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La une du 28 novembre 2025

Publié le vendredi, 28 novembre 2025

Diplomatie

Publié le vendredi, 28 novembre 2025

La grande faucille de la Refondation continue de faucher sans … pitié ! Elle n’a pas fait de détail sur un des domaines clé de l’Etat. La diplomatie, la dernière victime en date, vient de faire les frais d’une relation extérieure tous azimuts.

La fauche du Conseil des ministres du mercredi dernier frappe quatre chefs de mission d’Ambassades qui ne sont pas des moindres Dr Louis Robinson en République Populaire de Chine, Johary Rajobson au Maroc, Dr Alain Tehindrazanarivelo auprès de l’ONU, de l’Autriche et de la Suisse et Yvette Sylla auprès de l’UNESCO à Paris. Bien avant, d’autres représentations diplomatiques n’ont été épargnées à l’exemple de Paris, du Japon, de l’île Maurice. Et la faucille ne s’arrêtera pas tant que des « restes » du régime précédent tapissent quelque part. Sans insister sur les limogeages sans fin touchant d’autres départements.

La diplomatie, un domaine délicat de la République, doit capter notre attention. La diplomatie gère les relations étrangères d’un pays. La diplomatie englobe la stratégie générale de la politique extérieure du pays. Le locataire d’Iavoloha, le colonel Michaël Randrianirina, en sa qualité de Chef de l’Etat annonçait clairement la donne en matière de diplomatie en ce sens que Madagasikara appliquera le principe de « tous azimuts ». Aucune préférence particulière dans nos relations avec tous les Etats membres de l’ONU. Une politique étrangère qui rappelle celle prônée par un certain Didier Ratsiraka annoncée dans le « Boky Mena » ! Mais, au cours de son long règne sans partage, l’Amiral Rouge n’a pas fidèlement tenu son pari. La République Démocratique de Madagasikara pêchait surtout par un rapprochement tacite vers l’Est, auprès des Républiques socialistes et démocratiques de Chine, de la Corée du Nord et de l’URSS. En réalité, il se trouve très difficile d’être à la fois et au même moment attaché à tout le monde ! Il va falloir maîtriser la gymnastique - acrobatique de grand écart pour mieux exécuter le numéro.

En fait, la diplomatie doit être un domaine de l’administration échappant à l’emprisonnement idéologique. Elle doit être là où il y a intérêt majeur de la Nation. La diplomatie a un intérêt à se trouver au-dessus de la mêlée … politique. Ailleurs, dans les grandes nations où la vertu de la démocratie s’impose comme loi inaltérable, la diplomatie est incolore, inodore ! Les locataires des Palais présidentiels peuvent changer, par le respect de la loi d’alternance, mais la ligne directrice de la diplomatie reste inchangée. Démocrate ou Républicain à la Maison Blanche, les Etats-Unis d’Amérique gardent la même constante sur leurs relations extérieures à quelques exceptions près ! Même schéma pour les pays de l’Union européenne, on adopte une ligne générale valable à tous les régimes en place. Dans ces pays dignes des Etats stables et souverains, on ne change pas les chefs de mission diplomatique à tous les tournants du pouvoir ! 

Une diplomatie – pirouette ne servira à rien sur les intérêts supérieurs d’un pays. La maturité, la stabilité et notamment la continuité guident le système de gouvernance. Il suffit de transmettre les nouvelles consignes, les nouvelles donnes à toutes les représentations diplomatiques. Le plus important consiste à ce qu’on parvient à dynamiser davantage la diplomatie.

Refondation ne signifie pas couper des têtes mais plutôt les mieux encadrer.

Actu-brèves

Publié le vendredi, 28 novembre 2025

Fin des mobilisations inutiles lors des visites officielles. Le ministère de l’Intérieur a diffusé une directive mettant un terme aux mobilisations jugées inutiles lors des déplacements officiels des membres du Gouvernement. Désormais, l’accueil sera assuré exclusivement par le représentant de l’Etat sur place comme le préfet ou le chef de District. La note précise que les entités non directement concernées, notamment les établissements scolaires, ne doivent plus être sollicitées afin d’éviter les perturbations dans la continuité des cours. Les services techniques, pour leur part, ne pourront quitter leurs postes que sur instruction expresse du niveau central. Cette mesure vise à maintenir le bon fonctionnement des services publics, à éviter les rassemblements non nécessaires et à harmoniser les pratiques d’accueil sur l’ensemble du territoire. Les autorités locales sont invitées à appliquer strictement cette directive, qualifiée d’« importance signalée ».

