faut bien s’ioder directement sur les bords de la mer. Mahajanga, la « ville des fleurs » rafle la mise grâce à ses atouts climatiques. Mahajanga est littéralement prise d’assaut par les touristes locaux et internationaux. La chaleur quasi permanente de la côte ouest attire les vacanciers. La Région d’Atsinanana avec ses agréables côtes n’en déméritent pas. En effet, Toamasina (ville), Foulepointe, Mahambo, Sainte-Marie, etc. talonnent de près Mahajanga. Mais, handicapée par les aléas climatiques, tantôt chauds tantôt froids et pluvieux, Atsinanana se voit quelque fois lésée. Ampefy, Vatomandry,Toliara et Morondava doivent se contenter des arrivées relativement modestes.

 

Les engins rugissent déjà dans les rues de la Capitale. Alors que Madagascar s’apprête à accueillir le sommet de la SADC dans les prochaines semaines, les autorités lancent une vaste opération de réhabilitation des routes d’Antananarivo et de ses environs. Officiellement validés en Conseil des ministres, ces travaux, financés par le Fonds routier, visent à redonner un semblant de fraîcheur à des artères devenues, avec le temps, synonymes de nids-de-poule, de flaques d’eau stagnante et de klaxons énervés.

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  • Retour des reliques sakalava - Une cérémonie d’hommage national à Antananarivo
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Editorial

  • Re – exploit !
    Re – posons la question « Qui dit que le sport malagasy coule ? ». En dépit de certaines défaillances dans certaines disciplines, la machine est en marche du moins pour le sport – roi. En espace de quelques jours, les Barea’ Madagasikara, l’outsider, réalisent l’impensable, l’inespéré et pour ne pas le dire l’impossible. Ils ont mis à terre deux favorites du CHAN – 2025. Les poulains de Rôrô, Rakotondrabe Romuald, ont réalisé un « exploit inédit », pour certains, une « victoire historique » pour d’autres. Dans tous les cas de figure, il s’agit d’une prouesse rarissime qu’aucune formation nationale de football malagasy n’a pu réaliser jusqu’à ce jour ! Maintenant, on est en droit de … rêver gagner la Coupe du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN). Un rêve que n’importe quel citoyen amateur encore plus passionné du ballon rond n’osait y croire auparavant

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