 

« Quand les silences parlent ». Le 26 novembre, au Novotel, a été présenté le rapport Analyse des conflits sensible au genre à Madagascar – Quand les silences parlent, en présence de jeunes femmes, de chercheur (es), d’activistes et de partenaires engagés pour la paix et l’égalité de genre. L’évènement a également marqué le lancement de deux cours en ligne — Sensibilité aux conflits et climat, paix, sécurité — destinés à renforcer les capacités des praticiens et acteurs du développement, dans un contexte où tensions, inégalités et effets du changement climatique s’entrecroisent. L’exposition « Henoy Ny Feonay ! » a donné la parole aux récits souvent invisibilisés : femmes rurales, survivantes de violences, personnes handicapées et jeunes activistes ont partagé leurs expériences, essentielles à la compréhension des réalités du pays. Un panel dédié à la compréhension et la prévention des tensions, pour une paix durable à Madagascar, constituait un temps fort de la journée. Les échanges inclusifs ont mis en lumière les liens entre paix, genre et environnement, ainsi que la contribution des femmes, des jeunes leaders, des chercheur·(es) et des acteurs communautaires à la prévention des conflits et la cohésion sociale. Organisé avec le UN Peacebuilding Fund Madagascar et le PNUD Madagascar, l’événement s’inscrit dans une dynamique durable de promotion de la paix et de l’égalité.

 

Ouverture officielle  du train urbain prévue le 15 décembre, tarif fixé à 3 000 ariary. Le ministère des Transports et de la Météorologie, par la voix du ministre Raharisone Juste, a annoncé ce 28 novembre à Soarano la mise en service officielle du « Train urbain » pour le public à partir du 15 décembre. Actuellement, des essais sont en cours en vue de cette ouverture. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un plan d’envergure pour améliorer le transport urbain. En parallèle, 300 bus électriques seront déployés afin de renforcer le réseau de transport et faciliter les déplacements quotidiens des habitants, tout en préservant leur environnement. Le tarif pour chaque trajet en train urbain sera fixé à 3 000 ariary.

 

Nomination d’un nouveau directeur général à l’ACM avant le 20 décembre. Le processus de réorganisation de l’Autorité de l’Aviation civile de Madagascar (ACM) est en cours. Selon le ministre des Transports, Juste Raharisone, le nom du nouveau directeur général de l’ACM sera connu avant le 20 décembre prochain. Le dépôt des dossiers de candidature a déjà commencé et l’ouverture officielle de la procédure aura lieu la semaine prochaine. Le poste est réservé à un citoyen malagasy doté de compétences techniques avérées et d’une expérience démontrée en matière de leadership. Parallèlement, le ministre a annoncé le renouvellement complet du Conseil d’administration de l’ACM. Cette refonte vise à corriger les dysfonctionnements constatés et à instaurer un système décisionnel solide, capable de gérer efficacement le secteur aérien, tout en garantissant la sécurité et le respect des réglementations. Ces mesures s’inscrivent dans la volonté des autorités de faire de l’ACM un pilier performant du transport aérien à Madagascar, apte à répondre aux besoins croissants du marché et assurer la fiabilité et la sécurité des vols.

Au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, les portillons ont été littéralement pris d’assaut. Une véritable ruée vers les postes de chef de Région a été observée ces dernières 72 heures, alors que se pressaient les candidats déterminés à déposer leur dossier.

Pour rappel, après que la nomination des gouverneurs de l’ancien régime a été abrogée en Conseil des ministres, un appel à candidatures a été ouvert par le ministère pour pourvoir les 24 postes régionaux. Grâce au communiqué diffusé la semaine dernière sur les réseaux sociaux, l’information a été portée à la connaissance du grand public. La période de dépôt s’est achevée, hier à midi. Mais les files d’attente ont continué à s’étirer bien après cette heure. Aucun chiffre officiel n’a encore été communiqué et aucune date de publication des résultats n’a été annoncée. La suite du processus n’est d’ailleurs généralement pas encore connue. 

Selon les critères énoncés, un Bac+4 constitue le minimum requis. Les postulants doivent être de nationalité malgache, titulaires d’un diplôme équivalent et capables de justifier au moins cinq ans d’expérience dans la gestion publique ou le développement régional. L’intégrité, le leadership et la maîtrise des outils de planification sont exigés, tandis que la gestion budgétaire et la coordination intersectorielle doivent être maîtrisées. La connaissance du cadre juridique de la décentralisation ainsi que des mécanismes de coopération entre l’Etat et les collectivités est également attendue. Des profils dotés d’une moralité irréprochable et d’un véritable sens du service public sont recherchés. Les futurs chefs de Région devront aussi démontrer leur capacité à dialoguer, à mener des médiations et organiser des concertations.

Anciens et actuels hauts fonctionnaires, administrateurs civils en quête de promotion, opérateurs économiques désireux d’accroître leur influence et personnalités de la société civile ambitionnant un rôle renforcé, font vraisemblablement partie de ces candidats. L’affluence montre en tout cas que le poste conserve un prestige certain. Le pouvoir sur un budget, la coordination des services déconcentrés et la mise en œuvre des priorités gouvernementales sont autant de motivations probables pour les postulants. 

Notons que l’annonce d’un appel à candidatures pour ces postes a été accueillie avec un brin de surprise par certains observateurs. D’une part, la Constitution stipule que les chefs de Région doivent être élus. D’autre part, les autorités actuelles avaient vivement critiqué leurs prédécesseurs pour avoir maintenu la nomination des gouverneurs. 

Une explication plausible serait que cette option a été privilégiée pour s’inscrire dans la politique d’austérité annoncée, notamment alors que des élections sénatoriales doivent être organisées. Pour un certain nombre d’analystes ce processus d’appel à candidatures est utilisé pour recomposer discrètement l’équilibre territorial au profit du pouvoir central, malgré les promesses de rupture, et éviter toute accusation de népotisme ou de copinage. 

Outre les chefs de Région, d’autres postes dans les hauts emplois de l’Etat font également l’objet de l’appel à candidatures. Les fonctions de directeur régional de l’Education nationale, notamment, sont ouvertes depuis le lancement d’un appel daté du 13 novembre dernier.

 

Le procès tant attendu dans l’affaire de l’empoisonnement collectif d’Ambohimalaza, survenue en juin dernier, n’aura finalement pas lieu dans l’immédiat. Prévue pour se tenir dans les prochains jours, l’audience a été reportée à une date ultérieure, prolongeant ainsi l’angoisse et l’impatience des familles endeuillées.

 

Pour rappel, ce drame avait endeuillé 34 convives sur un total de 50, victimes d’un empoisonnement particulièrement meurtrier lors d’une réception dont les circonstances demeurent troubles. Actuellement, quatre suspects restent placés sous mandat de dépôt et devront poursuivre leur détention pour une durée indéterminée.

 

Ce renvoi du procès découle d’une décision de la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, qui a ordonné la poursuite des investigations afin d’éclaircir davantage cette affaire aux multiples zones d’ombre. Parmi les motifs avancés figure notamment la nécessité d’entendre les témoignages des survivants qui n’ont pas encore porté plainte mais dont les versions sont jugées cruciales pour la manifestation de la vérité.

 

Les autorités attendent également la comparution d’un autre suspect, actuellement introuvable, surnommé par les critiques « Papasaosy », terme en vogue désignant des hommes d’âge mûr entretenant des relations avec de très jeunes femmes.

 

Par ailleurs, la ministre a évoqué la présence d’individus encore non identifiés ayant circulé à l’intérieur de l’espace concerné, à Ambohimalaza, et qui auraient été filmés par les caméras de surveillance. Leur identification et audition sont désormais jugées indispensables.

 

Enfin, des zones d’ombre persistent autour d’informations recueillies à Maurice, lesquelles nécessitent encore des vérifications approfondies avant toute comparution devant la justice.

 

En attendant, les proches des victimes demeurent suspendus à l’évolution d’une procédure qui, une fois de plus, prolonge le suspense autour de l’un des faits divers les plus marquants de ces derniers mois.

 

F. R.

 

Réalisées dans le cadre du Projet de développement urbain intégré et de résilience (PRODUIR). Plusieurs infrastructures majeures ont été inaugurées hier, au profit de plus d’un million d’habitants du grand Antananarivo. La réhabilitation de la digue d’Ikopa et la mise en service de nouvelles infrastructures urbaines dans plusieurs Communes en font partie. Leur inauguration a été conduite par le ministère de l’Aménagement du territoire et des Services fonciers, honorée de la présence des députés, maires, responsables du projet et représentants des Communes bénéficiaires.

Sur la digue d’Ikopa, chantier stratégique pour la Capitale, 7,7 km ont été réhabilités depuis 2018, dont 900 mètres sur la rive gauche entre Andranonahoatra et Bemasoandro, livrés hier après un an et demi de travaux. Cette digue protège désormais les riverains contre les crues cinquantennales, tandis que la rive droite, du côté d’Anosipatrana, est conçue pour résister à des inondations centennales. « Plus de 314.000 habitants sont directement sécurisés. Les autorités ont insisté sur l’importance de l’entretien, confié à l’APIPA et aux Communes, déjà dotées de nouveaux équipements tels qu’une pelle amphibie », explique Haja Rasolofojaona, coordonnateur national du projet PRODUIR.

Parallèlement, la deuxième phase des travaux urbains dans le cadre de ce projet bénéficie à plus de 500.000 personnes dans les 1er et 4e Arrondissements d’Antananarivo, ainsi qu’à Bemasoandro, Andranonahoatra et Anosizato-Andrefana. Au total, 297 infrastructures ont été construites ou rénovées, constituées de 41,5 km de ruelles, 16,7 km de voies carrossables, 6,2 km de passerelles, des pompes, des lavoirs, des bibliothèques et des terrains de sport. Pour les habitants, cela signifie moins de boue durant la saison des pluies, moins de poussière en saison sèche, un accès facilité aux écoles, au travail et au commerce.

« Depuis son lancement en 2019, la phase I de PRODUIR a déjà amélioré les conditions de vie de plus de 700.000 personnes et créé plus de 200.000 emplois. Au total, 140 millions de dollars financent le projet, dont 45 millions ont été réalloués au FID lors du Covid-19. Le projet s’achèvera en juin 2026 après la réhabilitation du canal C3, l’un de ses plus grands chantiers », renchérit le coordonnateur national du projet.

Les élus et responsables locaux ont appelé la population à préserver les infrastructures. « La protection de la plaine et de la capitale dépend de l’entretien de ces infrastructures », ont rappelé les maires et députés, invitant les habitants à signaler tout problème aux Communes.

E.F.

 

2.800.000 personnes utilisent les réseaux sociaux à Madagascar, selon les statistiques de l’ONG HDA et « Overview of Internet Use ». La plupart de ces personnes sont des jeunes ou des enfants. L’utilisation du téléphone et l'accès aux réseaux sociaux sont à la portée de tous les ménages, y compris les enfants et les jeunes. L’avancée de la technologie est une arme à double tranchant. On peut en tirer des avantages, mais aussi des effets indésirables ou néfastes. 

A cet effet, l’ONG HDA, en partenariat avec la Commission malagasy au sein de l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), dans le cadre de son programme participation 2024-2025, mène depuis plusieurs années un vaste programme de sensibilisation destiné aux jeunes malagasy. Le programme est axé sur trois thèmes : l’utilisation du téléphone portable, l’utilisation responsable des réseaux sociaux et l’exploitation des réseaux sociaux comme espace civique. Le projet vise à instaurer chez les jeunes des comportements plus conscients, éthiques et sécurisés dans la vie numérique.

Cependant, la maîtrise de l’utilisation des réseaux sociaux représente encore un défi majeur. Selon la cheffe du projet, Andriatiana Felana, beaucoup utilisent les réseaux sociaux pour divulguer des fausses nouvelles.

A part des émissions sur la Radio nationale malagasy sur l’utilisation responsable des réseaux sociaux, 6.292 jeunes issues des associations et établissements scolaires ont bénéficié d’une formation dans les Provinces d’Antananarivo, Toamasina et Mahajanga. Avant chaque intervention, des enquêtes sont menées pour mesurer les pratiques numériques réelles des étudiants et adapter le contenu. Les objectifs consistent à sensibiliser et éduquer les jeunes étudiants sur l’utilisation responsable des technologies, ainsi qu’à provoquer un changement de comportement tangible chez les jeunes.

Ces jeunes seront formés pour être un agent de changements, capables de diffuser ces valeurs au sein de leur communauté respective. « Durant l’enquête, nous avons constaté que Facebook est le plus utilisé à Madagascar. Viennent ensuite Tiktok et Instagram », dixit la cheffe de projet. Les réseaux sociaux constituent à la fois un loisir et un outil de communication. Depuis quelque temps, ils sont utilisés comme un moyen d’expression des opinions. Néanmoins, il faut tenir compte de la loi sur la communication.

Le projet a été clôturé par l’organisation d’un concours de photographie, de poésie ainsi que la réalisation d’un court métrage dans les trois Provinces concernées.

Anatra R.

 

La reprise annoncée de la liaison aérienne entre Madagascar et les Comores, à travers le premier vol d’Ewa Air prévu le 13 décembre 2025, marque une étape importante dans la stratégie nationale d’ouverture économique. Selon le ministre des Transports et de la Météorologie, Juste Raharisone, cette reprise s’inscrit dans une volonté affirmée de diversifier les connexions régionales afin de stimuler le tourisme, les échanges commerciaux et la circulation des travailleurs entre les deux pays. Le vol, pour l’instant assuré uniquement à l’aller et connecté via Mayotte, représente un signal positif après plusieurs années de ralentissement des liaisons régionales. 

Une seconde initiative vient renforcer cette dynamique : la compagnie Royal Air prépare une ligne directe Mahajanga - Moroni qui devrait, selon les premières indications, offrir de nouvelles opportunités aux opérateurs économiques du nord-ouest. Certains commerçants situés à Mahajanga indiquent déjà qu’une réouverture facilitée des trajets pourrait relancer les flux de visiteurs comoriens, tandis que des exportateurs malagasy espèrent un accès plus rapide à certains marchés de la région. Malgré quelques inquiétudes sur la fréquence réelle des vols, plusieurs acteurs locaux considèrent ces annonces comme un pas concret vers une meilleure intégration économique régionale, même si les résultats dépendront encore de l’application effective des mesures annoncées.

Ouverture progressive

Les réformes engagées par l’Etat concernent également l’ouverture progressive des aéroports secondaires, un volet jugé indispensable pour densifier durablement le réseau aérien national. Des travaux de réhabilitation et de mise à niveau sont déjà en cours sur plusieurs sites afin de permettre l’accueil de plus de compagnies et d’assurer une meilleure connectivité entre les régions. Selon le ministre, cet élargissement du réseau pourrait, à terme, réduire les coûts de déplacement, fluidifier la mobilité interne et attirer davantage d’investisseurs étrangers intéressés par la position stratégique de Madagascar dans le canal de Mozambique.

Sur le terrain, les avis sont partagés mais généralement encourageants. Un opérateur touristique d’Antananarivo souligne que de nouvelles liaisons avec les Comores pourraient redonner de l’air au secteur, encore fragilisé par les années précédentes, tandis qu’un artisan du secteur agroalimentaire espère que ces vols simplifieront l’exportation de produits frais. Quelques critiques persistent, notamment sur les risques de retards dans l’exécution des chantiers ou sur la gestion des futures fréquentations, mais la majorité des personnes interrogées estime que la relance des lignes régionales constitue une opportunité économique réelle, pour peu que les engagements soient tenus et que les infrastructures suivent le rythme.

 

Dans un éclat de mélodies intemporelles, l’Alliance française de Tananarive (AFT) s’apprête à offrir une soirée d’exception, le 5 décembre prochain à 18h 30 dans les locaux de l’AFT, sis à Andavamamba. Un rendez-vous dédié à la redécouverte du « Kalon’Imerina », ce patrimoine musical précieux issu du théâtre des Hautes terres malgaches, porté par le groupe Solika ou SOlofo LIan-KAnto, véritable gardien de cette tradition. 

Depuis ses origines modestes sur le campus d’Ambohitsaina dans les années 1960, Solika, aussi surnommé « Les héritiers », a su préserver et transmettre un répertoire musical chargé d’histoire et de valeurs. A l’époque, des étudiants membres de l’Association théâtrale et artistique des universitaires de Madagascar (ATAUM) avaient décidé de ressusciter ces chansons anciennes, témoins d’un passé riche en messages axés sur la famille, l’amour, la solidarité et la fierté culturelle. 

Ce projet, initialement porté par une poignée de passionnés, a pris une ampleur considérable en 1989, lorsque d’anciens membres ont décidé de relancer cette initiative avec détermination. Aujourd’hui, le groupe Solika incarne un pont entre générations. Son concert du 5 décembre sera une immersion dans l’univers des grands compositeurs qui ont façonné le « Kalon’Imerina », tels Justin Rajoro, Naka Rabemanantsoa ou encore Andrianary Ratianarivo. Leurs œuvres, traversant plusieurs décennies, conservent toute leur fraîcheur et leur profondeur, grâce à des interprétations fidèles aux versions originales. La formation a su préserver la richesse musicale de cette période, tout en insufflant une nouvelle vie à ces mélodies, pour qu’elles continuent de résonner dans le cœur des Malgaches et des amateurs de culture traditionnelle. 

Ce rendez-vous musical n’est pas seulement une célébration du passé, mais aussi une démarche de transmission. En intégrant de jeunes chanteurs, Solika assure la relève, permettant à cette musique ancienne de continuer à vivre et à toucher un public plus large. La soirée promet ainsi une rencontre entre générations, où la mémoire musicale se mêle à l’émotion, dans un hommage sincère à l’histoire et à l’identité malgache. Plus qu’un simple concert, cette initiative s’inscrit dans une volonté de préserver et de valoriser un patrimoine culturel souvent méconnu, mais essentiel à la compréhension de l’âme malgache. En redonnant vie à ces chansons théâtrales des Hautes terres, Solika offre une expérience authentique, où la musique devient un vecteur d’émotion, de mémoire et de fierté nationale. Un rendez-vous à ne pas manquer pour tous ceux qui souhaitent renouer avec l’histoire profonde de Madagascar, à travers ses voix et ses mélodies d’hier et d’aujourd’hui.

Si.R

La judokate malagasy Laura Rasoanaivo s’apprête à défendre les couleurs nationales au prestigieux Grand Slam 2025, prévu du 28 au 30 novembre à la Mubadala Arena d’Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis. L’événement, l’un des plus relevés du calendrier mondial, réunit près de 400 athlètes issus de 53 pays, tous en quête de points précieux pour le classement international et les grandes échéances à venir.

Alignée dans la catégorie des -70 kg, Laura affrontera une opposition dense, composée des meilleures spécialistes mondiales de sa catégorie. Elle est accompagnée de son entraîneur, Arsène Nambinina Randrianitovina, qui l’a préparée intensivement pour ce rendez-vous de très haut niveau. Leur duo, déjà bien rodé sur la scène continentale, entend montrer que les judokas malagasy ont leur place dans l’arène internationale.

 

Fait notable. La participation de l’athlète malagasy est intégralement prise en charge par l’International Judo Federation (IJF). Transport, hébergement, logistique… cet appui total permet à Laura Rasoanaivo de se consacrer exclusivement à son objectif sportif, sans pression extérieure. Une opportunité de taille qui témoigne également de la reconnaissance de son potentiel.

 

À Abu Dhabi, la jeune judokate ambitionne non seulement de se mesurer aux meilleures, mais aussi de franchir une nouvelle étape dans sa carrière. Son entrée en lice est très attendue, tant par les supporters malgaches que par les observateurs du judo africain, qui scruteront sa prestation dans ce tournoi où chaque combat se gagne au prix d’un engagement total.

Le Grand Slam 2025 s’annonce ainsi comme un moment charnière.  Un défi, mais aussi une chance pour Laura Rasoanaivo de s’affirmer sur la scène mondiale.

Elias Fanomezanantsoa 

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    La grande faucille de la Refondation continue de faucher sans … pitié ! Elle n’a pas fait de détail sur un des domaines clé de l’Etat. La diplomatie, la dernière victime en date, vient de faire les frais d’une relation extérieure tous azimuts. La fauche du Conseil des ministres du mercredi dernier frappe quatre chefs de mission d’Ambassades qui ne sont pas des moindres Dr Louis Robinson en République Populaire de Chine, Johary Rajobson au Maroc, Dr Alain Tehindrazanarivelo auprès de l’ONU, de l’Autriche et de la Suisse et Yvette Sylla auprès de l’UNESCO à Paris. Bien avant, d’autres représentations diplomatiques n’ont été épargnées à l’exemple de Paris, du Japon, de l’île Maurice. Et la faucille ne s’arrêtera pas tant que des « restes » du régime précédent tapissent quelque part. Sans insister sur les limogeages sans fin touchant d’autres départements. La diplomatie, un domaine délicat de la République, doit…

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